Dimensionnement des conduites d'alimentation d'eau sanitaire
Calcul du diamètre des tuyauteries d'eau en fonction des appareils sanitaires selon le DTU 60.11 Partie 1-1
Mis à jour le
Configuration
Appareils sanitaires
Indiquez le nombre de chaque appareil desservi. Le coefficient de simultanéité est appliqué automatiquement.
En attente d'appareils
Ajoutez au moins un appareil sanitaire pour obtenir le diamètre recommandé.
Explication de la méthode de calcul générale (selon DTU 60.11 Partie 1-1)
Quels sont les données d'entrée ?
- Type d'installation - individuelle ou collective - Selon qu'il s'agisse d'un appartement ou d'un bâtiment multi-lots, la méthode de calcul définie par le DTU 60.11 Partie 1-1 diffère.
- Type de tuyau - Sélectionnez le matériau utilisé parmi une base de données comprenant les standards du marché : cuivre, PER, multicouche, etc.
- Vitesse limite de l'eau
- Jusqu'à 1,5 m/s dans les logements.
- Jusqu'à 2 m/s dans les caves et dépendances.
- Entre 2 et 3 m/s pour les canalisations enterrées (installations collectives uniquement).
- Liste des appareils sanitaires - Renseignez le nombre et le type d'appareils présents dans votre installation (lavabos, douches, WC, etc.).
Quels sont les résultats fournis par la méthode ?
- Débit cumulé : estimation du débit total théorique.
- Débit probable : estimation du débit total "réel" si plus de 5 appareils sont raccordés.
- Diamètre minimum requis : calculé en fonction des paramètres saisis.
- Tuyau recommandé : proposition du diamètre standard le plus proche pour une installation optimisée.
Le dimensionnement des conduites d'alimentation en eau sanitaire pour plusieurs appareils peut être divisé en deux catégories : installation individuelle et installation collective. La différence entre les deux réside principalement dans le nombre d'équipements sanitaires présents.
Méthode de calcul individuel
- Appliquer un coefficient à chaque appareil selon le tableau ci-dessous, puis additionner les coefficients des appareils desservis par une conduite.
| Appareils | Coefficients |
|---|---|
| WC (avec réservoir de chasse), lave-mains, poste d'eau | 0,5 |
| Bidet, WC (à usage collectif), machine à laver le linge ou la vaisselle | 1 |
| Lavabo | 1,5 |
| Douche | 2 |
| Évier | 2,5 |
| Baignoire (≤ 150 l de capacité) | 3 |
| Baignoire (> 150 l de capacité) | 3 + 0,1 par tranche de 10 litres supplémentaires |
Ce que l'outil applique exactement. Deux cas du tableau ne sont pas automatisés, pour éviter de produire un résultat faussement précis :
- Les baignoires de plus de 150 litres sont comptées au coefficient 3 sans la majoration de 0,1 par tranche de 10 L. Pour une grande baignoire ou une balnéo, ajoutez la majoration à la main, ou passez en méthode collective où le débit de remplissage est saisi directement.
- Les urinoirs n'entrent pas dans la méthode individuelle : ils relèvent d'installations collectives. Utilisez la méthode collective, qui les distingue selon leur type (robinet individuel 0,15 L/s, action siphonique 0,50 L/s).
- Reporter la somme des coefficients sur la courbe du DTU pour déterminer le diamètre minimal. Cette opération est réalisée automatiquement grâce à notre outil qui intègre la courbe.

- À partir de notre base de données, nous identifions le tuyau au diamètre supérieur le plus proche.
📌 Exemple :
Pour une installation comprenant 5 lavabos et 7 douches, le calcul est : 5×1,5 + 7×2 = 21,5 > 15. La méthode collective s'applique.
Méthode de calcul collective
- Identifier et lister les appareils sanitaires présents, y compris ceux spécifiques aux installations collectives comme les WC avec robinet individuel.
- Associer chaque type d'appareil à un débit défini par le DTU 60.11 Partie 1-1, défini dans le tableau ci-dessous :
| Appareil | Qmin (L/s) |
|---|---|
| Lavabo, bidet | 0,20 |
| Évier, douche | 0,20 |
| Baignoire | 0,33 |
| Poste d'eau, robinet 1/2" (demi-pouce) | 0,33 |
| Poste d'eau, robinet 3/4" (trois quarts de pouce) | 0,42 |
| WC avec réservoir de chasse | 0,12 |
| WC avec robinet de chasse | 1,50 |
| Urinoir avec robinet individuel | 0,15 |
| Urinoir à action siphonique | 0,50 |
| Lave-mains | 0,10 |
| Bac à laver | 0,33 |
| Machine à laver le linge | 0,20 |
| Machine à laver la vaisselle | 0,10 |
- Appliquer un coefficient de simultanéité si le nombre d'appareils raccordés dépasse 5, afin d'obtenir un débit représentatif de l'usage réel. Certains sont utilisés à un moment donné, alors que d'autres le seront plus tard. Voici la formule du coefficient de simultanéité :
Coefficient de simultanéité (NF DTU 60.11 P1-1)
N : nombre d'appareils raccordés sur le tronçon · formule applicable uniquement au-delà de 5 appareils · exemple : N = 10 → 0,8/√9 = 0,267, soit 26,7 % du débit cumulé
Le débit probable se calcule alors ainsi :
Débit probable
Qcumulé : somme des débits de base des appareils (L/s) · y : coefficient de simultanéité · le forfait des WC à robinet de chasse s'ajoute APRÈS cette pondération, il n'est jamais pondéré
- Une fois le débit obtenu, on obtient le diamètre minimum de canalisation grâce à la vitesse critique. Cette vitesse définie dans les champs du début, nous permet de lier débit et diamètre par la formule classique.
- Grâce à notre base de données sur les diamètres intérieurs des tuyaux nous vous proposons le tuyau avec le diamètre juste supérieur au plus proche, dans le matériau choisi.
- Enfin, on estime les pertes de charge linéiques. L'outil les donne à deux températures, 10 °C et 50 °C, au moyen de corrélations empiriques en puissance de la vitesse et du diamètre — une approximation d'avant-projet, plus rapide qu'une résolution de Darcy-Weisbach mais moins fine qu'elle. Les pertes singulières (coudes, tés, robinetterie) ne sont pas calculées ici : l'usage veut qu'on les estime à 10-15 % des pertes linéiques en première approche, mais sur un réseau chargé en accessoires il faut les compter une à une.
Les robinets de chasse, ne fonctionnant que pendant quelques secondes, ne sont pas comptabilisés dans le calcul au même titre que les autres appareils. Il y a lieu de considérer pour ces robinets de chasse :
- Pour 3 robinets installés : 1 seul robinet en fonctionnement
- Pour 4 à 12 robinets installés : 2 robinets en fonctionnement
- Pour 13 à 24 robinets installés : 3 robinets en fonctionnement
- Pour 25 à 50 robinets installés : 4 robinets en fonctionnement
- Pour plus de 50 robinets installés : 5 robinets en fonctionnement
Le débit ainsi obtenu pour les robinets de chasse est à ajouter à la somme des débits obtenus pour les autres appareils après application du coefficient de simultanéité.
On considère que tous les lavabos et douches peuvent fonctionner simultanément (coefficient de simultanéité = 1), sauf si l'installation est équipée de robinets à fermeture temporisée. Pour les autres appareils, le coefficient de simultanéité classique est appliqué.
- Eau Chaude : Seul le débit de l'appareil le plus demandeur (généralement la douche) est pris en compte.
- Eau Froide : On cumule le débit de l'appareil le plus demandeur avec le débit de remplissage du réservoir WC.
Dans ces établissements (hors chambres d'hôpitaux), le coefficient de simultanéité standard s'applique.
Explication de la méthode de calcul simplifiée
Conditions d'utilisation
La méthode simplifiée n'est utilisable que pour des installations répondant aux critères suivants :
- Les débits de puisage sont inférieurs à ceux définis au tableau ci-dessous
- L'utilisation de l'eau n'est pas continue, une utilisation est dite continue lorsqu'elle dure plus de 15 min.
| Point de Puisage | Unité de charge Lu |
|---|---|
| Lavabo, lave-mains, bidet, réservoir de chasse | 1 |
| Évier de cuisine, lave-linge, lave-vaisselle, douche | 2 |
| Robinet de chasse d'urinoir | 3 |
| Baignoire à usage domestique | 4 |
| Robinet (jardin / garage) | 5 |
| Évier de cuisine à usage non domestique DN 20, baignoire non domestique | 8 |
| Robinet de chasse DN 20 | 15 |
Méthode de calcul
- La méthode de calcul est basée sur les unités de charge (Lu), en lien direct avec le débit requis, la durée d'utilisation de cet appareil et sa fréquence d'utilisation. Selon la norme NF EN 806-3, une unité de charge (LU) équivaut à un débit de puisage de 0,1 l/s.
- Les unités de charge doivent être déterminées pour chaque section de l'installation en partant du dernier point de puisage. Les unités de charge s'ajoutent pour déterminer la charge max.
- Enfin, pour chaque type de matériau, le diamètre du tuyau doit être choisi en fonction de la charge max déterminée et de la charge unitaire maximale - voir les tableaux en ressource ci-dessous.
Tableaux de dimensionnement par matériau
Ces tables constituent la méthode simplifiée du NF DTU 60.11 P1-1 (août 2013), qui reprend l'approche par unités de charge de la NF EN 806-3 (juin 2006). Le DTU d'août 2013 a remplacé le DTU 60.11 (P 40-202) d'octobre 1988 : méfiez-vous des tableaux qui circulent encore sous l'ancienne référence.
Tuyaux d'alimentation Cuivre (méthode simplifiée)
| Charge max. LU | 1 | 3 | 4 | 5 | 6 | 10 | 20 | 50 | 165 | 430 |
| Valeur max unitaire LU | — | 2 | 2 | 2 | 3 | 4 | 5 | 8 | — | — |
| da × s (mm) | 12×1 | 14×1 | 15×1 | 15×1 | 16×1 | 18×1 | 22×1 | 28×1 | 35×1 | 42×1 |
| di (mm) | 10 | 12 | 13 | 13 | 14 | 16 | 20 | 25 | 32 | 39 |
| Longueur max (m) | 20 | 15 | 9 | 7 | — | — | — | — | — | — |
Tuyaux d'alimentation PEX Série 5 (méthode simplifiée)
| Charge max. LU | 1 | 3 | 4 | 6 | 13 | 25 | 55 | 180 | 500 |
| Valeur max unitaire LU | — | — | 3 | 3 | 3 | 4 | 5 | 8 | — |
| da × s (mm) | 12×1,1 | 16×1,5 | 16×1,5 | 16×1,5 | 20×1,9 | 25×2,3 | 32×3 | 40×3,7 | 50×4,6 |
| di (mm) | 9,8 | 13 | 13 | 13 | 16,2 | 20,4 | 26 | 32,6 | 40,8 |
| Longueur max (m) | 20 | 15 | 9 | 7 | — | — | — | — | — |
Tuyaux d'alimentation Multicouche (méthode simplifiée)
| Charge max. LU | 3 | 4 | 5 | 6 | 10 | 20 | 55 | 180 | 540 |
| Valeur max unitaire LU | 2 | 2 | 2 | 3 | 4 | 5 | 8 | — | — |
| da × s (mm) | 16×2 | 16×2 | 16×2 | 18×2 | 20×2,5 | 26×3 | 32×3 | 40×3,5 | 50×4 |
| di (mm) | 12 | 12 | 12 | 14 | 15 | 20 | 26 | 33 | 42 |
| Longueur max (m) | 9 | 5 | 4 | — | — | — | — | — | — |
Tuyaux d'alimentation Acier Inoxydable (méthode simplifiée)
| Charge max. LU | 3 | 4 | 6 | 10 | 20 | 50 | 165 | 430 |
| Valeur max unitaire LU | — | 3 | 3 | 4 | 5 | 8 | — | — |
| da × s (mm) | 15×1 | 15×1 | 18×1 | 22×1 | 28×1,2 | 35×1,5 | 42×1,5 | — |
| di (mm) | 13 | 13 | 16 | 19,6 | 25,6 | 32 | 39 | — |
| Longueur max (m) | 15 | 9 | 7 | — | — | — | — | — |
Tuyaux d'alimentation PVC-C Série 6.3 (méthode simplifiée)
| Charge max. LU | 80 | 240 | 570 |
| DN | 32 | 40 | 50 |
| di (mm) | 27,2 | 34 | 42,6 |
Tuyaux d'alimentation PVC-C Série 4 (méthode simplifiée)
| Charge max. LU | 3 | 4 | 5 | 10 | 20 | 45 | 160 | 420 |
| Valeur max unitaire LU | — | — | 2 | 4 | 5 | 8 | — | — |
| da × s (mm) | 16×1,8 | 16×1,8 | 16×1,8 | 20×2,3 | 25×2,8 | 32×3,6 | 40×4,5 | 50×5,6 |
| di (mm) | 12,4 | 12,4 | 12,4 | 15,4 | 19,4 | 24,8 | 31 | 38,8 |
| Longueur max (m) | 10 | 6 | 5 | — | — | — | — | — |
Tuyaux d'alimentation PPR Série 2.5 (méthode simplifiée)
| Charge max. LU | 1 | 2 | 3 | 4 | 6 | 13 | 30 | 70 | 200 | 540 |
| Valeur max unitaire LU | — | — | 2 | 3 | 3 | 3 | 4 | 5 | 8 | — |
| da × s (mm) | 16×2,7 | 16×2,7 | 20×3,4 | 20×3,4 | 20×3,4 | 25×4,2 | 32×5,4 | 40×6,7 | 50×8,4 | 63×10,5 |
| di (mm) | 10,6 | 10,6 | 13,2 | 13,2 | 13,2 | 16,6 | 21,2 | 26,6 | 33,2 | 42 |
| Longueur max (m) | 20 | 12 | 8 | 15 | 9 | 7 | — | — | — | — |
Tuyaux d'alimentation Acier Galvanisé à chaud (méthode simplifiée)
| Charge max. (Σ LU) | 6 | 16 | 40 | 160 | 300 | 600 |
| Valeur max unitaire LU | 4 | 8 | — | — | — | — |
| DN | 15 | 20 | 25 | 32 | 40 | 50 |
| di (mm) | 16 | 21,6 | 27,2 | 35,9 | 41,8 | 53 |
| Longueur max (m) | 10 | 6 | — | — | — | — |
Comment ce calcul est vérifié
Le moteur de cet outil est couvert par une suite de 38 tests automatisés construite sur des références externes, et non sur ses propres sorties.
- Les tableaux publiés sur cette page sont comparés aux constantes du moteur. Débits de base, coefficients individuels et unités de charge sont assertés valeur par valeur : si un tableau affiché divergeait un jour de ce que l'outil calcule, les tests échoueraient.
- Formule de simultanéité réécrite indépendamment : 0,8/√(N−1) est recalculée hors du moteur et comparée à sa sortie pour 6, 8, 10, 20 et 50 appareils, ainsi qu'au seuil de déclenchement (aucune pondération à 5 appareils ou moins).
- Vérité analytique sur l'hydraulique : le diamètre minimal retourné vérifie Q = V × S à 0,01 mm près, sur plusieurs vitesses limites. La vitesse réelle dans le tube retenu, réinjectée dans la section, redonne bien le débit probable.
- Cas particuliers du DTU couverts : forfait des WC à robinet de chasse sur ses cinq paliers (1 à 3, 4 à 12, 13 à 24, 25 à 50, plus de 50), écoles et casernes avec lavabos et douches non pondérés, chambres d'hôpital en eau chaude et en eau froide. Le test vérifie aussi que le forfait des robinets de chasse est ajouté après le coefficient de simultanéité, et non avant.
- Entrées dégradées : une installation vide ne produit ni
NaNni diamètre fantaisiste, et l'absence de vitesse limite se replie sur 1,5 m/s.
Références
- NF DTU 60.11 P1-1 — Règles de calcul des installations de plomberie sanitaire et des installations d'évacuation des eaux pluviales, Partie 1-1 : réseaux d'alimentation d'eau froide et chaude sanitaire. Source des coefficients individuels, des débits de base, du coefficient de simultanéité et des vitesses limites.
- NF EN 806-3 (juin 2006) — Spécifications techniques relatives aux installations d'eau destinée à la consommation humaine à l'intérieur des bâtiments, Partie 3 : dimensionnement, méthode simplifiée. Source des unités de charge (1 LU = 0,1 L/s) et des tables de dimensionnement par matériau.
- NF EN 1717 — Protection contre la pollution de l'eau potable et exigences générales des dispositifs de protection contre la pollution par retour.
- Un tronçon à la fois. L'outil dimensionne une conduite desservant un groupe d'appareils, pas un réseau complet. Pour enchaîner les tronçons d'une colonne montante ou d'une distribution ramifiée, utilisez l'outil Calcul de réseau plomberie collectif.
- La pression disponible n'est pas vérifiée. Le calcul retient un diamètre à partir du débit et de la vitesse limite, mais ne contrôle ni la pression au robinet le plus défavorisé, ni la hauteur manométrique nécessaire. Sur un immeuble ou un long parcours, cette vérification est indispensable et peut imposer un diamètre supérieur.
- Les pertes de charge linéiques affichées proviennent de corrélations empiriques pour l'eau à 10 °C et 50 °C. Elles donnent un ordre de grandeur par mètre de conduite ; elles ne remplacent pas un calcul Darcy-Weisbach sur le tracé réel.
- Les pertes de charge singulières ne sont pas calculées. L'approximation courante de 15 % des pertes linéiques est un ordre de grandeur d'avant-projet : sur un réseau chargé en coudes, tés et robinetterie, comptez-les une à une avec Pertes de charge singulières.
- La méthode simplifiée EN 806-3 n'est valable que si les débits de puisage restent sous les valeurs standard et si l'usage n'est pas continu (moins de 15 minutes d'affilée). Hors de ce domaine, seule la méthode générale s'applique.
- Ni le bouclage d'eau chaude, ni le traitement anti-légionelle, ni les dispositifs de protection anti-retour (NF EN 1717) ne sont traités ici.
- Résultat indicatif d'aide à la conception. Pour un marché ou une note de calcul contractuelle, faites valider le dimensionnement par un bureau d'études.
Questions fréquentes
Pour aller plus loin