Calcul du diamètre d'évacuation des eaux usées
DTU 60.11 Partie 2Mis à jour leL'eau s'écoule du haut vers le bas : appareils → conduites → colonnes de chute → collecteurs → égout. Glissez le fond pour déplacer la vue · molette pour zoomer.
Synthèse du dimensionnement
Les diamètres retenus de chaque tronçon apparaîtront ici.
Composez votre réseau dans le synoptique ci-dessus (appareils → conduites de raccordement → colonnes de chute → collecteurs) : l'outil calcule le diamètre de chaque tronçon selon le DTU 60.11 Partie 2 et propose un tube du commerce dans le matériau choisi, avec note de calcul PDF.
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Explication de la méthode de calcul
Le dimensionnement d'un réseau d'évacuation d'eaux usées est encadré en France par le NF DTU 60.11 partie 2 (règles de calcul des installations d'évacuation des eaux usées et des eaux vannes). Un réseau se décompose en trois familles de tronçons, dimensionnées successivement dans le sens de l'écoulement :
- Les conduites de raccordement : tronçons reliant les appareils sanitaires (lavabo, douche, WC, lave-linge…) à la colonne de chute ;
- Les colonnes de chute : canalisations verticales qui descendent les eaux d'un ou plusieurs niveaux ;
- Les collecteurs : canalisations horizontales (en général enterrées ou en vide sanitaire) qui acheminent l'ensemble vers le branchement d'assainissement.
Le principe central de la méthode est la notion de débit probable : tous les appareils d'une installation ne se vident jamais simultanément. Plutôt que d'additionner les débits bruts, ce qui conduirait à des diamètres démesurés, le DTU applique une loi de simultanéité en racine carrée de la somme des débits, pondérée par un coefficient lié à la fréquence d'utilisation du bâtiment (logement, bureaux, établissement recevant du public…). C'est exactement le calcul que notre outil déroule ci-dessus, tronçon par tronçon, avant de proposer un tube du commerce dans le matériau choisi (PVC, PVC-HTA, PER, acier, polypropylène, multicouche).
Règles fondamentales à respecter
- •Diamètres croissants : Les diamètres des canalisations ne doivent jamais diminuer dans le sens de l'écoulement. Chaque tronçon aval doit avoir un diamètre supérieur ou égal au tronçon amont. L'outil relève automatiquement le diamètre d'une colonne ou d'un collecteur que son propre calcul ferait ressortir plus petit que le tronçon qui l'alimente.
- •Longueur max : Une conduite de raccordement ne doit pas dépasser 10 mètres de longueur.
- •Coudes à 90° : Maximum 3 coudes à 90° par conduite (sans compter le premier coude de raccordement à la colonne de chute).
- •Dénivelation max : La dénivelation entre le point haut et le point bas d'une conduite de raccordement ne doit pas dépasser 1 mètre.
- •Pente minimale : La pente des conduites de raccordement doit être supérieure à 1% sur toute leur longueur.
Données d'entrée
- Type d'installation - irrégulière, régulière ou fréquente - Selon le type d'utilisation, le débit probable d'eaux usées est affecté d'un coefficient (respectivement 0.5, 0.7, et 1.0).
- Type de tuyau - Sélectionnez le matériau utilisé parmi une base de données comprenant les standards du marché : PVC, PER, Acier, etc.
- Liste des appareils sanitaires sur conduite de raccordement - Renseignez le nombre et le type d'appareils présents par conduite de raccordement (appareil défini d'après le DTU 60.11 Partie 2).
- Types d'eaux évacuées:
- Eaux usées: eaux provenant de l'utilisation domestique, comme les eaux de lavage, de douche, etc., aussi appelées eaux ménagères.
- Eaux vannes: eaux provenant principalement des toilettes, aussi appelées eaux noires.
- Pente du collecteur - La pente du collecteur est un facteur important pour le bon écoulement des eaux usées. En général, une pente comprise entre 1% et 4% est recommandée pour les collecteurs horizontaux.
Résultats fournis
- Diamètre minimum conduite de raccordement / colonne de chute / collecteur : diamètre du tuyau minimum calculé en fonction des paramètres saisis (calcul basé sur le DTU 60.11 Partie 2)
- Tuyau recommandé : tuyau recommandé pour l'installation supérieur au diamètre minimum, basé sur les valeurs normalisées des différents types de tuyaux disponibles sur le marché.
Dimensionnement des conduites de raccordement
- Faire la liste des appareils raccordés sur une colonne de chute. L'outil va y associer le débit probable d'eaux usées de chaque appareil. Ce débit probable est défini dans le DTU 60.11 Partie 2 selon le tableau suivant:
| Appareils | Débit (L/s) |
|---|---|
| WC 9L (réservoir de chasse) | 2,5 |
| WC 6L ou 7,5L (réservoir de chasse) | 2 |
| Lave-linge jusqu'à 12kg | 1 |
| Bac à laver | 0,8 |
| Douche, évier, baignoire | 0,5 |
| Lave-vaisselle | 0,5 |
| Lave-linge jusqu'à 6kg | 0,5 |
| Douche à grille fixe | 0,4 |
| Lavabo, vasque, lave-mains | 0,3 |
| Urinoir avec vanne de rinçage | 0,3 |
| Urinoir avec chasse d'eau | 0,2 |
- Calculer le débit probable d'eaux usées en faisant la somme des débits probables de chaque appareil raccordé sur la colonne de chute, puis en appliquant la formule suivante:
Qb = débit de base (en L/s) selon le type d'installation (irrégulière, régulière ou fréquente) - voir tableau ci-dessous:
| Type d'installation | Débit de base (L/s) |
|---|---|
| Irrégulière | 0.5 |
| Régulière | 0.7 |
| Fréquente | 1.0 |
- Calculer le débit Qmax le plus grand, entre:
- le débit probable d'eaux usées calculé précédemment
- le débit d'eaux usées de l'appareil sanitaire ayant le plus grand débit d'évacuation.
- Une fois ce débit Qmax déterminé, il suffit de définir le diamètre intérieur minimum du tuyau selon le tableau suivant:
| Qmax (L/s) | Diamètre intérieur minimum (mm) |
|---|---|
| 0.4 | 25 |
| 0.5 | 33 |
| 1.0 | 43 |
| 1.5 | 56 |
| 2.0 | 66 |
| 2.25 | 73 |
| 2.5 | 83 |
- Grâce à notre base de données sur les diamètres intérieurs des tuyaux, nous vous proposons le tuyau avec le diamètre juste supérieur au plus proche, dans le matériau choisi.
📌 Exemple:
- Une conduite de raccordement d'une maison est constitué d'un lave-linge, une baignoire et d'un lavabo.
- Σ débits appareils raccordés = 1 + 0,5 + 0,3 = 1,8 L/s
- Débit probable = 0,5 × √(1,8) = 0,67 L/s
- Débit max (Qmax) = Maximum (débit probable | débit de l'appareil avec le plus grand débit d'évacuation) = Max(0,67 L/s | 1 L/s) = 1 L/s
- Enfin grâce au tableau, on en déduit que le diamètre intérieur doit être supérieur à 43mm.
- Notre outil va ensuite calculer le tuyau le plus proche de ce diamètre en fonction du matériau choisi.
Dimensionnement des colonnes de chute
Une fois les débits des appareils sanitaires déterminés au niveau des conduites de raccordement, nous pouvons passer à l'étape suivante : le dimensionnement des colonnes de chute.
Pour définir le diamètre de la colonne de chute, deux informations principales sont nécessaires :
- Le nombre total d'appareils raccordés à cette colonne
- Le type d'eaux évacuées (eaux usées ou eaux vannes)
En s'appuyant sur le tableau de référence du DTU 60.11 Partie 2, il est alors possible de déterminer le diamètre intérieur minimal requis pour la colonne de chute, en fonction du débit global.
Ce dimensionnement conditionne une évacuation efficace des eaux, sans risque d'engorgement ni de nuisances sonores.
| Appareil | Nombre total d'appareils | Dmin (mm) |
|---|---|---|
| Descentes d'eaux ménagères | 1 à 3 pouvant inclure 1 baignoire au plus | 50 |
| 4 à 10 pouvant inclure 2 baignoires au plus | 65 | |
| 11 appareils et au-delà | 90 | |
| Descentes d'eaux vannes | 1 ou plusieurs | 90 |
Dimensionnement des collecteurs
Après avoir défini les colonnes de chute, il est temps de s'intéresser au dimensionnement des collecteurs : ces canalisations horizontales qui acheminent les eaux vers le réseau principal d'évacuation ou le branchement tout-à-l'égout.
Comme pour les colonnes de chute, le diamètre du collecteur dépend de plusieurs facteurs :
- Le nombre et le type d'appareils raccordés en amont
- Le type d'eaux évacuées (eaux usées ou eaux vannes)
- La pente de la canalisation, qui influe directement sur la vitesse d'écoulement
En se référant aux prescriptions du DTU 60.11 Partie 2, on peut déterminer le diamètre intérieur minimum du collecteur et la vitesse d'écoulement, en fonction du débit total à évacuer. La pente recommandée est généralement entre 1 et 3 % (soit 1 cm/m) pour assurer un bon écoulement gravitaire. Le tableau suivant reprend ce calcul.
Pour un taux de remplissage τ = 0,5 (Eaux usées ou vannes seules)
Pour un taux de remplissage τ = 0,7 (Eaux mélangées)
La vitesse est évaluée au rayon hydraulique de la demi-section (R_h = 0,25 × D) dans les deux cas — voir « Comment ce calcul est vérifié ».
- τ (tau) : le taux de remplissage de la conduite, sans unité, il vaut 0,5 pour les eaux usées ou eaux vannes seules; il vaut 0,7 quand les deux sont mélangées.
- Q : le débit d'eau circulant dans la conduite, exprimé en m³/s
- n : le coefficient de rugosité de Manning-Strickler, exprimé en s/m1/3
- i : la pente hydraulique, exprimée en cm/m (ou en %)
L'outil calcule également la vitesse d'écoulement dans le collecteur. C'est un indicateur d'auto-curage : une vitesse suffisante entraîne les matières solides avec l'eau, tandis qu'une canalisation surdimensionnée ou trop plate laisse les dépôts s'accumuler. C'est la raison pour laquelle « prendre plus gros par sécurité » est une fausse bonne idée en évacuation gravitaire : un bon dimensionnement évite à la fois les engorgements, les remontées d'odeurs et les bruits de circulation d'eau dans le bâtiment.
Quel débit passe dans un collecteur PVC ? (tableau par DN)
Le tableau ci-dessous inverse le calcul : à quel débit chaque DN de collecteur PVC arrive-t-il à demi-section (τ = 0,5, rugosité n = 0,010 s/m1/3), et à quelle vitesse ? Les valeurs sont produites par le moteur de l'outil lui-même — un test automatisé les compare ligne par ligne à ce qui est affiché ici.
| DN collecteur | Débit à demi-section — L/s (vitesse — m/s) | ||
|---|---|---|---|
| Pente 1 % | Pente 2 % | Pente 3 % | |
| DN 100 | 3,4 (0,85) | 4,7 (1,21) | 5,8 (1,48) |
| DN 125 | 6,1 (0,99) | 8,6 (1,40) | 10,5 (1,72) |
| DN 150 | 9,9 (1,12) | 14,0 (1,58) | 17,1 (1,94) |
| DN 200 | 21,3 (1,36) | 30,1 (1,92) | 36,9 (2,35) |
| DN 250 | 38,7 (1,57) | 54,7 (2,23) | 67,0 (2,73) |
| DN 300 | 62,9 (1,78) | 88,9 (2,52) | 108,9 (3,08) |
Lecture : un DN 100 posé à 2 % écoule 4,7 L/s à demi-section, à 1,21 m/s. C'est l'ordre de grandeur d'un collecteur de maison individuelle. Attention à la colonne de droite : au-delà de 2 % sur les gros diamètres, la vitesse dépasse 2 m/s et l'eau prend de l'avance sur les matières solides — on perd l'auto-curage qu'on croyait gagner en pentant davantage.
Quel diamètre d'évacuation pour chaque appareil ?
Pour un appareil raccordé seul sur sa conduite, la méthode ci-dessus se résume aux correspondances usuelles suivantes (diamètre intérieur minimal issu du tableau Qmax → Ø du DTU 60.11, et tube PVC du commerce couramment retenu) :
| Appareil seul | Débit DTU (L/s) | Ø intérieur mini (mm) | Tube PVC usuel |
|---|---|---|---|
| Lavabo, vasque, lave-mains | 0,3 | 25 | Ø32 |
| Douche, évier, baignoire, lave-vaisselle | 0,5 | 33 | Ø40 |
| Bac à laver, lave-linge 12 kg | 0,8 à 1 | 43 | Ø50 |
| WC (eaux vannes) | 2 à 2,5 | 90 | Ø100 |
Attention : ces valeurs ne valent que pour un appareil raccordé individuellement. Dès que plusieurs appareils partagent une même conduite de raccordement, il faut repasser par le calcul du débit probable : c'est précisément ce que fait l'outil ci-dessus, et le diamètre requis monte vite d'une dimension.
Ne pas oublier : la ventilation primaire
Le dimensionnement hydraulique ne suffit pas : le réseau doit aussi être ventilé. Le DTU 60.11 prévoit que chaque colonne de chute soit prolongée, dans son diamètre, jusqu'à l'air libre au-dessus de la toiture : c'est la ventilation primaire. Lors d'une chasse d'eau, le bouchon d'eau qui descend dans la chute crée une dépression en amont ; sans entrée d'air, cette dépression aspire la garde d'eau des siphons voisins (désiphonnage) et provoque des remontées d'odeurs et des glouglous caractéristiques. Dans certaines configurations (chute secondaire, rénovation sans accès en toiture), un aérateur à membrane peut être admis en remplacement de la sortie hors toiture ; la chute principale doit en revanche conserver sa ventilation à l'air libre.
Comment ce calcul est vérifié
Le moteur de cet outil est couvert par une suite de 50 tests automatisés construite sur des références extérieures au moteur : géométrie de l'écoulement, formules du DTU réécrites indépendamment, et valeurs telles qu'elles sont publiées sur cette page. À aucun moment le moteur n'est comparé à ses propres sorties.
- Tous les tableaux de cette page sont assertés contre les constantes du moteur. Les onze débits d'appareils, les trois débits de base Qb, les sept paliers de l'abaque Qmax → Ø, les paliers de colonne de chute et le tableau des débits par DN sont recopiés dans les tests puis comparés à ce que l'outil calcule. Si un tableau affiché divergeait un jour du moteur, les tests échoueraient.
- Le coefficient 2,01 des collecteurs est redérivé de la géométrie, sans le réutiliser : pour une section circulaire à demi-hauteur, A = πD²/8 et Rh = D/4, ce qui donne un coefficient de 2,0079 — soit 0,10 % d'écart avec la valeur publiée, arrondie au centième.
- Vérité analytique de bout en bout : le diamètre rendu par l'outil est réinjecté dans Manning-Strickler pour quatre couples (débit, pente, rugosité) couvrant de 1,4 à 15 L/s, soit des sections de Ø 63 à Ø 177 mm. Le débit d'entrée est retrouvé à 0,28 % près — résidu strictement imputable à l'arrondi de 2,0079 à 2,01, puisque Q varie en D8/3 (0,10 % × 8/3 = 0,28 %).
- Recoupement avec une implémentation tierce : pour un DN 100 posé à 2 % en PVC neuf (n = 0,010), le calculateur de pente de travail-industrie.com publie ≈ 1,2 m/s ; le moteur donne 1,21 m/s.
- La loi de simultanéité est réécrite indépendamment. Qb × √(ΣQ) est recalculée hors du moteur pour les trois types d'usage, et les deux régimes sont vérifiés séparément : celui où l'appareil le plus fort impose Qmax (1 WC + 2 lavabos → 2,5 L/s) et celui où le foisonnement l'emporte (20 lavabos → 2,45 L/s). L'exception à deux appareils est testée pour ce qu'elle est : une règle pénalisante (WC 6 L + lavabo → 2,3 L/s, contre 2,0 L/s sans elle).
- Le chaînage du réseau est vérifié contre l'erreur classique du double foisonnement. Deux conduites de 3 lavabos raccordées sur une même colonne donnent 0,671 L/s (refoisonnement sur les 6 appareils) et non 0,949 L/s (somme des Qmax de conduite). Les six modèles types livrés avec l'outil sont calculés de bout en bout.
- Sélection du tube du commerce : pour chaque appareil, le test vérifie non seulement que le tube retenu couvre le Ø intérieur minimal, mais aussi que le tube immédiatement inférieur de la gamme ne le couvre pas — sans quoi l'outil surdimensionnerait silencieusement.
- La règle des diamètres croissants est appliquée, et son application est testée sur les diamètres intérieurs réels des tubes retenus, pas sur les minimums théoriques. Une chute que son propre calcul mettrait en Ø63 alors qu'elle reçoit une conduite Ø90 ressort en Ø90 ; c'est bien le tube immédiatement supérieur qui est retenu, jamais celui d'après. Le relèvement se cale sur le plus gros des tronçons amont et ne se déclenche pas à diamètre égal. Quand aucun tube ne peut être retenu (collecteur « À étudier »), l'outil n'invente pas de diamètre. Enfin, un test vérifie qu'après relèvement aucun tronçon des six modèles types livrés n'est plus petit que ce qui l'alimente.
- Entrées dégradées : conduite vide, type d'usage inconnu, matériau absent du catalogue, collecteur sans colonne raccordée, pente vide. Aucun de ces cas ne produit de
NaNni de diamètre arbitraire ; une pente manquante se replie sur 3 % et un matériau inconnu ne propose aucun tube plutôt qu'un tube au hasard.
Un écart mesuré, et assumé : la vitesse en eaux mélangées
Pour les eaux mélangées, le DTU fournit un couple de coefficients sous l'étiquette « taux de remplissage τ = 0,7 ». Or 0,7 n'est pas ici une hauteur de remplissage géométrique : une conduite réellement remplie à 70 % de sa hauteur donnerait un coefficient de diamètre de 1,66, pas de 1,87. Le coefficient 1,87 correspond en réalité à une section remplie à ≈ 56 % (Rh ≈ 0,268 D).
L'outil évalue la vitesse au rayon hydraulique de la demi-section (Rh = 0,25 D) dans les deux cas. Pour un collecteur d'eaux mélangées, la vitesse affichée est donc minorée d'environ 4,5 % par rapport à ce que la section implique. L'écart va dans le sens de la sécurité pour le contrôle d'auto-curage — l'outil signale une vitesse insuffisante un peu avant qu'elle ne le soit réellement — mais il existe, et il est verrouillé par un test pour qu'il ne dérive pas en silence.
Références
- NF DTU 60.11 P2 (août 2013) — Règles de calcul des installations de plomberie sanitaire et des installations d'évacuation des eaux pluviales, Partie 2 : évacuation des eaux usées et des eaux vannes. Source des débits d'évacuation par appareil, des débits de base Qb, de l'abaque Qmax → diamètre intérieur, des paliers de colonne de chute et des coefficients de dimensionnement des collecteurs.
- NF EN 12056-2 (novembre 2000) — Réseaux d'évacuation gravitaire à l'intérieur des bâtiments, Partie 2 : systèmes d'évacuation des eaux usées, conception et calculs. Référentiel européen parallèle au DTU, fondé sur des unités de raccordement (DU) et un coefficient de fréquentation K. Cet outil applique la méthode française du DTU, pas la méthode EN — les deux ne se superposent pas.
- Manning-Strickler — formule d'écoulement à surface libre en régime uniforme, V = (1/n)·Rh2/3·i1/2. Les coefficients 2,01 et 1,87 du DTU en sont la forme résolue en diamètre à taux de remplissage fixé.
- Règlement Sanitaire Départemental type (circulaire du 9 août 1978, art. 42) — ventilation des chutes et prolongement en ventilation primaire au-dessus de la toiture.
- NF EN 12380 — Aérateurs à membrane pour réseaux d'évacuation : exigences, méthodes d'essai et évaluation de conformité. Applicable lorsqu'un clapet remplace une sortie en toiture.
- La ventilation du réseau n'est pas dimensionnée. L'outil calcule l'hydraulique. Le choix entre ventilation primaire seule, primaire + secondaire ou clapet aérateur relève d'un autre arbitrage : utilisez Ventilation de chute EU.
- Les règles de tracé sont énoncées, pas contrôlées. Longueur de conduite ≤ 10 m, 3 coudes à 90° au maximum, dénivelé ≤ 1 m, pente > 1 % : le synoptique ne connaît pas la géométrie réelle de votre réseau et ne peut donc pas vérifier ces quatre points. Ils restent à votre charge.
- Le diamètre relevé au diamètre amont n'est pas un optimum hydraulique. Chaque tronçon est dimensionné pour lui-même : un aval fortement foisonné peut ressortir plus petit qu'un amont portant un gros appareil isolé. L'outil relève alors le tube retenu au premier qui couvre l'amont et le signale en ambre, mais il ne réorganise pas le réseau : si le relèvement vous paraît coûteux, c'est souvent le raccordement de l'appareil concerné qu'il faut revoir.
- L'abaque des conduites de raccordement s'arrête à 2,5 L/s. Au-delà, l'outil plafonne au Ø 83 mm de la dernière ligne et n'alerte qu'à partir de 5 L/s. Entre 2,5 et 5 L/s, le diamètre affiché est une extrapolation hors table : scindez le groupe d'appareils ou traitez le tronçon en collecteur.
- Pour les eaux mélangées, la vitesse est minorée d'environ 4,5 % (voir « Comment ce calcul est vérifié »). Un collecteur affiché à 0,62 m/s est donc à considérer comme limite, pas comme conforme avec marge.
- Aucune vérification des eaux de cuisine professionnelle, ni des effluents chargés ou chauds. Bac à graisses, séparateur à fécules, effluents au-delà de 60 °C et rejets industriels sortent du domaine du NF DTU 60.11 P2 et de cet outil.
- Les eaux pluviales ne sont pas traitées ici, même si elles se rejoignent en réseau unitaire en aval : voir Évacuation des eaux pluviales.
- Le réseau enterré extérieur n'est pas couvert : profondeur de pose, classe de résistance des tubes, regards de visite et distance entre regards relèvent du fascicule 70 et du règlement d'assainissement local.