PlomberieNF DTU 60.11 · NF EN 12380

Ventilation de chute d'eaux usées : diamètre, primaire ou clapet

Ventilation primaire seule, primaire + secondaire ou clapet aérateur ? À partir des appareils raccordés, de la hauteur de chute et des contraintes de toiture, l'outil calcule Qww = K·√(ΣDU), le diamètre de chute minimal, puis déroule l'arbre de décision normatif — justifié article par article (NF DTU 60.11 P2, NF EN 12056-2, NF EN 12380, art. 42 du RSD).

Mis à jour le

Paramètres de la chute
Contexte, appareils raccordés et contraintes de toiture — la recommandation réagit en direct.

Configurations types

Cas types pré-remplis — tout reste modifiable après application.

Bâtiment et contexte

Appareils raccordés (DU Tableau 1)

ΣDU 3,1 l/s · 7 app.
Lavabo, bidet, lave-mainsDU 0,3 l/s
Douche à grille fixeDU 0,4 l/s
Douche avec bouchonDU 0,5 l/s
BaignoireDU 0,5 l/s
ÉvierDU 0,5 l/s
Lave-vaisselleDU 0,5 l/s
Lave-linge ≤ 6 kgDU 0,5 l/s
Lave-linge ≤ 12 kgDU 1 l/s
Bac à laverDU 0,8 l/s
WC réservoir 6 / 7,5 LDU 2 l/s
WC réservoir 9 LDU 2,5 l/s
Urinoir à chasse d'eauDU 0,5 l/s
Urinoir à vanne de rinçageDU 0,3 l/s
Urinoir à rigole (par personne)DU 0,2 l/s
Grille de sol DN 50DU 0,6 l/s
Grille de sol DN 70DU 1 l/s
Grille de sol DN 100DU 1,3 l/s

Colonne et toiture

m
u
Sortie en toiture
Sortie en toiture possibleProlongement de la chute en évent — solution de référence.

Conforme — solution de référence

Ventilation primaire seule

Chute DN 70 prolongée en toiture à son diamètre, sans réduction ni raccordement VMC.

Diamètre de chute retenu
DN 70

Ø intérieur mini 68 mm — Qmax 2 l/s en embranchements balayés (DTU 60.11 P2 Tableau 7, primaire seule). Diamètre constant sur toute la hauteur.

ΣDU3,1 l/s
Qww = K·√ΣDU0,88 l/s
Débit dimensionnant0,88 l/s
Coefficient K0,5
Charge de la chute
Marge confortable44 %
070 %Qmax 2

Débit dimensionnant rapporté au Qmax du DN retenu (Tableau 7, ventilation primaire seule, embranchements balayés). Au-delà de 100 %, il faut passer au DN supérieur ou ajouter la secondaire.

Pourquoi cette recommandation ?

Chute séparée (EU ou EV) ? oui

Le recours au clapet reste ouvert.

Assainissement collectif (tout-à-l'égout) ? oui

Pas de contrainte d'assainissement non collectif.

Capacité Tableau 7 suffisante et ≤ 1 dévoiement ? oui

DN 70 encaisse 0.88 l/s en ventilation primaire seule.

Sortie en toiture possible ? oui

Ventilation par prolongement de la chute en toiture — solution de référence.

Conditions de l'article 42 réunies ?

Sans objet sur cette branche.

Décomposition de ΣDU7 appareils
Lavabo, bidet, lave-mains ×20,619 %
Douche avec bouchon ×10,516 %
Baignoire ×10,516 %
Évier ×10,516 %
Lave-vaisselle ×10,516 %
Autres (1 type)0,516 %

Contribution de chaque type d'appareil au débit cumulé ΣDU (Tableau 1 du NF DTU 60.11 P2). En collectif, les WC pèsent souvent plus de la moitié du total — et un poste anormalement lourd signale une erreur de saisie.

Capacité par diamètre — primaire vs secondaireembranchements ≤ 45°
votre débit 0,88 l/s
2
2,6
DN 60DN 70DN 80DN 90DN 100
Primaire seule (Tableau 7)Avec secondaire (Table 12)

À DN constant, la ventilation secondaire « débloque » de la capacité (DN 100 : 4,0 → 5,6 l/s en angle vif) : c'est l'alternative au passage au DN supérieur — deuxième colonne contre plus gros tuyau. Tout DN dont une barre dépasse la ligne de votre débit convient.

Points de contrôle chantier

  • Prolonger la chute en toiture au DN 70, sans réduction de section ni coude fermé.
  • Éloigner le débouché des fenêtres, ouvrants et prises d'air neuf ; le protéger (chapeau de ventilation).
  • Ne raccorder ni la primaire ni la secondaire à la VMC (NF DTU 68.3).

Comment choisir la ventilation d'une chute d'eaux usées ?

Une colonne de descente mal ventilée se met en dépression à chaque chasse : c'est le désiphonnage — la garde d'eau des siphons est aspirée, et les gaz d'égout remontent librement dans les logements. C'est aussi un point de non-conformité fréquent à la réception. Trois solutions existent : la ventilation primaire (prolongement de la chute en toiture, coiffé d'un chapeau de ventilation), la ventilation secondaire (colonne d'équilibrage parallèle) et le clapet aérateur — aussi appelé clapet anti-vide, aérateur à membrane ou équilibreur de pression — admis seulement sous les conditions strictes de l'article 42 du Règlement Sanitaire Départemental. Le choix découle d'un calcul de débit puis d'un arbre de décision réglementaire.

1

Cumuler les DU et calculer Qww

Chaque appareil apporte son débit unitaire d'évacuation DU (Tableau 1 du NF DTU 60.11 P2). Le débit probable de la chute vaut Qww = K·√(ΣDU), où K traduit la simultanéité selon l'usage du bâtiment. Le débit dimensionnant est le plus grand de Qww et du DU du plus gros appareil raccordé.

2

Retenir le diamètre de chute

Le Tableau 7 du DTU (= Table 11 de l'EN 12056-2) donne la capacité Qmax de chaque DN à ventilation primaire seule, selon que les embranchements sont balayés (≤ 45°) ou à angle vif (> 45°). Minima à respecter : DN 100 pour toute chute d'eaux vannes et au-delà de 11 appareils ; diamètre constant sur toute la hauteur.

3

Primaire seule ou primaire + secondaire ?

Si le débit tient dans le Tableau 7 et que la colonne compte au plus un dévoiement, la primaire seule suffit. Sinon, on ajoute une colonne de ventilation secondaire (Table 12 de l'EN 12056-2), raccordée en pied et en tête de chute, qui augmente la capacité sans grossir la chute.

4

Clapet aérateur : vérifier l'article 42

Quand la sortie en toiture est impossible (rénovation, combles aménagés, copropriété), un clapet équilibreur de pression NF EN 12380 peut remplacer l'évent — jamais sur chute unitaire ni avec fosse toutes eaux, avec au moins un évent conservé par bâtiment, hauteur ≤ 24 m, local ventilé hors cuisine, débit d'air d'au moins 8 fois le débit dimensionnant, et avis technique en cours de validité.

Primaire, secondaire ou clapet : les trois solutions comparées

Les trois dispositifs répondent au même besoin — laisser entrer de l'air dans la colonne de descente pour casser la dépression — mais ils n'ont ni le même statut réglementaire, ni le même domaine d'emploi :

SolutionPrincipeQuand la retenirRéférence
Ventilation primaire seuleLa chute est prolongée en toiture à son diamètre, jusqu'à l'air libre, coiffée d'un chapeau de ventilation. Les gaz d'égout s'évacuent au-dessus de la couverture.Cas général — neuf comme rénovation, dès que la sortie en toiture est possible et que le débit tient dans le Tableau 7 avec au plus un dévoiement.NF DTU 60.11 P2
Primaire + secondaireUne colonne d'équilibrage parallèle, raccordée en pied et en tête de chute, apporte de l'air au plus près des raccordements et augmente nettement la capacité de la chute.Débit supérieur à la capacité du Tableau 7, plus d'un dévoiement, collectifs chargés — et systématiquement en assainissement non collectif (ventilation de fosse).EN 12056-2 T.12 · DTU 64.1
Clapet aérateur (clapet anti-vide)Aérateur à membrane posé verticalement en tête de colonne : il s'ouvre à la dépression pour laisser entrer l'air et se referme au repos — l'air entre, les gaz ne sortent pas.Uniquement quand la sortie en toiture est impossible (combles aménagés, toiture-terrasse, copropriété), sur chute séparée, sous les conditions cumulatives de l'article 42 — jamais sur chute unitaire ni avec fosse toutes eaux.RSD art. 42 · EN 12380 · DTA

À retenir : le clapet équilibreur de pression n'est pas un équivalent de l'évent — c'est une tolérance encadrée. Il ne laisse entrer que de l'air : il protège la garde d'eau des siphons, mais n'évacue pas les gaz de la colonne, raison pour laquelle au moins un évent à l'air libre doit toujours subsister dans le bâtiment.

Les formules utilisées

Débit probable de la chute

Qww = K × √(ΣDU)

Qww : débit probable (l/s) · K : coefficient de simultanéité selon l'usage (0,5 maison/bureau · 0,7 collectif, hôtel, école · 1,0 sanitaires publics · 1,2 laboratoire) · ΣDU : somme des débits unitaires d'évacuation des appareils raccordés (l/s, Tableau 1 du NF DTU 60.11 P2)

Débit dimensionnant de la chute

Q = max(Qww ; DUmax)

Le débit retenu pour choisir le DN est le plus grand du débit probable Qww et du DU de l'appareil le plus défavorable (NF DTU 60.11 P2 §5.3.2.1) — un WC de 2,0 l/s dimensionne à lui seul une petite chute.

Débit d'air minimal d'un clapet aérateur

Qa 8 × Q

Qa : débit d'air du clapet mesuré selon NF EN 12380 (l/s) · Q : débit dimensionnant de la chute (l/s), celui-là même qui a servi à choisir le DN — règle de la NF EN 12056-2, à vérifier sur la fiche technique du modèle. Se caler sur le débit probable Qww au lieu du débit dimensionnant sous-dimensionne le clapet dès qu'un gros appareil mène le calcul.

Capacité des chutes selon la ventilation

Qmax en l/s selon le DN de la chute, le type d'embranchements et la présence d'une ventilation secondaire (NF DTU 60.11 P2 Tableau 7 et NF EN 12056-2 Table 12) :

DN chuteØ int. (mm)Primaire — angle vifPrimaire — balayéDN vent. secondaireSecondaire — angle vifSecondaire — balayé
DN 60560,50,7DN 500,70,9
DN 70681,52DN 5022,6
DN 807322,6DN 502,63,4
DN 90832,73,5DN 503,54,6
DN 1009345,2DN 505,67,3
DN 1251175,87,6DN 707,610
DN 1501509,512,4DN 8012,418,3
DN 2001911621DN 1002127,3

Quel diamètre pour la ventilation de chute ?

Deux règles suffisent : la ventilation primaire a toujours le diamètre de la chute (le tuyau est simplement prolongé, sans réduction — NF DTU 60.11 P2), et la ventilation secondaire prend le DN associé de la Table 12 de l'EN 12056-2. Par configuration courante :

ConfigurationDN chute courantVentilation primaireVentilation secondaire
Chute EU de maison individuelle (sans WC)DN 70 à 90= DN chuteDN 50
Chute EV (WC) ou chute de plus de 11 appareilsDN 100 miniDN 100DN 50
Colonne de collectif chargéeDN 125DN 125DN 70
Gros collectif / tertiaireDN 150DN 150DN 80
Très gros débitsDN 200DN 200DN 100

Le DN exact de votre chute se calcule avec l'outil ci-dessus à partir des appareils réellement raccordés — le tableau ne remplace pas le calcul du débit dimensionnant, il donne l'ordre de grandeur à anticiper (réservations, traversées de dalle, souche de toiture).

Réussir la sortie en toiture

L'évent ne s'improvise pas : une sortie mal placée renvoie les gaz d'égout vers une fenêtre de toit ou une prise d'air neuf, et une traversée mal traitée devient une fuite. Les points de mise en œuvre qui reviennent à chaque chantier :

  • Déboucher à l'air libre, au-dessus de la couverture — jamais de terminaison dans les combles, même ventilés. L'article 42 demande une descente « prolongée hors combles » : la colonne doit traverser la toiture (tuile à douille, sortie de toit dédiée) et dépasser le plan de couverture.
  • Conserver la section jusqu'au débouché — c'est la seule exigence chiffrée que le texte pose sur l'évent : une « section intérieure au moins égale à celle de ladite descente ». Réduire en tête crée le goulot d'étranglement qui annule l'effet de la ventilation, et fait siffler la colonne.
  • S'éloigner des ouvrants et des prises d'air neuf — fenêtres de toit, entrées d'air de VMC, terrasses accessibles. Attention à l'origine des chiffres qui circulent : les fameux « 0,40 m au-dessus du faîtage et 1 m de tout ouvrant » sont la règle du NF DTU 64.1 pour l'extraction d'une fosse toutes eaux, pas une cote imposée par le NF DTU 60.11 P2 à la ventilation primaire. Elle reste un repère de bon sens en maison individuelle, et devient obligatoire dès qu'il y a un assainissement autonome.
  • Coiffer d'un chapeau de ventilation — il protège des entrées d'eau, de neige et des nids sans brider le tirage ; en zone exposée, préférer un modèle anti-UV et vérifier sa section libre.
  • Soigner l'étanchéité de la traversée — solin, manchon ou pièce d'étanchéité adaptée au matériau de couverture, conformément au DTU de la série 40 applicable.

Les erreurs à éviter

  • Réduire le diamètre de l'évent — la ventilation primaire est le prolongement de la chute, à son DN, du pied jusqu'au chapeau de ventilation. Toute réduction recrée la dépression qu'on cherche à éviter.
  • Terminer l'évent dans les combles — gaz d'égout, condensation et odeurs dans l'isolant : l'article 42 exige un débouché hors combles, à l'air libre.
  • Raccorder la ventilation à la VMC — interdit par le NF DTU 68.3 : les gaz seraient aspirés dans le réseau d'air du logement.
  • Poser un clapet sur la colonne d'une maison en assainissement autonome — l'article 42 l'exclut en toutes lettres : ces dispositifs « ne peuvent remplacer les évents nécessaires à la ventilation des installations d'assainissement autonome ».
  • Installer le clapet en cuisine ou dans un local non ventilé — seuls les combles et espaces inhabités ventilés, et les pièces de service à ventilation permanente, sont admis.
  • Rendre le clapet inaccessible — l'article 42 exige un dispositif « facilement accessible sans démontage d'éléments de construction ». Un clapet noyé dans un coffrage vissé ou derrière une plaque de plâtre collée n'est pas conforme, et sa membrane ne sera jamais remplacée.
  • Retenir un clapet sans avis technique — l'article 42 ne permet de remplacer un évent que par un dispositif « reconnu apte à l'emploi par un avis technique ». Plusieurs gammes du marché sont explicitement vendues sans avis technique : elles conviennent en complément d'une ventilation existante, pas en substitution d'un évent.
  • Ignorer la classe NF EN 12380 — un clapet de classe B ne peut pas être posé sous le niveau de débordement des appareils ; en tête de colonne d'habitation, prescrire la classe AI sous DTA.
  • Multiplier les clapets sans conserver d'évent — au moins une descente par bâtiment (ou par groupe de 20 logements) doit rester ventilée à l'air libre : le clapet laisse entrer l'air, il n'évacue jamais les gaz.
  • Sous-dimensionner le débit d'air du clapet — la règle Qa ≥ 8 × débit d'eau (NF EN 12056-2) se vérifie sur la fiche technique, pas au jugé. Attention au débit retenu : sur une chute où un WC impose seul le débit dimensionnant, se caler sur le débit probable Qww au lieu du débit dimensionnant divise l'exigence par près de trois.

Le point de vue de la norme

Le NF DTU 60.11 P2 (10 août 2013) dimensionne les évacuations gravitaires en système IV — colonnes de chute séparées — et renvoie à la NF EN 12056-2 pour la méthode Qww = K·√(ΣDU) et les capacités de chute. La ventilation primaire y est la règle : les tuyaux de chute sont « prolongés en ventilation primaire dans leur diamètre ». Le clapet aérateur, lui, ne relève pas du DTU mais du règlement sanitaire départemental (article 42 du texte type) et de la NF EN 12380 : l'article n'admet le remplacement d'un évent que par un dispositif « reconnu apte à l'emploi par un avis technique ». Les seuils cités par l'outil (20 logements, 15–24 m, 24 m) sont ceux du texte type : chaque département arrête sa propre version, et l'installateur reste responsable de la vérification locale — comme de l'acquisition des textes officiels AFNOR pour toute valeur opposable.

« Ventilation secondaire » : deux sens qu'il ne faut pas confondre

C'est le piège le plus fréquent sur ce sujet, et il fait dire n'importe quoi aux devis. Le même mot désigne deux ouvrages différents, régis par deux textes différents, qui ne se remplacent jamais l'un l'autre.

SensDe quoi il s'agitOù on la rencontreRéférence
Ventilation secondaire de chuteUne colonne d'équilibrage parallèle à la chute, raccordée en pied et en tête, qui apporte de l'air au plus près des raccordements. Elle augmente la capacité de la colonne sans grossir la chute.Collectifs chargés, colonnes à plus d'un dévoiement. C'est ce que calcule cet outil.EN 12056-2 T.12
Ventilation secondaire de fosseLe conduit d'extraction des gaz de fermentation, qui part après la fosse toutes eaux et débouche en toiture, coiffé d'un extracteur statique ou éolien.Toute maison en assainissement non collectif — en plus de la ventilation primaire de la chute, jamais à sa place.NF DTU 64.1

Conséquence pratique : une maison avec fosse toutes eaux porte deux sorties en toiture — l'évent de la chute (ventilation primaire, au diamètre de la colonne) et l'extraction de la fosse (conduit d'au moins 100 mm, extracteur à 0,40 m au-dessus du faîtage et à un mètre de tout ouvrant, pente conservée vers la fosse pour que les condensats retournent). Les raccorder entre elles, ou n'en poser qu'une, revient à renvoyer les gaz de fermentation dans les siphons du logement.

Comment ce calcul est vérifié

Le moteur de cet outil est couvert par une suite de 38 tests automatisés, construite sur des références externes et non sur ses propres sorties.

  • L'article 42 est repris alinéa par alinéa dans les tests. Les cinq cas où un évent doit subsister, les locaux admis et la cuisine exclue, l'exclusion de l'assainissement autonome : chaque condition est vérifiée à son point de bascule. Une descente de 24,0 m accepte le clapet, une descente de 24,5 m le refuse ; à 14,9 m aucun dispositif intermédiaire n'est exigé, à 15,0 m il le devient. Texte de référence : le règlement sanitaire départemental des Bouches-du-Rhône publié par l'ARS PACA.
  • Les débits sont recalculés indépendamment du moteur. Qww = K·√(ΣDU) est réécrit dans les tests à partir des coefficients de la NF EN 12056-2, sur les huit usages du catalogue, et les deux résultats coïncident. La règle du débit dimensionnant est vérifiée sur le cas qui la rend visible : un WC seul, dont le débit unitaire de 2,0 l/s l'emporte sur un Qww de 0,71 l/s.
  • Les tableaux publiés sur cette page sont ceux du moteur. Les capacités de chute, les diamètres de ventilation secondaire, les débits unitaires des appareils et les coefficients de simultanéité affichés ici sont lus dans les mêmes constantes que le calcul, et assertés valeur par valeur. Ce que vous lisez ne peut pas s'écarter de ce que l'outil applique.
  • Le diamètre retenu est vérifié dans les deux sens. Le DN proposé encaisse toujours le débit calculé, et aucun diamètre plus petit n'aurait convenu — sur les deux types d'embranchement, jusqu'à quarante appareils raccordés. Les minima réglementaires sont contrôlés à l'appareil près : onze appareils n'imposent rien, douze imposent le DN 100.
  • Les saisies dégradées ne produisent jamais de résultat trompeur. Une chute sans appareil ne rend rien plutôt qu'un faux diamètre ; une quantité négative ou non numérique est ignorée ; aucune valeur affichée n'est vide ou aberrante, quels que soient l'usage, la hauteur et le type d'embranchement.

Références

  • NF DTU 60.11 P2 (10 août 2013) — Règles de calcul des installations de plomberie sanitaire : évacuation des eaux usées et des eaux vannes. Source des débits unitaires d'évacuation, des coefficients de simultanéité, des capacités de chute (Tableau 7) et des diamètres minimaux.
  • NF EN 12056-2 (2000) — Réseaux d'évacuation gravitaire à l'intérieur des bâtiments, partie 2 : systèmes d'évacuation des eaux usées. Source de la méthode Qww = K·√(ΣDU), des capacités de chute (Table 11), des diamètres de ventilation secondaire (Table 12) et de la règle du débit d'air des clapets.
  • NF EN 12380 (2002) — Clapets équilibreurs de pression pour systèmes d'évacuation : exigences, méthodes d'essai et évaluation de la conformité. Source des classes de position (A, B) et de température (I, II, III).
  • Règlement sanitaire départemental type, article 42 — circulaire du 9 août 1978 relative à la révision du règlement sanitaire départemental type. Texte intégral consulté dans le règlement sanitaire des Bouches-du-Rhône publié par l'ARS PACA, et reproduit in extenso sur la fiche technique des clapets AMG de Nicoll (mars 2018).
  • NF DTU 64.1 P1-1 (10 août 2013) — Dispositifs d'assainissement non collectif pour maisons d'habitation individuelle jusqu'à 20 pièces principales. Remplace le XP DTU 64.1 de mars 2007. Source des règles de ventilation de fosse (extraction en toiture, conduit de 100 mm, débouché à 0,40 m au-dessus du faîtage).
  • Arrêté du 2 décembre 1969 — création de la commission chargée de formuler les avis techniques sur les procédés et équipements de construction ; c'est le texte auquel renvoie l'article 42 pour exiger un avis technique sur les dispositifs d'entrée d'air.

Questions fréquentes

C'est le prolongement de la colonne de descente elle-même au-dessus de la toiture, à son diamètre et sans réduction, généralement coiffé d'un chapeau de ventilation : l'évent met la colonne à la pression atmosphérique, casse les effets de piston et le désiphonnage (aspiration de la garde d'eau des siphons) lors des chasses, et évacue les gaz d'égout hors du bâtiment. C'est la solution de référence du NF DTU 60.11 P2 (système IV de la NF EN 12056-2, à colonnes séparées) : tant qu'elle est possible, c'est elle qu'il faut retenir.

Le terme recouvre deux choses différentes, et la confusion est la première source d'erreur sur ce sujet. En plomberie d'évacuation (NF EN 12056-2, NF DTU 60.11 P2), la ventilation secondaire est une colonne d'équilibrage parallèle à la chute, raccordée en pied et en tête : elle apporte de l'air au plus près des raccordements et augmente la capacité de la colonne. C'est ce que calcule cet outil. En assainissement non collectif (NF DTU 64.1), « ventilation secondaire » désigne tout autre chose : le conduit d'extraction des gaz de fermentation de la fosse toutes eaux, qui part après la fosse et débouche en toiture avec un extracteur. Les deux peuvent coexister sur une même maison, et l'une ne dispense jamais de l'autre.

Deux déclencheurs robustes : le débit dimensionnant dépasse la capacité Qmax de la chute à ventilation primaire seule (Tableau 7 du DTU 60.11 P2 = Table 11 de l'EN 12056-2), ou la colonne comporte plus d'un dévoiement (déviation horizontale). On ajoute alors une colonne parallèle raccordée en pied et en tête de chute, au DN donné par la Table 12 de l'EN 12056-2 (chute DN 100 → ventilation DN 50 ; DN 125 → DN 70 ; DN 150 → DN 80 ; DN 200 → DN 100), ce qui augmente nettement la capacité de la chute. Contrairement à une idée reçue, la hauteur seule n'impose pas la secondaire : une primaire bien conçue peut suffire quelle que soit la hauteur.

Oui, mais uniquement sous conditions. Le clapet aérateur — aussi appelé clapet anti-vide, aérateur à membrane ou clapet équilibreur de pression — ne laisse entrer que de l'air : il protège la garde d'eau des siphons mais n'évacue pas les gaz. L'article 42 du règlement sanitaire départemental l'autorise à remplacer un évent à condition qu'il soit « reconnu apte à l'emploi par un avis technique », et sous réserve qu'au moins un évent continue d'assurer la ventilation : d'une descente par bâtiment ou maison individuelle, d'une descente par groupe de vingt logements ou locaux équivalents, de toute descente de plus de 24 mètres, de toute descente de 15 à 24 mètres non munie d'un dispositif d'entrée d'air intermédiaire, et de la descente située à l'extrémité amont du collecteur. La pose n'est admise que dans des combles ou espaces inhabités ventilés, ou dans une pièce de service à ventilation permanente — jamais en cuisine — et le dispositif doit rester « facilement accessible sans démontage d'éléments de construction ». Le clapet est conforme NF EN 12380, de même diamètre que la chute, et son débit d'air doit valoir au moins 8 fois le débit d'eau de la colonne. Le RSD étant arrêté département par département, la version locale fait foi.

Celui de la chute, sans réduction. La ventilation primaire n'est pas un tuyau ajouté : c'est la colonne de descente elle-même, prolongée jusqu'à l'air libre. L'article 42 du règlement sanitaire l'écrit noir sur blanc — les descentes d'eaux usées « doivent être prolongées hors combles par un évent d'une section intérieure au moins égale à celle de ladite descente ». En pratique, une chute d'eaux vannes de maison individuelle est en DN 100, donc son évent aussi ; une chute d'eaux usées sans WC peut descendre à DN 70 ou 90. Réduire en tête (passer en DN 50 sous les tuiles, par exemple) recrée exactement la dépression que la ventilation doit supprimer.

La NF EN 12380 classe les clapets par une lettre de position — A : peut être installé sous le niveau de débordement des appareils raccordés ; B : au-dessus uniquement — et un chiffre romain de classe de température (I : −20 à +60 °C ; II : 0 à +60 °C ; III : 0 à +20 °C). La classe AI est la plus complète, et c'est celle à prescrire par défaut pour une chute d'immeuble ou de maison. Vérifiez ensuite deux choses sur la fiche du modèle : son débit d'air, qui doit valoir au moins 8 fois le débit dimensionnant de la chute, et son avis technique en cours de validité — sans avis technique, le clapet ne peut pas remplacer un évent au sens de l'article 42.

Non. L'article 42 tranche explicitement : « en tout état de cause, ces dispositifs ne peuvent remplacer les évents nécessaires à la ventilation des installations d'assainissement autonome ». En assainissement non collectif, le NF DTU 64.1 demande deux ventilations distinctes — la ventilation primaire de la chute d'une part, l'extraction des gaz de fermentation de la fosse d'autre part, par un conduit d'au moins 100 mm débouchant en toiture avec un extracteur, à 0,40 m au-dessus du faîtage et à un mètre de tout ouvrant. Un clapet, qui ne laisse passer l'air que dans le sens entrant, ne peut évacuer aucun de ces gaz.

L'outil ne conclut pas sur cette configuration, et il vaut mieux le dire franchement. Le NF DTU 60.11 P2 dimensionne en système IV, c'est-à-dire à colonnes séparées : eaux usées d'un côté, eaux vannes de l'autre. Une chute unique qui mélange les deux sort de ce cadre de calcul, et l'article 42 du règlement sanitaire ne distingue pas les chutes unitaires des autres — il ne les interdit donc pas explicitement. Dans le doute, retenez l'évent en toiture : c'est la solution de référence, et la seule qui évacue les gaz.

On additionne les DU (débits unitaires d'évacuation) de tous les appareils raccordés (Tableau 1 du NF DTU 60.11 P2 : lavabo 0,3 l/s, baignoire 0,5 l/s, WC 6/7,5 L 2,0 l/s…), puis on applique Qww = K·√(ΣDU), avec K selon l'usage (0,5 maison individuelle et bureaux ; 0,7 collectif, hôtel, école ; 1,0 sanitaires publics ; 1,2 laboratoire). Le débit dimensionnant est le plus grand de Qww et du DU du plus gros appareil. On retient enfin le plus petit DN dont le Qmax du Tableau 7 (ou de la Table 12 avec secondaire) couvre ce débit, avec deux minima : DN 100 pour toute chute d'eaux vannes et au-delà de 11 appareils raccordés.

Jamais. Le NF DTU 68.3 interdit de raccorder la ventilation primaire d'une chute à un réseau de VMC : les gaz d'égout seraient aspirés dans le réseau d'air du logement et le fonctionnement des deux systèmes serait perturbé. La ventilation de chute débouche à l'air libre en toiture, éloignée des ouvrants et des prises d'air neuf ; le réseau VMC reste totalement indépendant.