Bouclage ECS — dimensionnement du réseau bouclé

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Cliquez sur un élément pour éditer ses paramètres.ProductionCollecteur allerBoucleCollecteur retourPompeBoucle défavorisée

1Collecteur aller

1 tronçon — un tronçon par piquage de boucle

#LongueurDiamètreÉp. isolant (mm)
1
m

2Boucles

BoucleCanalisation allerCanalisation retourActions
Long.DiamètreIsol. (mm)Long.Isol. (mm)
1
m
m

3Collecteur retour

1 tronçon — diamètres calculés automatiquement

#LongueurÉp. isolant (mm)
1
m

Résultats

Renseignez le réseau ci-dessus puis lancez le calcul depuis le panneau « Paramètres globaux ».

Débit de bouclage, diamètre des retours, épaisseur de calorifuge, pertes de charge et HMT de la pompe : le calcul complet d'un réseau bouclé d'eau chaude sanitaire par la méthode itérative en 11 étapes du NF DTU 60.11 Partie 1-2.

Mis à jour le

Qu'est-ce qu'un bouclage ECS ?

Un réseau bouclé d'eau chaude sanitaire est un réseau dans lequel une pompe entretient une circulation permanente, même robinets fermés. L'eau part de la production, parcourt le collecteur aller, descend ou monte chaque boucle, puis revient au générateur par le collecteur retour. Cette circulation compense en continu les pertes thermiques des canalisations : l'eau reste chaude jusqu'au dernier piquage, et l'usager n'a plus à laisser couler des litres d'eau froide avant d'obtenir de l'eau chaude.

Le second motif est sanitaire, et c'est lui qui rend le bouclage obligatoire : une eau maintenue au-dessus de 50 °C n'offre plus de conditions favorables à la prolifération des légionelles, alors qu'un bras mort tiède en constitue le terrain idéal.

L'objectif de dimensionnement : plus de 50 °C en tout point

Les calculs doivent viser une température d'eau supérieure à 50 °C en tout point du système de distribution, à l'exception des tubes finaux qui alimentent les points de puisage. Viser exactement 50 °C au point le plus défavorable reviendrait à ne se garder aucune marge devant les tolérances de pose, l'encrassement du calorifuge et les conditions réelles d'exploitation : on retient donc une consigne de calcul légèrement supérieure.

Ce qu'est une boucle, au sens du DTU

Selon le NF DTU 60.11 Partie 1-2, les boucles sont les circuits dérivés branchés sur le collecteur principal. Chaque boucle comprend :

  • une canalisation aller, qui part du piquage sur le collecteur aller — typiquement une colonne montante dans un immeuble — et amène l'eau chaude vers les points de puisage ;
  • une canalisation retour, qui ramène l'eau de bouclage vers le collecteur retour et porte l'organe d'équilibrage.

Un circuit désigne l'ensemble « une boucle + les tronçons de collecteurs qui la relient à la production » ; c'est sur les circuits que se compare la perte de charge. Les antennes, elles, ne font pas partie du réseau bouclé : ce sont les tubes terminaux qui desservent un appareil ou un groupe d'appareils.

Schéma de principe d'un réseau bouclé ECS selon le DTU 60.11 P.1-2 : collecteur aller, canalisations aller et retour, antennes, organes d'équilibrage et pompe de circulation
Schéma de principe d'un réseau bouclé ECS, établi par CalculPro d'après la figure 1 du NF DTU 60.11 P1-2. 1 : collecteur aller, 2 : canalisation aller, 3 : antenne, 4 : canalisation retour, 5 : collecteur retour, 6 : organe d'équilibrage, 7 : pompe de circulation, 8 : appareil ou groupe d'appareils.

Collecteur aller et collecteur retour

Le collecteur aller achemine l'eau chaude depuis la production vers les différents piquages de boucle. Il se découpe en tronçons successifs entre chaque piquage ; en régime de bouclage, le débit y diminue au fur et à mesure que les boucles sont alimentées.

Le collecteur retour fonctionne en sens inverse : les débits de retour de chaque boucle s'y cumulent, si bien que le dernier tronçon — le plus proche du générateur — transporte le débit total de bouclage. C'est aussi sur lui que se place la pompe. À chaque piquage, l'eau du collecteur se mélange au retour d'une boucle : la température qui en résulte est la moyenne des deux flux pondérée par leurs débits.

Quand le bouclage est-il obligatoire ? La règle des 3 litres

La question précède le dimensionnement, et c'est un texte réglementaire qui y répond, pas le DTU. L'arrêté du 30 novembre 2005, qui modifie celui du 23 juin 1978, impose que le volume des tubes finaux d'alimentation, entre le point de distribution et le point de puisage, soit aussi réduit que possible et n'excède pas 3 litres. C'est ce que la profession appelle le volume hors bouclage.

Tant que chaque point de puisage reste sous ces 3 litres, aucun maintien en température n'est exigé. Dès qu'un seul les dépasse, il faut un dispositif de maintien en température : un bouclage dans l'immense majorité des cas, un traçage électrique plus rarement. Le même arrêté fixe alors l'objectif thermique : une eau à 50 °C au moins en tout point du système de distribution, antennes terminales exceptées.

Trois litres ne se traduisent pas en une longueur unique : tout dépend du diamètre. Le tableau ci-dessous donne la longueur correspondante pour quelques tubes courants — c'est le contenu géométrique du tube, π·d_i²/4 × L.

TubeDiamètre intérieurContenanceLongueur pour 3 litres
Cuivre 12×110 mm0,079 L/m38 m
Cuivre 14×112 mm0,113 L/m26,5 m
Cuivre 16×114 mm0,154 L/m19,5 m
Cuivre 18×116 mm0,201 L/m15 m
Cuivre 22×120 mm0,314 L/m9,5 m
PER 16×1,513 mm0,133 L/m22,5 m
PER 20×1,916,2 mm0,206 L/m14,5 m

Ne pas confondre cette règle avec la règle des 8 mètres du NF DTU 60.11, qui plafonne la longueur des antennes. La première est réglementaire et s'exprime en volume ; la seconde relève des règles de l'art et s'applique une fois le réseau bouclé. Respecter les 3 litres n'exonère pas des 8 mètres dès lors qu'un bouclage existe.

Les autres seuils de température de l'arrêté

Le même texte encadre la production et le puisage, et il faut les distinguer de la consigne de distribution :

  • Stockage de 400 litres ou plus : eau à 55 °C au moins en sortie, ou élévation quotidienne de la température de l'ensemble du volume — une heure à 60 °C, quatre minutes à 65 °C ou deux minutes à 70 °C.
  • Aux points de puisage : 50 °C au maximum dans les pièces destinées à la toilette, 60 °C au maximum dans les autres pièces. C'est une limite anti-brûlure, à ne pas confondre avec le minimum de 50 °C imposé dans le réseau.

Le bouclage vit donc entre deux contraintes opposées : assez chaud pour la légionelle dans les canalisations, assez tempéré pour la brûlure au robinet. C'est le rôle du mitigeur thermostatique, en aval du bouclage.

Vitesses et diamètres imposés au retour

Un bouclage se dimensionne par la vitesse autant que par la thermique. Trop lente, l'eau stagne, le biofilm se développe et les dépôts s'accumulent ; trop rapide, elle fait du bruit et érode les parois. Le NF DTU 60.11 P1-2 retient trois seuils, que l'outil applique tels quels :

  • 0,20 m/s au minimum dans les canalisations de retour de boucle ;
  • 0,50 m/s au maximum — valeur conseillée — dans ces mêmes retours ;
  • 1,00 m/s au maximum dans le collecteur retour, où les débits de toutes les boucles se cumulent.

Le calcul part du plus petit diamètre de retour admis pour le matériau, puis remonte le catalogue tant que la vitesse dépasse 0,50 m/s. À l'autre extrémité, si la vitesse tombe sous 0,20 m/s, c'est le débit qui est relevé pour l'atteindre : la boucle circule alors plus vite que ses seules pertes thermiques ne l'exigeraient, et sa chute de température réelle passe bien en dessous de l'hypothèse de départ. Sur un immeuble de logements, c'est le cas le plus fréquent.

Le DTU fixe enfin un plancher de diamètre pour les canalisations de retour, matériau par matériau — un diamètre intérieur d'au moins 12 mm dans tous les cas. Voici le plus petit tube que l'outil retient dans chaque catalogue :

MatériauDiamètre minimal de retourd_i (mm)d_e (mm)λ tube (W/m·K)
Acier galvaniséDN 1516,721,350
Cuivre14×11214380
PVC-C (PVC-HTA)DN 32 (32×2.4) - S6.327,2320,16
PEXDN 16 (16×1.5)13160,35
PB (Polybutène)DN 16 (16×1.5)13160,22
Multicouche (PEX-Al-PEX)16×2.012160,4
Acier inoxydable15×1.0131515

Si le diamètre de retour calculé dépassait celui de la canalisation aller, la boucle est mal conçue — trop longue, trop peu isolée, ou desservant trop d'appareils : l'outil le signale plutôt que de produire un réseau irréalisable.

Abaque : épaisseur minimale de calorifuge sur un bouclage ECS

Le DTU ne prescrit pas une épaisseur, mais une performance : le coefficient de transmission thermique linéique de la canalisation habillée doit rester sous un plafond qui dépend du diamètre extérieur du tube nu.

Critère d'isolation du NF DTU 60.11 P1-2

U_l 3,3 × d_e + 0,22

U_l : coefficient de transmission thermique linéique de la canalisation habillée, en W/(m·K) · d_e : diamètre extérieur du TUBE NU, exprimé en mètres — une valeur en millimètres rendrait le critère toujours satisfait

L'épaisseur qui satisfait ce critère se déduit de la formule (1) en résolvant à rebours : elle dépend du diamètre, de la conductivité du tube et de celle de l'isolant. Les deux abaques ci-dessous sont calculés par le moteur de l'outil, pour les trois conductivités utiles les plus courantes — mousse phénolique (0,023), polyuréthane (0,028) et laine minérale ou mousse élastomère (0,038 W/(m·K)).

Acier galvaniséd_e (mm)U_l,max (W/m·K)λ = 0,023λ = 0,028λ = 0,038
DN 1521,30,2905 mm6 mm10 mm
DN 2026,90,3096 mm8 mm12 mm
DN 2533,70,3317 mm9 mm14 mm
DN 3242,40,3609 mm11 mm16 mm
DN 4048,30,3799 mm12 mm18 mm
DN 5060,30,41911 mm13 mm20 mm
Cuivred_e (mm)U_l,max (W/m·K)λ = 0,023λ = 0,028λ = 0,038
14×1140,2663 mm4 mm6 mm
16×1160,2734 mm5 mm7 mm
18×1180,2794 mm5 mm8 mm
22×1220,2935 mm7 mm10 mm
28×1280,3126 mm8 mm12 mm
28×1.5280,3126 mm8 mm12 mm
35×1.5350,3368 mm10 mm15 mm
42×1.5420,3599 mm11 mm16 mm
54×1.5540,39810 mm13 mm19 mm

Deux lectures s'imposent. D'abord, ces épaisseurs sont des minima réglementaires, pas des recommandations économiques : le critère borne la perte linéique, il ne dit rien de la consommation annuelle du bouclage, souvent le premier poste de pertes d'une production collective. Un cahier des charges énergétique demande couramment davantage, et les épaisseurs du commerce (9, 13, 19, 25, 30 mm) laissent de toute façon peu de choix intermédiaire.

Ensuite, l'écart entre matériaux est trompeur. Un tube en cuivre demande moins d'isolant qu'un acier galvanisé de même dimension parce que son diamètre extérieur est plus faible — pas parce qu'il conduit moins : à ces épaisseurs, la résistance du métal est négligeable devant celle du calorifuge. Sur les tubes de synthèse, en revanche, la paroi elle-même participe à l'isolation.

Algorithme de calcul (11 étapes DTU)

Le NF DTU 60.11 Partie 1-2 définit un algorithme itératif en 11 étapes pour dimensionner un réseau bouclé ECS. Le schéma interactif ci-dessous illustre l'enchaînement des calculs, de la vérification de l'isolation jusqu'au dimensionnement de la pompe de bouclage.

ThermiqueDébitsDimensionnementVérificationRésultatConvergence

L'itération porte sur l'étape 4. On démarre en supposant que chaque boucle consomme la moitié de la chute de température de calcul, on en déduit les débits, on suit la température jusqu'au point le plus froid du collecteur retour — et si la consigne n'y est pas tenue, on resserre l'hypothèse sur les boucles situées en amont de ce point, puis on recommence. La convergence est atteinte à 0,01 K près.

Formules du NF DTU 60.11 P1-2

Formule (1) — étape 1 : résistance thermique linéique

R_l =
1λ_tube
·ln
d_ed_i
+
1λ_isol
·ln
d_extd_e
+
2h_e·d_ext

R_l : résistance thermique linéique de la canalisation habillée, en (m·K)/W · λ_tube : conductivité du tube (380 W/(m·K) pour le cuivre, 50 pour l'acier galvanisé, 0,35 pour le PER) · λ_isol : conductivité utile de l'isolant selon NF EN ISO 23993 · d_i, d_e : diamètres intérieur et extérieur du tube nu (m) · d_ext = d_e + 2·e_isol : diamètre extérieur du calorifuge (m) · h_e : coefficient d'échange superficiel extérieur, pris à 10 W/(m²·K) par défaut

Formule (1) — étape 2 : coefficient de transmission thermique linéique

U_l =
R_l

U_l : coefficient de transmission thermique linéique de la canalisation habillée, en W/(m·K) — c'est la grandeur que le critère du DTU plafonne · R_l : résistance obtenue à l'étape 1

Formule (2) — perte thermique d'un tronçon

Q = U_l × L × (θe θa)

Q : perte thermique du tronçon (W) · U_l : coefficient de transmission linéique (W/(m·K)) · L : longueur du tronçon (m) · θe : température de l'eau dans le tronçon (°C) · θa : température du local traversé (°C), typiquement 20 °C en gaine chauffée, 13 à 15 °C en sous-sol

Formule (4) — chute de température dans un tronçon

Δθ =
Q1 160 × q

Δθ : chute de température (K) · Q : perte thermique du tronçon (W) · q : débit (m³/h — et non L/s) · 1 160 : produit ρ·c de l'eau en Wh/(m³·K), soit 1 000 kg/m³ × 1,16 Wh/(kg·K)

Débit de bouclage d'une boucle

q_bou =
Q_a + Q_r1 160 × Δθ_bou

q_bou : débit de la boucle (m³/h) · Q_a, Q_r : pertes thermiques des canalisations aller et retour de la boucle (W) · Δθ_bou : chute de température admise sur la boucle (K), initialisée à la moitié de la chute de calcul θdépart − θmin

Formule (5) — perte de charge linéaire (Darcy-Weisbach)

ΔP = λ ×
LD
×
ρ ×2

ΔP : perte de charge du tronçon (Pa) · λ : coefficient de frottement, sans dimension, issu de Colebrook-White · L : longueur (m) · D : diamètre intérieur (m) · ρ : masse volumique de l'eau, 1 000 kg/m³ · v : vitesse (m/s) · 1 mCE ≈ 9 810 Pa

Formule (6) — coefficient de frottement (Colebrook-White)

1√λ
= 2 log₁₀ (
ε3,7 D
+
2,51Re √λ
)

λ : coefficient de frottement · ε : rugosité de la paroi, prise forfaitairement à 0,1 mm par le DTU quel que soit le matériau, pour tenir compte de l'entartrage · D : diamètre intérieur (m) · Re : nombre de Reynolds, v·D/ν · équation implicite, résolue par itérations

Kv de l'organe d'équilibrage

Kv =
q√ΔP_organe

Kv : coefficient de débit de l'organe (m³/h) — c'est le débit qu'il laisse passer sous 1 bar · q : débit de la boucle (m³/h) · ΔP_organe : différentiel à absorber (bar), égal à la perte de charge du circuit le plus défavorisé moins celle du circuit considéré

Exemple chiffré : un R+4 à trois colonnes

Immeuble de logements, production centralisée en sous-sol, trois colonnes montantes bouclées. Réseau en acier galvanisé, calorifuge en laine minérale (λ = 0,038 W/(m·K)). Départ ECS à 60 °C, consigne minimale 55 °C, locaux traversés à 20 °C. Le générateur oppose 5 000 Pa, les accessoires de pompe 3 000 Pa.

ÉlémentLongueurDiamètreCalorifuge
Collecteur aller — tronçon 110 mDN 4030 mm
Collecteur aller — tronçon 212 mDN 3230 mm
Collecteur aller — tronçon 312 mDN 2530 mm
Colonne 1 (aller)18 mDN 2525 mm
Colonnes 2 et 3 (aller)18 mDN 2025 mm
Retours de colonne18 mà déterminer25 mm
Collecteur retour10 + 12 + 12 mà déterminer25 mm

Le calcul converge dès la première itération et donne :

  • Débit total de bouclage : 0,47 m³/h, soit 0,158 m³/h par colonne.
  • Retours de colonne en DN 15, le plus petit diamètre admis en acier galvanisé, à 0,20 m/s.
  • Pertes thermiques du réseau : 1 412 W — 795 W sur l'aller, 618 W sur le retour, pour 176 mètres de canalisations, soit un peu plus de 8 W par mètre.
  • Point le plus froid à 57,0 °C, pour une consigne de 55 °C : la marge est tenue.
  • HMT de la pompe : 1,70 mCE, dont 0,88 mCE pour le circuit le plus défavorisé — celui de la troisième colonne, la plus éloignée — et le reste pour le générateur et les accessoires.

Le résultat instructif est ailleurs. Les trois colonnes se calent sur le plancher de vitesse de 0,20 m/s : leur débit n'est pas dicté par les pertes thermiques mais par cette vitesse minimale. La chute de température réelle par boucle tombe alors autour de 1,5 K, très en dessous de l'hypothèse de départ du DTU (la moitié de 5 K, soit 2,5 K). Autrement dit, sur des boucles courtes et bien calorifugées, le dimensionnement n'est pas thermique : il est sanitaire. Vouloir réduire le débit de bouclage pour économiser la pompe reviendrait à descendre sous 0,20 m/s, ce que le DTU écarte pour des raisons de biofilm.

Comment ce calcul est vérifié

Le moteur de cet outil est couvert par une suite de 50 tests automatisés, construite sur des références extérieures au calcul — jamais sur ses propres sorties.

  • Les tableaux de cette page sont produits par le moteur, pas recopiés à côté. Les deux abaques de calorifuge et la table des diamètres minimaux de retour sont générés à partir des constantes qui servent au calcul : ce que vous lisez et ce que l'outil applique ne peuvent pas diverger. Les vitesses limites, la rugosité forfaitaire, la majoration de 10 % et le produit ρ·c cités dans le texte sont assertés valeur par valeur.
  • Formule (1) réécrite indépendamment. Le coefficient U_l est recalculé indépendamment du moteur pour les 44 diamètres des sept catalogues de matériaux, cinq épaisseurs d'isolant et trois conductivités : les deux résultats coïncident à 10⁻⁹ % près. Le critère U_l,max = 3,3 · d_e + 0,22 est contrôlé en mètres — l'erreur d'unité qui le rendrait toujours satisfait est explicitement exclue.
  • Équation de Colebrook-White résolue à rebours. Le λ retenu, réinjecté dans l'équation d'origine, laisse un résidu inférieur à 3·10⁻⁷ sur toute la plage utile : DN 15 à DN 50, 0,2 à 2 m/s, 20 à 70 °C.
  • Recoupement avec une seconde implémentation du site. Le calculateur de pertes de charge totales résout Colebrook-White par point fixe là où celui-ci procède par substitutions successives : l'écart entre les deux reste sous 3·10⁻⁵ %, ce qui exclut toute erreur d'unité.
  • L'exemple chiffré ci-dessus est lui-même un test. Débit total, pertes thermiques, température au point le plus froid, HMT et diamètres retenus sont assertés : s'ils dérivaient, la suite échouerait.
  • Entrées dégradées. Débit nul, diamètre nul, consigne supérieure à la température de départ, réseau sans boucle, tronçons désynchronisés : le calcul renvoie une valeur neutre ou refuse de produire un résultat. Aucune sortie n'est NaN, et aucun tableau de zéros n'est rendu silencieusement.

Références

  • NF DTU 60.11 (août 2013), Partie 1-2 — « Règles de calcul des installations de plomberie sanitaire et d'évacuation des eaux pluviales — Conception et dimensionnement des réseaux bouclés d'eau chaude sanitaire ». Source de la méthode en 11 étapes, des formules (1) à (6), du critère U_l,max, des vitesses limites et des diamètres minimaux de retour. Ce DTU remplace le P 40-202 d'octobre 1988 : méfiez-vous des tableaux qui circulent encore sous l'ancienne référence. À ne pas confondre avec la Partie 1-1, qui traite les réseaux d'alimentation.
  • Arrêté du 30 novembre 2005 modifiant l'arrêté du 23 juin 1978 relatif aux installations fixes destinées au chauffage et à l'alimentation en eau chaude sanitaire (Légifrance). Source du volume de 3 litres pour les tubes finaux, du minimum de 50 °C en tout point du système de distribution, des 55 °C en sortie de stockage à partir de 400 litres et des limites anti-brûlure au puisage.
  • COSTIC, « Conception des réseaux bouclés d'eau chaude sanitaire », avec l'ADEME, EDF et Cegibat, février 2021, 116 pages — guide gratuit sur les architectures de bouclage, les pertes thermiques et le choix du calorifuge.
  • Cegibat (GRDF), « Bouclage de l'eau chaude sanitaire (ECS) et légionelles », mise à jour du 21 octobre 2021 — synthèse du cadre réglementaire et des bonnes pratiques de conception.
  • NF EN ISO 23993 (juin 2012) — « Produits isolants thermiques pour l'équipement du bâtiment et les installations industrielles — Détermination de la conductivité thermique utile ». Origine des conductivités d'isolant retenues par l'outil.
  • C. F. Colebrook, « Turbulent flow in pipes, with particular reference to the transition region between the smooth and rough pipe laws », Journal of the Institution of Civil Engineers, vol. 11, 1939 — l'équation implicite résolue pour les pertes de charge.

Questions fréquentes sur le bouclage ECS

Dès que le volume d'eau contenu dans les tubes finaux, entre le point de distribution et le point de puisage, dépasse 3 litres. C'est la règle posée par l'arrêté du 30 novembre 2005 modifiant celui du 23 juin 1978 : ce volume « hors bouclage » doit être aussi réduit que possible et, en tout état de cause, ne pas dépasser 3 litres. Au-delà, il faut un dispositif de maintien en température — le bouclage dans l'immense majorité des cas, le traçage électrique plus rarement. Le même texte impose une eau à 50 °C au moins en tout point du système de distribution, antennes terminales exceptées.

Cela dépend entièrement du diamètre. Un tube cuivre 12×1 contient 0,079 litre par mètre : 3 litres représentent donc environ 38 mètres. Un cuivre 16×1 en contient 0,154, soit 19,5 mètres. Un cuivre 22×1 en contient 0,314 : moins de 10 mètres. C'est pourquoi la règle réglementaire s'exprime en volume et non en longueur, à la différence de la règle des 8 mètres du NF DTU 60.11, qui plafonne la longueur des antennes une fois le réseau bouclé.

Le débit d'une boucle compense ses pertes thermiques : q = (Q aller + Q retour) / (1 160 × Δθ), avec q en m³/h, les pertes en watts et Δθ la chute de température admise sur la boucle, en kelvins. Le DTU part de l'hypothèse Δθ = Δθcal/2, soit la moitié de l'écart entre la température de départ et la consigne minimale, l'autre moitié étant réservée aux collecteurs. Cette hypothèse est ensuite vérifiée par un bilan thermique au point le plus froid du collecteur retour, et corrigée jusqu'à convergence.

En pratique, sur les petites boucles d'un immeuble de logements, ce n'est presque jamais la thermique qui fixe le débit : la vitesse minimale de 0,20 m/s dans le retour donne un débit supérieur à celui qu'exigeraient les seules pertes. Le débit retenu est alors celui du plancher de vitesse, et la chute de température réelle tombe bien en dessous de l'hypothèse de départ.

Le NF DTU 60.11 P1-2 retient 0,20 m/s au minimum dans les canalisations de retour de boucle, pour limiter le développement du biofilm et l'accumulation de dépôts, et 0,50 m/s au maximum, valeur conseillée pour limiter le bruit et l'usure. Dans le collecteur retour, où les débits de toutes les boucles se cumulent, la vitesse ne doit pas dépasser 1 m/s. Ces trois seuils sont ceux que l'outil applique : sous 0,20 m/s, il relève le débit ; au-dessus de 0,50 m/s, il passe au diamètre supérieur du catalogue.

Le DTU fixe un plancher : DN 15 (16,7/21,3) en acier galvanisé, 14×1 en cuivre, DN 16 en PER ou en polybutène, et un diamètre intérieur d'au moins 12 mm pour tout autre matériau. Le calcul part de ce minimum, puis remonte le catalogue tant que la vitesse dépasse 0,50 m/s. Si le diamètre de retour ainsi obtenu dépassait le diamètre de la canalisation aller, c'est la conception de la boucle qui est à revoir — l'outil le signale.

Le DTU ne prescrit pas une épaisseur, mais une performance : le coefficient de transmission linéique de la canalisation habillée doit vérifier U_l ≤ 3,3 × d_e + 0,22, en W/(m·K), avec d_e le diamètre extérieur du tube nu exprimé en mètres. L'épaisseur qui en découle dépend donc du diamètre et de la conductivité de l'isolant. Avec une laine minérale à 0,038 W/(m·K), il faut au minimum 10 mm sur un DN 15 en acier galvanisé et 14 mm sur un DN 25 ; avec une mousse phénolique à 0,023, 5 mm et 7 mm suffisent au regard de ce critère. Ce sont des minima réglementaires : un cahier des charges énergétique demande couramment davantage.

Le débit de la pompe de bouclage — ou circulateur — est le débit total de bouclage, somme des débits de toutes les boucles. Sa hauteur manométrique est la perte de charge du circuit le plus défavorisé — celui dont le parcours aller-retour coûte le plus cher —, majorée des pertes du générateur d'ECS et des accessoires, clapet anti-retour en aval de la pompe compris. En l'absence de calcul détaillé des singularités, le DTU admet de majorer la perte de charge linéaire d'environ 10 %. La pompe se place sur le collecteur retour, avant le générateur.

Sans eux, l'eau emprunterait préférentiellement la boucle la moins résistante et délaisserait les colonnes éloignées, qui refroidiraient sous les 50 °C réglementaires. Chaque retour de boucle porte donc un organe d'équilibrage — vanne de réglage ou robinet thermostatique de bouclage — dont le rôle est d'absorber l'écart de perte de charge entre son circuit et le circuit le plus défavorisé, lequel reste grand ouvert. L'outil chiffre cet écart et le Kv correspondant. Le DTU demande en outre que l'ouverture retenue reste dans la plage de réglage annoncée par le fabricant et corresponde à un passage de fluide d'au moins 1 mm, pour éviter les imprécisions de réglage et le colmatage.

La partie 1-2 du NF DTU 60.11 (août 2013) est celle qui traite la conception et le dimensionnement des réseaux bouclés d'eau chaude sanitaire — à ne pas confondre avec la partie 1-1, consacrée aux réseaux d'alimentation en eau froide et chaude, ni avec les parties 2 (évacuation des eaux usées) et 3 (eaux pluviales). Elle décrit une méthode de calcul itérative en 11 étapes, de la vérification du calorifuge jusqu'à la hauteur manométrique de la pompe, et fournit les formules de perte thermique, de chute de température et de perte de charge ainsi que les valeurs de dimensionnement : U_l,max, vitesses limites, diamètres minimaux de retour, longueur maximale des antennes. C'est cette méthode que reproduit l'outil ci-dessus.