Bilan estival · Carrier / AICVF

Puissance de climatisation par m²

Votre pièce

Zone Île-de-France — conditions été indicatives, modifiables.

m
Soleil & vitrages

≈ 3,0 m² pour cette pièce

Occupation
pers.

Résultats mis à jour automatiquement.

Bilan estival — Séjour / cuisine

Juillet · heure critique 16 h · θe 30 °C / 40 % HR → θi 26 °C
Cohérent · 65 W/m²
Apports totaux
1,63kW

sensible 1,55 + latent 0,08

Machine conseillée
2,0kW

≈ 6 824 BTU/h · majoration +10 %

Ratio de charge
65W/m²

plage attendue 70–130

Heure critique
16h

juillet · vitrages SO

D'où vient la chaleur ?vue en plan · halo ∝ gain solaire
Bilan poste par posteà 16 h · juillet
Solaire vitrages1 044 W · 64 %
Parois opaques105 W · 6 %
Vitrages (conduction)26 W · 2 %
Occupants216 W · 13 %
Éclairage50 W · 3 %
Équipements125 W · 8 %
Air neuf63 W · 4 %
Apports totaux1 630 W
Cohérence du résultat
65W/m²Ratio de charge

Plage attendue : 70–130 W/m²

Sensible / latentSHR 0,95
sensible 1,55 kW
0,08

SHR 0,70–0,85 : charge latente normale pour du confort.

Impact de la gamme sur le ratiokW → W/m²
besoin 65 W/m²
2,02,53,55,07,08,0
Machine conseilléePlage attendue (70130 W/m²)Besoin calculé (bilan)
Ensemble du logementjamais au global
PièceSurfaceApportsRatioUnité conseilléeCohérence
Séjour / cuisine251,63 kW65 W/m²2,0 kWOK

Ajoutez les autres pièces à climatiser (bouton « + Pièce » en haut à gauche ou ) pour comparer les besoins et dimensionner un multisplit.

Profil de charge horairepic à 16 h · juillet
0,00,51,01,52,06 h8 h10 h12 h14 h16 h18 h20 h22 h
Charge totaleDont solaire vitrages

Bilan recalculé toutes les 2 h de 6 h à 22 h (heure solaire, juillet) — chaque point est une valeur calculée, la courbe est lissée entre les points. Le niveau suit la zone climatique du département (θe de base) ; la forme et l'heure du pic dépendent surtout de l'orientation des vitrages.

Et si ? — protection solairebesoin recalculé · toutes baies
0,00,51,01,52,0 kW

Passer en BSO / volets ext. réduirait le besoin de 1,01 kW (−56 %). Cliquer une barre applique la protection.

Calculer une puissance de climatisation, du ratio W/m² au bilan poste par poste

Mis à jour le

La puissance d'une climatisation ne se devine pas au m² : elle se calcule en additionnant les apports de chaleur que la machine devra évacuer à l'heure la plus chaude — soleil entrant par les vitrages, transmission des murs et de la toiture, occupants, éclairage, équipements et air neuf. L'outil applique ce bilan estival complet (méthode Carrier / AICVF), en mode simple pour une pièce de logement comme en mode pro pour un plateau tertiaire, et le traduit en machine du commerce (kW, BTU/h et frigories). Le résultat vaut aussi bien pour un climatiseur seul que pour une pompe à chaleur air-air réversible, dont la puissance de refroidissement se dimensionne exactement de la même façon.

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Décrire le local et son climat d'été

Le point de départ est le couple conditions extérieures de base / consigne intérieure. Contrairement au chauffage, où la norme NF EN 12831 fixe des températures de base hiver officielles par département, aucun texte français ne normalise les conditions de base été. Les valeurs viennent donc d'ouvrages d'ingénierie reconnus de la profession — le Guide AICVF n° 2 « Calcul des charges de climatisation et conditionnement d'air », la fiche TBA2710 des Techniques de l'Ingénieur, le Handbook of Air Conditioning System Design du manuel Carrier, et les données climatiques du COSTIC — soit environ 28 °C au nord de la France jusqu'à 33 °C en zone méditerranéenne, avec 40 à 50 % d'humidité relative. L'outil propose une valeur indicative par département, toujours modifiable : pour un dossier sous contrat, il faut vérifier ce préréglage sur la source primaire (Guide AICVF n° 2 ou fiche TBA2710, tous deux payants) plutôt que le prendre pour une donnée officielle.

La consigne intérieure recommandée est 26 °C — l'AICVF cite 25 °C sauf locaux particuliers, 26 °C étant l'optimum énergétique couramment retenu — et l'ADEME conseille de ne pas creuser plus de 5 à 8 K d'écart avec l'extérieur, au risque du choc thermique en sortie. Restent à décrire la géométrie, l'isolation, les vitrages et leurs protections solaires, l'occupation et le renouvellement d'air ; à altitude notable, la constante 0,34 utilisée plus bas pour l'air neuf devient elle-même approximative (masse volumique de l'air plus faible), un point que la méthode ne corrige pas automatiquement.

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Additionner les apports, sensibles et latents

Chaque poste a sa formule. Les parois opaques utilisent un écart de température équivalent (ΔTe), l'équivalent des tables CLTD (Cooling Load Temperature Difference) de la méthode Carrier : il combine l'écart réel intérieur/extérieur avec l'échauffement dû au rayonnement solaire reçu par la paroi, modulé par son orientation, sa couleur (claire, moyenne, foncée) et l'inertie du bâtiment — une façade foncée exposée à l'ouest peut ainsi afficher un ΔTe supérieur à 15 K quand un mur nord clair reste sous 8 K.

Transmission par une paroi opaque

Qparoi = U × S × ΔTe

Qparoi : apport par transmission (W) · U : coefficient de transmission thermique de la paroi (W/m²·K) · S : surface (m²) · ΔTe : écart de température équivalent (K), tabulé selon orientation, couleur et inertie

Le poste souvent dominant reste toutefois le vitrage, qui laisse passer le rayonnement solaire directement :

Apports solaires par un vitrage

Qsol = Sv × g × FS × Rv × a

Qsol : apport solaire (W) · Sv : surface vitrée (m²) · g : facteur solaire du vitrage (0,76 double clair, 0,42 contrôle solaire) · FS : réduction de la protection (1 sans, 0,50 store intérieur, 0,12 BSO) · Rv : rayonnement transmis selon orientation et heure (W/m², table Carrier lat. 45°) · a : amortissement dû à l'inertie (1,00 légère · 0,85 moyenne · 0,70 lourde)

Aux apports par l'enveloppe s'ajoutent les apports internes — occupants, éclairage, équipements — selon la méthode dite « Bilan Carrier » : à 26 °C, un occupant de bureau assis restitue environ 70 W de chaleur sensible et 65 W de chaleur latente (transpiration, respiration), contre 90 W sensibles et 160 W latents pour une activité modérée. Pour l'éclairage et les équipements, la convention est de compter la puissance électrique installée comme apport thermique intégral : par conservation de l'énergie, tout watt consommé dans la pièce finit en chaleur dans la pièce — y compris la lumière, absorbée par les parois puis dégradée en chaleur (seuls quelques pourcents ressortent par les vitrages, et, en tertiaire, une part de la chaleur des luminaires encastrés peut être extraite directement par le plénum de reprise). Enfin, l'air neuf entrant à la température et à l'humidité extérieures se calcule à part :

Air neuf et infiltrations — sensible et latent

QS = 0,34 × qv × (Te Ti)etQL = 0,84 × qv × (we wi)

QS, QL : charges sensible et latente (W) · qv : débit d'air (m³/h) · Te − Ti : écart de température (K) · we − wi : écart de teneur en eau (g/kg d'air sec) · 0,34 et 0,84 : constantes pour un air standard

Le bilan est évalué toutes les 2 heures de 6 à 22 h solaires d'une journée de juillet : un séjour vitré à l'ouest culmine en fin d'après-midi, en même temps que la pointe de température — c'est ce maximum qui dimensionne. Le rapport entre chaleur sensible et chaleur totale (SHR) qui en résulte doit rester entre 0,65 et 0,85 en confort standard ; en dessous, la charge latente prend le pas et la capacité de déshumidification de la machine compte autant que sa puissance brute.

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Passer de la charge calculée à la machine

La charge totale est majorée de 10 à 15 % au maximum, puis arrondie à la gamme commerciale supérieure. Le ratio W/m² obtenu sert de contrôle de cohérence. En logement, il dépend avant tout de l'année de construction :

Niveau d'isolation du logementRatio attendu
RE 2020 / BBC (après 2021)6585 W/m²
RT 2012 (2013–2021)85110 W/m²
1990–2012100130 W/m²
Avant 1990, non rénové125150 W/m²

En tertiaire, c'est l'usage du local qui commande, à cause des apports internes :

Type de localRatio attendu
Logement / pièce de vie70130 W/m²
Bureaux80120 W/m²
Salle de réunion100200 W/m²
Commerce / local de vente100180 W/m²
Restaurant (salle)150250 W/m²
Salle informatique / serveurs5002 000 W/m²

Cette puissance calculée n'est qu'une entrée de sélection : le choix définitif de l'appareil se fait sur les données constructeur, elles-mêmes certifiées selon deux normes distinctes. La NF EN 14511 fixe les conditions d'essai normalisées — 35 °C extérieur / 27 °C intérieur — qui donnent la puissance et l'efficacité nominales affichées au catalogue ; la NF EN 14825 encadre la performance saisonnière à charge partielle (SEER), à la base de l'étiquette énergie. S'y ajoute, indépendamment de la puissance, le choix du fluide frigorigène (R32, R290, R410A…) encadré par le règlement européen F-Gas selon son potentiel de réchauffement global.

Règle d'or : dimensionner pièce par pièce, jamais au global — c'est aussi ce qui décide entre un monosplit et un multisplit. Pour la batterie froide d'une CTA (débits et états d'air connus), utilisez plutôt l'outil « Puissance frigorifique » ci-contre.

Quelle puissance de climatisation pour 20, 40 ou 100 m² ?

Avant tout calcul, voici l'ordre de grandeur. Ce tableau applique la même chaîne que l'outil — ratio médian de la plage d'isolation × surface, majoration de 10 %, puis arrondi à la gamme commerciale immédiatement supérieure. Il vaut pour une pièce de logement de hauteur courante ; il ne remplace pas le bilan, qui seul tient compte de l'orientation des vitrages, des protections solaires et de l'occupation réelle.

SurfaceRE2020 / BBCRT 20121990–2012Avant 1990
152 kW6 824 BTU/h2 kW6 824 BTU/h2 kW6 824 BTU/h2,5 kW8 530 BTU/h
202 kW6 824 BTU/h2,5 kW8 530 BTU/h3,5 kW11 942 BTU/h3,5 kW11 942 BTU/h
252,5 kW8 530 BTU/h3,5 kW11 942 BTU/h3,5 kW11 942 BTU/h5 kW17 060 BTU/h
302,5 kW8 530 BTU/h3,5 kW11 942 BTU/h5 kW17 060 BTU/h5 kW17 060 BTU/h
403,5 kW11 942 BTU/h5 kW17 060 BTU/h7 kW23 884 BTU/h7 kW23 884 BTU/h
505 kW17 060 BTU/h7 kW23 884 BTU/h7 kW23 884 BTU/h8 kW27 296 BTU/h
707 kW23 884 BTU/h8 kW27 296 BTU/h9 kW *30 708 BTU/h11 kW *37 532 BTU/h
1008,5 kW *29 002 BTU/h11 kW *37 532 BTU/h13 kW *44 356 BTU/h15,5 kW *52 886 BTU/h

* Au-delà de 8 kW, aucun split mural du commerce ne couvre seul le besoin : il faut répartir sur un multisplit ou plusieurs unités — ce qui est de toute façon la bonne pratique dès que la surface se répartit en plusieurs pièces.

kW, BTU/h et frigories : la correspondance

Les catalogues mélangent trois unités pour la même grandeur. Le BTU/h vient des fiches produit d'origine anglo-saxonne (une gamme « 12 000 BTU » est un 3,5 kW), la frigorie/h est une kilocalorie retirée par heure, encore employée en froid commercial.

Gamme commercialeBTU/hFrigories/h
2 kW6 8241 720
2,5 kW8 5302 150
3,5 kW11 9423 009
5 kW17 0604 299
7 kW23 8846 019
8 kW27 2966 879

Ce que vaut la règle « volume × 100 BTU + 1 000 BTU par fenêtre »

C'est la règle de pouce la plus répandue, et elle n'est pas absurde : sur le cas moyen pour lequel elle est calibrée — pièce de logement standard, 2,5 m sous plafond, une ou deux fenêtres sans exposition extrême — elle retombe dans le bon ordre de grandeur. Elle décroche en revanche dès que le local s'en écarte, parce qu'elle ignore trois choses qui pèsent lourd :

  • L'orientation des vitrages. Le rayonnement transmis par une baie à l'ouest en fin d'après-midi dépasse largement celui d'une baie au nord à la même heure ; le forfait de 1 000 BTU compte pourtant toutes les fenêtres de la même façon, quelles que soient leur taille, leur orientation et leur protection solaire.
  • Le niveau d'isolation. Le besoin passe du simple à plus du double entre un logement RE2020 et un bâti d'avant 1990, comme le montre le tableau des ratios plus haut.
  • Les apports internes. Occupants, éclairage et équipements ne figurent pas dans la règle — en salle de réunion ou en local informatique, ils constituent pourtant l'essentiel de la charge.

Le bilan poste par poste remplace ce forfait par un calcul : c'est exactement ce que fait l'outil en haut de page.

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Situer le résultat dans son cadre réglementaire

Le bilan lui-même relève des règles de l'art, mais plusieurs points qu'il mobilise sont, eux, strictement encadrés par des textes qu'il faut connaître pour juger un résultat plutôt que de le subir.

TextePortée
Code du travail, art. R4222-6Débit d'air neuf minimal en tertiaire — 25 m³/h par occupant en bureau jusqu'à 60 m³/h en atelier à travail soutenu. Un plancher réglementaire, pas une valeur de confort.
Arrêté du 24 mars 1982Débits d'extraction VMC des logements, repris par défaut pour le renouvellement d'air en mode simple.
RE2020 — indicateur DHConfort d'été du logement neuf : sous 350 degrés-heures d'inconfort, la conception est jugée confortable sans climatisation ; au-delà de 1 250 DH, le projet est non conforme.
NF EN 14511 / NF EN 14825Conditions d'essai et performance saisonnière (SEER) des climatiseurs et PAC — sélection du matériel.
Règlement (UE) 2024/573 — F-GasEncadre les fluides frigorigènes selon leur potentiel de réchauffement global. En vigueur depuis le 11 mars 2024, il a abrogé le règlement (UE) n° 517/2014 encore cité par beaucoup de documentations.

Ce que la présente méthode ne couvre pas : contrairement au chauffage, où la NF EN 12831 fixe des températures de base hiver officielles, aucun texte français ne normalise les conditions de base été — d'où le recours aux valeurs d'ingénierie du Guide AICVF n° 2, de la fiche TBA2710 et du manuel Carrier détaillées à l'étape 1. Pour un bâtiment complexe, à forte inertie ou à vitrages non standards, la méthode de référence reste la simulation thermique dynamique NF EN ISO 52016-1, que cet outil n'implémente pas.

Comment ce calcul est vérifié

Le moteur de cet outil est couvert par une suite de 47 tests automatisés construite sur des références externes, et non sur ses propres sorties.

  • L'air humide recoupé avec la formulation de référence ASHRAE. La teneur en eau, qui pilote toute la charge latente, est mise en regard de la formulation ASHRAE de l'air humide sur l'ensemble du domaine estival — de 20 à 40 °C, de 20 à 90 % d'humidité relative. L'écart maximal mesuré est de 0,29 %.
  • Les unités contrôlées sur leur définition officielle. L'outil emploie le BTU International Table : 1 kW vaut 3 412 BTU/h, à 0,004 % de la valeur exacte, et 860 frigories/h. La valeur 3 415 que publient beaucoup de sites relève d'une autre convention (BTU thermochimique) et s'en écarte de 0,08 % — trop peu pour changer un choix de machine.
  • Les formules publiées ci-dessus recalculées indépendamment du moteur. Charge sensible et latente de l'air neuf, apport solaire d'un vitrage, conduction : chacune est réécrite dans le test et appliquée à un local témoin. Elle redonne les mêmes watts, et la somme des postes affichés égale toujours la puissance totale.
  • Les tableaux de cette page sont produits par le moteur. Puissances par surface, correspondances kW / BTU / frigories, plages de ratio W/m² et débits d'air neuf ne sont pas ressaisis dans le texte : ils sortent du calcul qui produit vos résultats. Quatre puissances témoins sont en plus recalculées hors du moteur, et les paliers de l'article R4222-6 (25, 30, 45 et 60 m³/h par occupant) sont repris ligne à ligne du Code du travail.
  • Robustesse aux saisies dégradées. Une surface ou une hauteur nulle, un extérieur plus frais que la consigne renvoient un message explicite plutôt qu'un résultat. Une occupation laissée vide donne un bilan complet et fini : aucun NaN, aucune puissance nulle trompeuse.

Références

  • Guide AICVF n° 2 — « Calcul des charges de climatisation et conditionnement d'air », Association des ingénieurs en climatique, ventilation et froid, sous la direction de Roger Cadiergues, PYC Livres, 1998. Source des conditions extérieures de base été et de la méthode de bilan. Ouvrage payant.
  • Carrier Air Conditioning Company, Handbook of Air Conditioning System Design, McGraw-Hill, 1965. Origine des tables de rayonnement transmis par les vitrages, des écarts de température équivalents (CLTD) et des apports par occupant repris ici.
  • Techniques de l'Ingénieur, fiche TBA2710 — « Données générales sur les calculs de climatisation » : conditions de base par ville, données de confort thermique. Accès payant.
  • Code du travail, article R4222-6 — débits minimaux d'air neuf par occupant en ventilation mécanique (25, 30, 45 et 60 m³/h selon le local). Texte consolidé sur Légifrance.
  • ASHRAE Handbook — Fundamentals, chapitre « Psychrometrics » : formulation de Hyland & Wexler (1983) pour la pression de vapeur saturante, utilisée comme référence de contrôle de la teneur en eau.
  • NF EN 14511 (conditions d'essai des climatiseurs et pompes à chaleur) et NF EN 14825 (performance saisonnière, SEER) — sélection du matériel sur données constructeur.
  • NF EN ISO 52016-1 (2017) — méthode horaire de calcul des besoins de chauffage et de refroidissement, méthode de référence pour les cas sortant du domaine de ce bilan simplifié.
  • Règlement (UE) 2024/573 du 7 février 2024 relatif aux gaz à effet de serre fluorés, applicable depuis le 11 mars 2024 ; il abroge le règlement (UE) n° 517/2014.
  • ADEME — « Climatisation : bien la choisir, bien l'utiliser » : écart intérieur/extérieur recommandé et priorité aux protections solaires.

Questions fréquentes

Tout dépend de l'isolation, et l'écart est large : pour 20 m², comptez environ 2 kW (6 800 BTU/h) dans un logement RE2020 ou BBC, contre 3,5 kW (11 900 BTU/h) dans un bâti d'avant 1990 non rénové. Le tableau « puissance par surface » de cette page donne les quatre cas. Ces valeurs restent des ordres de grandeur : une baie vitrée à l'ouest sans protection peut à elle seule ajouter plus de 1 000 W, tandis qu'une chambre au nord en RE2020 descend sous 65 W/m². C'est le bilan poste par poste de l'outil qui tranche.

Pour 40 m² : de 3,5 kW (RE2020) à 7 kW (avant 1990). Pour 50 m² : de 5 à 8 kW. Pour 100 m², le besoin va de 8,5 kW à plus de 15 kW selon l'isolation — au-delà de 8 kW, aucun split mural du commerce ne suffit et il faut passer à un multisplit ou à plusieurs unités. C'est d'ailleurs la bonne pratique dès 40 m² dès que la surface est répartie en plusieurs pièces : on dimensionne pièce par pièce, jamais sur la surface totale du logement, sans quoi les chambres se retrouvent surpuissantes et le séjour sous-équipé.

1 kW = 3 412 BTU/h = 860 frigories/h. Les gammes courantes des catalogues : 9 000 BTU ≈ 2,6 kW, 12 000 BTU ≈ 3,5 kW, 18 000 BTU ≈ 5,3 kW, 24 000 BTU ≈ 7 kW. Vous lirez souvent la valeur 3 415 BTU/h par kW : elle vient d'une autre définition du BTU (thermochimique au lieu d'International Table) et s'en écarte de 0,08 %, ce qui ne change aucun choix de machine. L'outil affiche systématiquement les trois unités pour faciliter la lecture des fiches produit.

C'est la règle de pouce la plus répandue, et elle donne un ordre de grandeur acceptable sur le cas moyen pour lequel elle a été calibrée : une pièce de logement standard, hauteur 2,5 m, une à deux fenêtres sans exposition extrême. Elle décroche dès que le local s'en écarte, parce qu'elle ignore trois choses qui pèsent lourd : l'orientation des vitrages (une baie à l'ouest et la même baie au nord n'apportent pas la même chaleur, dans un rapport qui peut dépasser 6), le niveau d'isolation (de 65 à 150 W/m² selon l'année de construction), et la chaleur dégagée par les occupants et les équipements. Le forfait de 1 000 BTU par fenêtre traite en particulier toutes les fenêtres de la même façon, quelles que soient leur taille, leur orientation et leur protection solaire.

Pas pour le mode froid : la puissance frigorifique calculée ici est la même, qu'il s'agisse d'un climatiseur simple ou d'une pompe à chaleur air-air réversible. Mais un appareil réversible sert aussi de chauffage l'hiver, et son besoin de chauffage se calcule séparément — par déperditions, selon la NF EN 12831, avec les températures de base hiver. Les deux résultats ne coïncident presque jamais : dans un logement bien isolé, le besoin de chaud dépasse en général le besoin de froid. Si l'appareil doit assurer le chauffage principal, c'est le besoin de chauffage qui commande la sélection, et le calcul de déperditions qu'il faut mener.

Un appareil trop puissant atteint la consigne trop vite et s'arrête avant d'avoir déshumidifié l'air : il court-cycle, l'ambiance reste moite, le compresseur s'use prématurément et la consommation augmente. La règle professionnelle est de limiter la majoration de sécurité à +10 ou +15 % du bilan, sans empiler d'autres marges — les écarts de température équivalents et les conditions de base en intègrent déjà.

La chaleur sensible élève la température de l'air : transmission par les parois, rayonnement solaire, éclairage, équipements. La chaleur latente est liée à la vapeur d'eau à condenser : occupants (transpiration, respiration) et air neuf humide. Leur rapport, le SHR (Q sensible / Q total), vaut typiquement 0,70 à 0,85 en confort. En dessous de 0,65 — salle de réunion pleine, restaurant — la machine doit être choisie aussi pour sa capacité de déshumidification, pas seulement pour sa puissance totale.

Contrairement au chauffage (NF EN 12831), les conditions de base été ne sont pas réglementées en France. Les ouvrages professionnels (Guide AICVF n° 2, Techniques de l'Ingénieur, manuel Carrier, COSTIC) donnent des valeurs par ville : environ 28-30 °C au nord, 30-32 °C dans l'est et le sud-ouest, jusqu'à 33 °C en zone méditerranéenne, avec 40 à 50 % d'humidité relative. L'outil propose une valeur indicative par département, toujours modifiable — un cahier des charges peut imposer son propre couple température/humidité.

Le Code du travail (art. R4222-6) fixe les minima par occupant en ventilation mécanique : 25 m³/h dans les bureaux et locaux sans travail physique, 30 m³/h dans les locaux de restauration, de vente et de réunion, 45 m³/h en atelier avec travail physique léger et 60 m³/h au-delà. Cet air entre à la température et à l'humidité extérieures : en tertiaire dense, son refroidissement et sa déshumidification représentent souvent l'un des premiers postes du bilan.

À l'heure la plus défavorable, qui dépend de l'orientation des vitrages : un vitrage est culmine le matin (6-8 h solaire), un vitrage sud en milieu de journée avec des valeurs modérées l'été (soleil haut), un vitrage ouest ou sud-ouest en fin d'après-midi (16-18 h) — souvent le pire cas car il se cumule avec la pointe de température extérieure. L'outil évalue le bilan toutes les 2 heures de 6 à 22 h et retient automatiquement le maximum.

Non. C'est un bilan simplifié en régime quasi permanent, selon les règles de l'art (méthode Carrier / AICVF / COSTIC) — la pratique courante des installateurs et bureaux d'études pour le confort standard. La méthode horaire de référence est la NF EN ISO 52016-1 (simulation thermique dynamique), recommandée pour les bâtiments complexes ou à forte inertie. La RE2020 traite quant à elle le confort d'été des logements neufs via l'indicateur DH (degrés-heures d'inconfort), qui pénalise précisément les conceptions rendant la climatisation indispensable.

Ressources et liens utiles