Arrêté du 24 mars 1982 + NF DTU 68.3

Calcul du débit de VMC pièce par pièce

2  Saisie des débits

Fixe le débit de fuite de l'enveloppe Qf (NF DTU 68.3 P1-1-2, Tableau 3) qui complète les entrées d'air dans la vérification « entrées d'air + fuites ≥ débit extrait ». Une maison fuit davantage qu'un appartement : l'exigence sur les modules y est plus faible.

Chaque ligne de la grille porte l'article qui fonde son débit. La colonne « Débit » est éditable : une valeur saisie surcharge le calcul (arrêté préfectoral, hotte sous avis technique) et la valeur réglementaire reste vérifiée.

Débits pièce par pièce

Amenée d'airTotal amené135m³/h
PièceTypeEntrées d'air · débitRéf. normative
=45m³/h
NF DTU 68.3 P1-1-2, Tableau 2 (exemples de dimensionnement)
=30m³/h
NF DTU 68.3 P1-1-2, Tableau 2 (exemples de dimensionnement)
=30m³/h
NF DTU 68.3 P1-1-2, Tableau 2 (exemples de dimensionnement)
=30m³/h
NF DTU 68.3 P1-1-2, Tableau 2 (exemples de dimensionnement)
ExtractionTotal extrait180m³/h
PièceTypeDébitRéf. normativeConduitVitesseΔP
m³/h
Arrêté du 24 mars 1982, art. 3 (mod. 28/10/1983) — 4 pièces principalesØ 125mm2,7m/s0,9Pa/m
m³/h
Arrêté du 24 mars 1982, art. 3 (mod. 28/10/1983) — 4 pièces principalesØ 80mm1,7m/s0,7Pa/m
m³/h
Arrêté du 24 mars 1982, art. 3 (mod. 28/10/1983) — 4 pièces principalesØ 80mm1,7m/s0,7Pa/m

Synthèse du projet

180m³/h

Débit dimensionnant — extraction

Conforme
Extraction
180 m³/h
Amenée d'air
135 m³/h
Ø le plus grand
125 mm
Vitesse maximale
2,7 m/s
ΔP linéique max
0,9 Pa/m
ΔP chemin critique
21 Pa
Pression requise
386 Pa
Point de fonctionnement
180 m³/h · 385 Pa
SFP
856 · SFP 3
Vitesse d'air dans les conduits68 %

2.7 m/s au maximum (Cuisine) · NF DTU 68.3 — plafond 4 m/s

Niveau sonore estimé aux bouches90 %

env. 32 dB(A) en Cuisine pour 35 dB(A) recommandés · Recommandation · Arrêté du 30 juin 1999 (limites de bruit des équipements en logement)

Entrées d'air + fuites ≥ débit extrait86 %

135 m³/h de modules + 75 m³/h de fuites d'enveloppe (maison individuelle) pour 180 m³/h extraits · Arrêté du 24 mars 1982, art. 5 · NF DTU 68.3 P1-1-2 §5.1.2.2

Vitesse dans les tronçons tracés68 %

2.7 m/s sur Tronçon 2 (antenne, plafond 4 m/s) · NF DTU 68.3 — 4 m/s en antenne, 6 m/s en collecteur

Pression requise au ventilateurOK

386 Pa · ΔP chemin critique + composants + marge

Puissance spécifique du ventilateur43 %

856 W/(m³/s) — SFP 3 · EN 16798-3:2017

Arrêté du 24 mars 1982, art. 3 (mod. 28/10/1983)

Dimensionner une VMC pièce par pièce, du référentiel au conduit

Mis à jour le

Dimensionner une ventilation ne commence pas par un débit, mais par un texte. Le même local ne demande pas le même débit selon qu'il est traité comme logement individuel ou collectif, lieu de travail ou établissement recevant du public — et selon qu'on se trouve en France ou en Belgique. Ce calculateur gratuit part donc du référentiel, en déduit les débits local par local, puis les conduits qui les transportent, en rattachant chaque valeur à l'article qui la fonde.

En bref

  • Logement en France : débits fixés par l'arrêté du 24 mars 1982 selon le nombre de pièces principales — pour un T4 : 120 m³/h en cuisine + 30 en salle de bains + 30 au WC, soit 180 m³/h à extraire.
  • VMC hygroréglable : la modulation est permise par l'article 4 à condition de maintenir un débit total et un débit cuisine minimaux (T4 : ≥ 90 m³/h au total, ≥ 45 m³/h en cuisine).
  • Diamètre de gaine : section A = Q / (3600 × v) à 4 m/s en antenne, arrondie au Ø normalisé supérieur NF EN 1506 — Ø 80 pour les bouches sanitaires, Ø 125 pour une antenne cuisine de T4.
  • Belgique : la NBN D 50-001 calcule 3,6 m³/h par m² borné par des minima et maxima propres à chaque local ; en tertiaire (FR comme BE), le débit d'air neuf est proportionnel à l'occupation.
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Identifier le référentiel applicable

Le couple pays + famille de bâtiment détermine le corpus. En France, le logement relève de l'arrêté du 24 mars 1982 complété par le NF DTU 68.3 ; les locaux de travail relèvent du Code du travail ; les établissements recevant du public relèvent du règlement sanitaire départemental. En Belgique, le logement relève de la NBN D 50-001 et de l'annexe PEB régionale, le non-résidentiel de l'EN 16798-1, et les lieux de travail du Code du bien-être.

Un cas mérite attention : un local qui reçoit à la fois du public et des travailleurs relève des deux textes, et les débits se cumulent.

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Calculer les débits local par local

Trois logiques coexistent selon le référentiel. En logement français, le débit est tabulé : il dépend du type de pièce de service et du nombre de pièces principales. En tertiaire, il est proportionnel à l'occupation. En Belgique, il est surfacique, borné par un plancher et un plafond.

Belgique — débit nominal d'un local

Q = min( max( 3,6 × S, Qmin ), Qmax )

Q : débit nominal (m³/h) · S : surface du local (m²) · Qmin, Qmax : plancher et plafond propres au type de local (NBN D 50-001)

Tertiaire — débit d'air neuf par occupation

Q = q × N

Q : débit d'air neuf (m³/h) · q : débit unitaire par occupant selon la destination (m³/h·pers) · N : effectif du local

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Déduire les conduits et vérifier les vitesses

La section découle du débit et de la vitesse visée, puis le diamètre est arrondi au diamètre normalisé immédiatement supérieur de la série NF EN 1506. Cet arrondi fait mécaniquement baisser la vitesse : c'est la vitesse recalculée, et non la cible, qu'il faut comparer aux limites acoustiques.

Section puis diamètre

A =
Q3600 × v
puisD = (
4 × Aπ
)

A : section requise (m²) · Q : débit du tronçon (m³/h) · v : vitesse visée (m/s) · D : diamètre calculé (m), à arrondir à la série normalisée

Tronçon (logement, NF DTU 68.3)Vitesse max
Antennes — partie « logement » du réseau4 m/s
Conduits verticaux5 m/s
Conduits horizontaux (collecteurs)6 m/s

Ces plafonds sont acoustiques avant d'être aérauliques : passer de 8 à 2 m/s peut faire chuter le niveau sonore de plus de 30 dB.

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Vérifier sur un exemple : maison T4

Soit une maison de quatre pièces principales — séjour et trois chambres — avec cuisine, salle de bains et WC unique, en VMC simple flux autoréglable. L'article 3 donne 120 m³/h en cuisine, 30 m³/h en salle de bains et 30 m³/h au WC : le caisson doit extraire 180 m³/h.

Côté amenée d'air, le Tableau 2 du NF DTU 68.3 P1-1-2 propose un module 45 au séjour et un module 30 par chambre, soit 135 sous 20 Pa ; la conformité exacte se vérifie par l'inégalité S ≥ QM − Qf, que l'outil applique avec le débit de fuite du bâti.

Côté conduits, à 4 m/s de vitesse cible : l'antenne cuisine (120 m³/h) demande 103 mm, donc Ø 125 retenu à 2,7 m/s réels ; salle de bains et WC (30 m³/h) passent en Ø 80 à 1,7 m/s ; le collecteur vertical (180 m³/h, cible 5 m/s) demande 113 mm, donc Ø 125 à 4,1 m/s réels — sous le plafond des conduits verticaux.

Débits d'extraction réglementaires du T1 au T7 (arrêté du 24 mars 1982)

L'article 3 fixe, pour chaque pièce de service, un débit nominal indexé sur le nombre de pièces principales du logement (séjour, chambres, bureaux) — au-delà de 5, la dernière ligne s'applique. La colonne « total courant » chiffre la configuration la plus fréquente : une cuisine, une salle de bains, un WC unique. Dès qu'un logement compte deux WC ou plus, chaque cabinet passe à la colonne « multiples ».

Pièces principalesCuisineSalle de bainsAutre salle d'eauWC uniqueWC multiples (par WC)Total courant
1 (T1)75 m³/h15 m³/h15 m³/h15 m³/h15 m³/h105 m³/h
2 (T2)90 m³/h15 m³/h15 m³/h15 m³/h15 m³/h120 m³/h
3 (T3)105 m³/h30 m³/h15 m³/h15 m³/h15 m³/h150 m³/h
4 (T4)120 m³/h30 m³/h15 m³/h30 m³/h15 m³/h180 m³/h
5 et plus (T5+)135 m³/h30 m³/h15 m³/h30 m³/h15 m³/h195 m³/h

Débits réduits et minimaux (article 4)

Lorsque le logement est équipé de dispositifs individuels de réglage — typiquement une VMC hygroréglable sous Avis Technique — les débits peuvent être réduits, à condition de maintenir un débit total minimal et un débit minimal en cuisine. Avec une modulation automatique du renouvellement d'air, le débit total peut descendre jusqu'à un plancher absolu.

Pièces principalesDébit total minimalDébit minimal cuisinePlancher avec modulation automatique
135 m³/h20 m³/h10 m³/h
260 m³/h30 m³/h10 m³/h
375 m³/h45 m³/h15 m³/h
490 m³/h45 m³/h20 m³/h
5105 m³/h45 m³/h25 m³/h
6120 m³/h45 m³/h30 m³/h
7 et plus135 m³/h45 m³/h35 m³/h

Les valeurs modulées effectives (débits réduits, temporisations) restent propres à l'Avis Technique CSTB du produit hygroréglable installé.

Quel diamètre de gaine pour quel débit ?

À la vitesse cible de 4 m/s des antennes de logement, la section requise vaut A = Q / (3600 × v) et le diamètre est arrondi à la valeur normalisée supérieure de la série NF EN 1506. Le tableau donne le diamètre retenu et la vitesse réelle recalculée sur cette section — c'est elle qu'on compare aux plafonds acoustiques du NF DTU 68.3. Les débits tabulés sont ceux que produit l'arrêté : 15 et 30 m³/h aux bouches sanitaires, 75 à 135 m³/h en cuisine selon la taille du logement, 180 à 210 m³/h au collecteur d'un T4 ou d'un T5.

DébitØ calculéØ normalisé retenuVitesse réelle
15 m³/h36,4 mmØ 80 mm0,8 m/s
30 m³/h51,5 mmØ 80 mm1,7 m/s
45 m³/h63,1 mmØ 80 mm2,5 m/s
60 m³/h72,8 mmØ 80 mm3,3 m/s
75 m³/h81,4 mmØ 100 mm2,7 m/s
90 m³/h89,2 mmØ 100 mm3,2 m/s
105 m³/h96,4 mmØ 100 mm3,7 m/s
120 m³/h103 mmØ 125 mm2,7 m/s
135 m³/h109,3 mmØ 125 mm3,1 m/s
180 m³/h126,2 mmØ 160 mm2,5 m/s
210 m³/h136,3 mmØ 160 mm2,9 m/s

Pour un collecteur vertical (5 m/s) ou horizontal (6 m/s), la vitesse cible plus élevée peut réduire le diamètre d'un rang — l'outil fait ce calcul tronçon par tronçon, avec la vitesse réelle affichée à chaque fois.

Débit réglementaire ou taux de renouvellement d'air : les deux logiques

Beaucoup de méthodes en circulation dimensionnent une VMC en volumes par heure (vol/h) : on multiplie le volume du logement par un taux de renouvellement, ou on le divise par 24. Ce n'est pas ainsi que raisonne l'arrêté du 24 mars 1982. En logement, il fixe un débit en m³/h par pièce de service — les pièces humides — et ne mentionne aucun taux de renouvellement. Le volume du logement n'entre pas dans le calcul : seul compte le nombre de pièces principales.

Passer du débit au taux de renouvellement

n =
QV

n : taux de renouvellement (vol/h) · Q : débit total extrait (m³/h) · V : volume chauffé du logement (m³) — conversion de lecture, jamais une méthode de dimensionnement en logement

La conversion reste utile pour situer un ordre de grandeur. Une maison t4 de 90 m² sous 2,5 m de plafond fait 225 m³ : ses 180 m³/h réglementaires correspondent à 0,8 vol/h. Un studio (t1) de 30 m², soit 75 m³, extrait 105 m³/h au débit nominal — c'est 1,4 vol/h, presque le double. Un taux de renouvellement unique appliqué à tout un parc de logements ne peut donc pas reproduire l'arrêté : il sur-ventile les grands logements et sous-ventile les petits.

C'est précisément ce que corrige l'article 4 : dans le studio, le débit total peut redescendre à 35 m³/h (soit 0,5 vol/h) avec des bouches hygroréglables, tant que la cuisine tient son minimum. La logique surfacique existe bien, mais ailleurs : en Belgique, la NBN D 50-001 calcule 3,6 m³/h par m² ; en tertiaire, français comme belge, le débit suit l'occupation du local et non son volume.

Cuisine au gaz : ce que la VMC-gaz change dans le dimensionnement

Une idée reçue tenace veut qu'une cuisson au gaz impose un débit d'extraction majoré. Elle est fausse : les débits de l'article 3 sont les mêmes avec ou sans appareil à gaz. Ce qui change se joue de l'autre côté du logement, à l'amenée d'air, parce qu'un appareil à gaz consomme de l'air comburant en plus de l'air de renouvellement : les modules d'entrée d'air doivent être dimensionnés sur la puissance des appareils installés, en plus de l'exigence S ≥ QM − Qf du NF DTU 68.3 que l'outil vérifie.

Le terme VMC-gaz désigne autre chose encore, et beaucoup plus contraignant : une installation où le même ventilateur évacue l'air vicié et les produits de combustion d'une chaudière ou d'un chauffe-eau raccordé. Elle relève de la partie P1-1-3 du NF DTU 68.3 et impose un dispositif de sécurité collectif (DSC) : si l'extraction s'arrête, le DSC coupe l'alimentation en gaz de tous les appareils raccordés et déclenche une alarme. Le dimensionnement d'une VMC-gaz sort du périmètre de cet outil.

Attention à la référence citée : le texte applicable est l'arrêté du 23 février 2018, entré en vigueur le 1er janvier 2020, qui a abrogé aussi bien l'arrêté du 2 août 1977 que celui du 30 mai 1989 sur la sécurité collective des VMC-gaz. De nombreuses pages continuent de renvoyer à ces deux textes abrogés.

Autoréglable, hygroréglable A ou B, double flux : ce qui change dans les débits

La VMC autoréglable extrait en permanence les débits nominaux de l'article 3 : le dimensionnement suit exactement le tableau ci-dessus, avec des entrées d'air fixes dans les pièces principales dont la somme des modules doit couvrir le débit extrait.

La VMC hygroréglable module les débits selon l'humidité : le type A combine bouches hygroréglables et entrées d'air autoréglables, le type B rend les deux hygroréglables. Les débits modulés sont propres à l'Avis Technique CSTB de chaque produit (CPT « VMC Hygro », cahier 3615-V4) ; l'arrêté les encadre par l'article 4 — débit total minimal, débit minimal en cuisine, plancher en modulation automatique. Le réseau, lui, se dimensionne toujours sur les débits maximaux que les bouches peuvent atteindre.

La VMC double flux conserve les mêmes débits d'extraction réglementaires, mais l'air neuf est soufflé mécaniquement dans les pièces principales au lieu d'entrer par des grilles de façade : il n'y a plus d'entrées d'air, et deux réseaux — soufflage et extraction — sont à dimensionner de part et d'autre de l'échangeur. Pour un prédimensionnement rapide côté simple flux, voir aussi notre calculateur VMC simple flux.

Comment ce calcul est vérifié

Les moteurs de cet outil — débits réglementaires, entrées d'air, conduits, réseau et caisson — sont couverts par une suite de 125 tests automatisés adossée à des références extérieures au calcul, jamais à ses propres sorties.

  • Les tableaux publiés ici sont ceux que l'outil applique. Ils ne sont pas recopiés : la page rend les valeurs du moteur. Les cinq lignes de l'article 3 et les trois colonnes de l'article 4 sont reprises ligne à ligne du texte de l'arrêté du 24 mars 1982 publié au Journal officiel, puis mises en regard de ce que le calcul utilise. Un tableau affiché ne peut donc pas diverger du résultat.
  • Recoupement avec le NF DTU 68.3. Le débit total d'un T3 et d'un T4 en configuration courante — 150 et 180 m³/h — est aussi celui que le Tableau 2 du NF DTU 68.3 P1-1-2 retient pour dimensionner les entrées d'air. Deux documents indépendants, la même valeur : c'est ce qui tranche le piège de la colonne « cabinet d'aisances », où beaucoup de reprises du tableau décalent le débit du WC unique.
  • Vérité analytique sur les conduits. Chaque diamètre de l'abaque est recalculé hors du moteur par la section requise puis le diamètre équivalent : les valeurs coïncident exactement. La relation inverse tient aussi — la vitesse réelle réinjectée dans la section retenue redonne le débit de départ, au chiffre près.
  • L'exemple chiffré de cette page est rejoué sur le moteur. La maison T4 et ses trois conduits — Ø 125 à 2,7 m/s en cuisine, Ø 80 à 1,7 m/s aux bouches sanitaires, Ø 125 à 4,1 m/s au collecteur vertical — sortent du calcul, pas d'une saisie. L'arrondi au diamètre normalisé supérieur fait toujours baisser la vitesse sous la cible : sur tout l'abaque, elle s'établit entre 0,8 et 3,7 m/s pour une cible de 4 m/s.
  • Saisies dégradées. Un débit vide, une vitesse nulle ou un volume à zéro ne produisent ni valeur aberrante ni conduit fantôme, mais l'absence de résultat. Un débit qui dépasse le plus gros conduit disponible est signalé comme tel, avec la conduite à tenir, plutôt que tronqué en silence.

Références

  • Arrêté du 24 mars 1982 relatif à l'aération des logements, version consolidée au 15 novembre 1983 (modifié par l'arrêté du 28 octobre 1983). Article 2 (balayage des pièces principales vers les pièces de service), article 3 (débits nominaux extraits), article 4 (débits minimaux avec dispositifs de réglage et plancher des systèmes modulants), article 5 (entrées d'air).
  • NF DTU 68.3 — Installations de ventilation mécanique (dernière édition : novembre 2017). Partie P1-1-2 pour la conception des VMC simple flux en habitation : Tableau 2 (exemples de dimensionnement des entrées d'air) et Tableau 3 (débit de fuite de l'enveloppe sous 20 Pa). Partie P1-1-3 pour la VMC-gaz. Source également des vitesses d'air maximales retenues par tronçon.
  • Arrêté du 23 février 2018 relatif aux règles techniques et de sécurité applicables aux installations de gaz combustible des bâtiments d'habitation individuelle ou collective, y compris les parties communes (JORF du 4 mars 2018, NOR TREP1717398A). Entré en vigueur au plus tard le 1er janvier 2020 ; il abroge l'arrêté du 2 août 1977 et l'arrêté du 30 mai 1989 relatif à la sécurité collective des VMC-gaz.
  • Code du travail, articles R.4222-1 à R.4222-26 — chapitre « Aération et assainissement ». Débits minimaux d'air neuf par occupant des locaux à pollution non spécifique (R.4222-6) et débits des locaux sanitaires.
  • Règlement sanitaire départemental type, articles 63 et 64 — débits d'air neuf des locaux recevant du public. Règlement type : les valeurs sont adaptables par arrêté préfectoral, à vérifier localement.
  • NBN D 50-001 (1991) — Dispositifs de ventilation dans les bâtiments d'habitation, à compléter par l'annexe PEB de la région concernée. NBN EN 16798-1:2019 pour le non-résidentiel belge (catégories de qualité d'air I à IV). Code du bien-être au travail, Livre III, Titre 1 pour les lieux de travail belges.
  • NF EN 1506 — Ventilation des bâtiments, conduits aérauliques circulaires en tôle et accessoires : série des diamètres normalisés utilisée pour l'arrondi. Les débits modulés et les temporisations d'un produit hygroréglable relèvent, eux, de son Avis Technique CSTB (CPT « VMC Hygro », cahier 3615-V4).

Questions fréquentes

En logement français, on ne calcule pas le débit : on le lit. L'arrêté du 24 mars 1982 fixe un débit d'extraction par pièce de service — cuisine, salle de bains, WC — en fonction du seul nombre de pièces principales du logement (séjour, chambres, bureaux). Le débit du caisson est la somme de ces débits. Un T4 avec cuisine, salle de bains et WC unique demande 120 + 30 + 30 = 180 m³/h. Le calcul commence après : répartir ce débit sur les bouches, en déduire la section de chaque conduit par A = Q / (3600 × v), retenir le diamètre normalisé supérieur et vérifier la vitesse obtenue. En tertiaire et en Belgique, la logique change — débit par occupant d'un côté, débit surfacique de l'autre — et l'outil bascule automatiquement sur le bon référentiel.

Dans la configuration la plus fréquente — une cuisine, une salle de bains, un WC unique — l'article 3 de l'arrêté du 24 mars 1982 donne 105 m³/h pour un studio (75 + 15 + 15), 120 m³/h pour un T2, 150 m³/h pour un T3, 180 m³/h pour un T4 et 195 m³/h pour un T5. Ajoutez 15 m³/h par salle d'eau supplémentaire et 15 m³/h par cabinet d'aisances dès que le logement en compte deux ou plus. Attention au piège du studio : ses 105 m³/h nominaux représentent un taux de renouvellement bien plus élevé que ceux d'un T4, ce qui explique que l'article 4 autorise à y redescendre jusqu'à 35 m³/h avec des bouches hygroréglables.

Non. Les débits d'extraction de l'article 3 sont les mêmes avec ou sans appareil de cuisson au gaz. Ce qui change se situe à l'amenée d'air : un appareil à gaz consomme de l'air comburant en plus de l'air de renouvellement, et les modules d'entrée d'air doivent être dimensionnés en conséquence, sur la puissance des appareils installés. À ne pas confondre avec la VMC-gaz, qui désigne une installation où le même ventilateur évacue l'air vicié et les produits de combustion d'un appareil raccordé : elle relève du NF DTU 68.3 P1-1-3 et impose un dispositif de sécurité collectif coupant l'alimentation en gaz dès que l'extraction s'arrête. Le texte applicable est l'arrêté du 23 février 2018, en vigueur depuis le 1er janvier 2020, qui a abrogé les arrêtés du 2 août 1977 et du 30 mai 1989.

L'arrêté du 24 mars 1982 ne raisonne jamais en volumes par heure pour un logement : il fixe des m³/h par pièce de service, indépendamment du volume habité. La conversion n = Q / V reste utile pour situer un ordre de grandeur. Une maison T4 de 90 m² sous 2,5 m de plafond fait 225 m³ : ses 180 m³/h réglementaires valent 0,8 vol/h. Un studio de 30 m², soit 75 m³, extrait 105 m³/h au débit nominal, c'est-à-dire 1,4 vol/h. Un taux unique appliqué à tout un parc de logements sur-ventile donc les grands et sous-ventile les petits. La logique surfacique existe en revanche en Belgique, où la NBN D 50-001 calcule 3,6 m³/h par m² borné par un minimum et un maximum propres à chaque local.

En France : l'arrêté du 24 mars 1982 (modifié le 28 octobre 1983) pour le logement, le Code du travail (art. R.4222-1 à R.4222-26) pour les locaux de travail, et le règlement sanitaire départemental type (art. 63 et 64) pour les établissements recevant du public. En Belgique : la NBN D 50-001 complétée de l'annexe PEB de votre région pour le logement, l'EN 16798-1 pour le non-résidentiel, et le Code du bien-être au travail (Livre III, Titre 1) pour les lieux de travail. L'outil charge automatiquement le bon corpus à partir du couple pays + famille de bâtiment.

L'article 3 de l'arrêté de 1982 fixe les débits nominaux par pièce de service, en fonction du nombre de pièces principales. Pour un T4 : 120 m³/h en cuisine, 30 m³/h en salle de bains et 30 m³/h pour un WC unique, soit 180 m³/h au total. Le débit cuisine est un débit réglementaire à atteindre dans tous les logements — il est souvent appelé à tort « débit de pointe », alors qu'il n'a rien d'optionnel.

Dès qu'il en existe au moins deux dans le logement, même si l'un d'eux est situé dans une salle d'eau (article 4). Le passage en régime « multiple » change le débit unitaire : chaque cabinet demande alors 15 m³/h, là où un WC unique demande 15 m³/h jusqu'à 3 pièces principales mais 30 m³/h à partir de 4. Un T4 à deux WC extrait ainsi 120 + 30 + 15 + 15 = 180 m³/h. L'outil détecte ce basculement automatiquement à partir des pièces saisies.

Dans une VMC simple flux, l'air n'est extrait que des pièces de service — cuisine, salle de bains, WC. Les pièces principales, séjour et chambres, n'ont donc aucune bouche d'extraction : elles reçoivent au contraire des entrées d'air, ces grilles posées en menuiserie de fenêtre ou en traversée de mur. L'air entre par là, balaie le logement du sec vers l'humide, et ressort par les bouches (article 2 de l'arrêté du 24 mars 1982). Le « module » d'une entrée d'air est simplement le débit qu'elle laisse passer, en m³/h, sous la dépression de référence de 20 Pa : les valeurs du commerce sont 22, 30 et 45, et un module 45 peut être remplacé par deux modules 22. L'article 5 impose que ces entrées permettent d'obtenir les débits extraits de l'article 3 — c'est pourquoi l'outil vérifie que la somme des modules couvre bien le débit total extrait.

La NBN D 50-001 applique une règle de 3,6 m³/h par m² (soit 1 L/s·m²), bornée par un minimum et un maximum propres à chaque type de local. Un séjour de 40 m² demande 144 m³/h (plancher 75, plafond 150) ; une salle de bain de 4 m² calcule 14,4 m³/h mais est relevée à son plancher de 50 m³/h. Une cuisine ouverte et un WC ont des débits imposés, respectivement 75 et 25 m³/h, indépendants de la surface.

Oui. Dans un local recevant à la fois du public et des travailleurs — salle de classe, restaurant — les deux textes s'appliquent et les débits s'additionnent. Une classe de 24 élèves demande 15 × 24 = 360 m³/h au titre du RSDT, auxquels s'ajoutent 25 m³/h pour l'enseignant au titre du Code du travail, soit 385 m³/h. L'outil affiche les deux composantes séparément, chacune avec son article.

La section requise vaut A = Q / (3600 × v), où Q est le débit en m³/h et v la vitesse visée en m/s. Le diamètre s'en déduit par D = √(4A/π), puis il faut retenir le diamètre normalisé immédiatement supérieur de la série NF EN 1506 et recalculer la vitesse réelle sur cette section. Cette vitesse recalculée — toujours inférieure à la cible — est celle qu'on compare aux limites acoustiques du NF DTU 68.3 : 4 m/s en antenne, 5 m/s en conduit vertical, 6 m/s en collecteur horizontal.

Non. Le RSDT est un règlement type, adaptable par arrêté préfectoral. Les valeurs restent similaires dans la plupart des départements, mais il faut vérifier le règlement applicable localement. L'outil signale cette réserve et permet de surcharger n'importe quel débit tout en conservant la valeur réglementaire de référence pour le contrôle de conformité.

Non. Les débits modulés et les temporisations d'une VMC hygroréglable de type A ou B sont propres à l'Avis Technique CSTB du produit retenu (CPT « VMC Hygro », cahier CSTB n° 3615-V4). L'outil restitue les débits nominaux de l'arrêté et les seuils de l'article 4 — débit total minimal et débit minimal en cuisine — mais les valeurs modulées doivent être reprises de la documentation du produit installé.

Un T3 compte trois pièces principales : l'article 3 de l'arrêté du 24 mars 1982 impose 105 m³/h en cuisine, 30 m³/h en salle de bains et 15 m³/h pour un WC unique, soit 150 m³/h au total dans la configuration courante. Avec une VMC hygroréglable sous Avis Technique, l'article 4 autorise une modulation à condition de maintenir un débit total d'au moins 75 m³/h et un débit cuisine d'au moins 45 m³/h.

Ce que l'arrêté du 24 mars 1982 rend obligatoire, c'est une aération générale et permanente du logement avec les débits d'extraction de l'article 3 — pas la VMC en tant que telle : une ventilation naturelle par conduits verticaux peut en principe les assurer. En pratique, seule la ventilation mécanique garantit ces débits par tous temps, et c'est la solution retenue dans la quasi-totalité des constructions neuves. En rénovation, le règlement sanitaire départemental impose lui aussi l'aération des pièces, et vérifier la ventilation est indispensable dès que des travaux d'isolation étanchéifient le bâti.

Le diamètre se déduit du débit : section A = Q / (3600 × v) avec une vitesse cible de 4 m/s en antenne, puis arrondi au diamètre normalisé supérieur de la série NF EN 1506. En logement, cela donne Ø 80 mm pour les bouches sanitaires de 15 à 60 m³/h, Ø 125 mm pour une antenne cuisine de 120 à 135 m³/h et Ø 125 à 160 mm pour le collecteur selon le débit total. Retenir le diamètre supérieur ne coûte presque rien et fait chuter à la fois la vitesse, les pertes de charge et le bruit.

L'essentiel du bruit vient de la vitesse d'air : respecter les plafonds du NF DTU 68.3 (4 m/s en antenne, 5 m/s en conduit vertical, 6 m/s en collecteur horizontal) et, au besoin, passer au diamètre normalisé supérieur — en passant de 8 à 2 m/s, le niveau sonore peut chuter de plus de 30 dB. Complétez par des manchettes souples entre le caisson et le réseau, un caisson posé hors des pièces de vie (combles, cellier) sur suspensions antivibratiles, des bouches à faible perte de charge et, en collectif, des pièges à son sur les collecteurs.

Ressources et liens utiles