NF DTU 51.4 P1-1

Calcul terrasse bois (DTU 51.4)

Mode de saisie

6 réglages — le reste est géré.

m

Sens des lames

m

Pré-remplit le vent, la neige et le climat

Hypothèses gérées pour vous

  • Terrasse résidentielle (sollicitations 1 — 3,5 kN/m²)
  • Pose sur plots, lambourdage simple, 3 appuis ou plus
  • Lambourdes pin classé c24 — 45 × 60 mm
  • Vissage inox A2 par le dessus, conception courante

Aide au dimensionnement basée sur les tableaux pré-calculés du NF DTU 51.4 P1-1 (déc. 2018). Ne se substitue pas à une note de calcul d'ingénieur ni aux documents particuliers du marché (DPM).

Vue schéma

Entraxe lambourdes

500 mm

Entraxe appuis / plots

700 mm

Classe d'emploi

4

Cale d'écartement

6 mm

Sollic. 1 · q = 3.5 kN/m²
COUPE A–ALe long d'une lambourde — appuis & écartement des lames
SOL / SUPPORT700 mmentraxe des appuis (plots)100plots (mm)écart 6 mmLame 27 × 140 mmLambourde 45 × 60Plot réglable
COUPE B–BLe long d'une lame — portée des lames
SOL / SUPPORT500 mmentraxe des lambourdes (= portée des lames)≈ 187hors-tout (mm)Lame ép. 27 mm (sens long.)Lambourde 45 × 60

Coupes de principe à l'échelle (proportions réelles), cotes en millimètres. Les traits mixtes matérialisent les axes des appuis.

Vue 3D
Liste d'achatschute 10 % incluse

Surface

12 m²

Lames

21

92.4 ml

Lambourdes

9

29.7 ml

Plots / appuis

54

entraxe 700 mm

Vis inox

≈ 378

Ø 5 × 68 mm, A2

Cale d'écartement

6 mm

entre lames, à la pose

Lambourdes à acheter : Pin classé C24 — 45 × 60 mm · Vis : inox A2 Ø 5 × 68 mm (2 par point d'appui).

Vérification globale

100 %taux max
Conforme

Taux d'utilisation le plus élevé parmi les 10 vérifications listées ci-dessous.

Domaine d'application DTU 51.4OK

Respecté · H ≤ 1 m · pente ≤ 5 % · portance ≥ 0,2 MPa

Épaisseur de lameOK

27 mm · 21 à 45 mm

Élancement de lame (l / e)74 %

5.19 · ≤ 7 (NF B 54-040)

Portée des lames → entraxe lambourdesOK

530 mm · Tableaux 7 / 12 / 15 du DTU

Portée des lambourdes → entraxe appuisOK

700 mm · ≤ 700 mm (règle des 70 cm)

Section de lambourde81 %

2700 mm² · ≥ 2 200 mm²

Hauteur de lambourde vs vis (S + R)82 %

60 mm · ≥ 49 mm

Largeur de lambourde100 %

45 mm · ≥ 45 mm en partie courante

Durabilité vs classe d'emploiOK

Classe 4 requise · atteinte par traitement

Soulèvement au ventOK

Justification non requise · Plots non ancrés, hauteur ≤ 30 cm

NF DTU 51.4 P1-1 (déc. 2018)

Mis à jour le · NF DTU 51.4 P1-1 (décembre 2018)

Dimensionnez votre platelage extérieur en bois selon le NF DTU 51.4 P1-1 : entraxe des lambourdes et des plots, plan d'exécution coté, vérifications normatives, fixations et métré. Mode Particulier (6 réglages) ou mode Pro (tous les paramètres).

Dimensionner une terrasse en bois selon le NF DTU 51.4

Le NF DTU 51.4 (« Platelages extérieurs en bois ») est la norme de référence pour la mise en œuvre des terrasses en bois massif posées à une hauteur inférieure ou égale à 1 mètre. Il encadre le choix des sections, les entraxes (espacement des lambourdes et des appuis), la durabilité (classe d'emploi), les fixations et les vérifications vis-à-vis du vent et de la neige.

Les deux portées à dimensionner

Un platelage classique repose sur deux éléments superposés : les lames (revêtement) et les lambourdes(supports). Le dimensionnement consiste à déterminer deux portées couplées, restituées sur le plan d'exécution coté de l'atelier :

  • L'entraxe des lambourdes = la portée admissible d'une lame entre deux supports. Il dépend de l'épaisseur, de la largeur et de la classe mécanique de la lame (Tableaux 7, 12 et 15 du DTU).
  • L'entraxe des appuis (ou plots) = la portée admissible d'une lambourde. Il dépend de sa section et de sa classe, et reste plafonné à 70 cm sur 3 appuis (60 cm sur 2 appuis), au-delà desquels l'élément devient une « solive » hors DTU 51.4.

Lambourde ou solive : où s'arrête le DTU 51.4 ?

Sur le chantier, les deux mots s'échangent volontiers. Le DTU, lui, tranche par la portée. Une pièce qui porte les lames sur au plus 70 cm entre appuis (60 cm si elle ne repose que sur deux appuis) est une lambourde : sa section se lit directement dans les tableaux pré-calculés du DTU, sans note de calcul. Franchissez davantage et la même pièce devient une solive : elle sort du champ du 51.4 et se dimensionne en flexion, selon le NF DTU 31.1 et l'Eurocode 5.

Trois situations se présentent, et l'atelier les distingue :

  • Terrasse sur plots — les appuis sont rapprochés, la pièce reste une lambourde. C'est le cas courant, entièrement couvert ici.
  • Terrasse sur solivage existant (balcon, plancher bois, ossature métallique) — choisissez le mode « pose directe » : l'entraxe des supports devient simplement la portée admissible des lames, et le plafond des 70 cm ne s'applique plus. Le solivage lui-même se dimensionne avec l'outil Solives et pannes (Eurocode 5).
  • Terrasse surélevée de plus d'un mètre — l'ouvrage n'est plus un platelage au sens du DTU 51.4, mais une structure bois relevant du NF DTU 31.1.

Mode Particulier ou mode Pro ?

Le mode Particulier ne demande que six réglages (dimensions, département, essence, section de lame et hauteur de pose) et applique des hypothèses sécuritaires pour tout le reste : usage résidentiel (sollicitations 1), pose sur plots, lambourdes en pin classé C24 de 45 × 60 mm, vissage inox par le dessus. Le mode Pro expose l'intégralité des paramètres du DTU : niveau de sollicitations, conception courante ou élaborée, lambourdage croisé, vissage par le dessous, vérification du soulèvement au vent, entraxes imposés…

Niveaux de sollicitations

Le DTU distingue trois niveaux de charge selon l'usage :

Sollic. 1 (résidentiel) : q = 3,5 kN/· Q = 2,0 kN
Sollic. 2 (cafés/écoles) : q = 2,5 kN/· Q = 3,0 kN
Sollic. 3 (ERP/commerces) : q = 5,0 kN/· Q = 5,0 kN

Écartement entre lames

Le jeu entre lames se calcule à partir du retrait théorique du bois entre le point de saturation des fibres et l'humidité minimale en service (8 % en métropole) :

retrait =
coeff × largeur × (PSF 8)1000

Le résultat est arrondi à l'unité supérieure puis diminué de 2 mm. L'objectif est de maintenir un écartement en service compris entre 3 et 12 mm. À défaut de données d'essence, le Tableau 8 du DTU donne la cale selon l'humidité du bois à la pose.

L'exemple chiffré du DTU vaut repère : une lame de pin de 140 mm de large, coefficient de retrait 2,5 ‰ par point d'humidité et point de saturation à 30 %, donne un retrait théorique de 7,7 mm, soit une cale de 6 mm à la pose. En bout de lame, le jeu attendu est de 4 à 6 mm ; il descend à 1 à 5 mm pour un bois de durabilité naturelle de classe 1 au sens de la NF EN 350, qui travaille moins.

Quelle pente pour une terrasse en bois ?

C'est le point sur lequel circulent le plus d'affirmations contradictoires : 1 %, 1,5 %, 2 %… selon les sources. La lecture du DTU 51.4 est en réalité plus simple, à condition de distinguer trois ouvrages différents.

  • Le platelage fini : pente nulle recherchée. Parmi les critères de réception de l'ouvrage fini (Tableau 16), celui d'altimétrie vise explicitement une pente nulle, avec une tolérance de ± 5 mm. Autrement dit, le DTU ne demande pas de pencher la terrasse : l'eau s'évacue par les jeux entre lames et le platelage se draine par le dessous.
  • La dalle béton support : 1,5 %. C'est de là que vient le chiffre le plus souvent cité. Une dalle béton qui reçoit un platelage doit être pentée à 1,5 % au minimum, valeur ramenée à 1 % sur une dalle préexistante. La pente est donc sous la terrasse, pas dessus.
  • Le profil de la lame : 4 % dans le sens de la largeur. Une lame bombée ou profilée en pente d'au moins 4 % est l'une des solutions admises pour la conception élaborée : elle évite la rétention d'eau sur la face supérieure. C'est un profil de menuiserie, pas une pente d'ouvrage.

L'atelier applique ces règles telles quelles : au-delà de 5 % de pente générale, le platelage sort du domaine du DTU 51.4 et le calcul est bloqué plutôt que poursuivi sur des tableaux qui ne s'y appliquent plus.

Comment calculer une terrasse bois : la méthode DTU pas à pas

Le dimensionnement suivi par l'atelier reproduit l'ordre du NF DTU 51.4 P1-1 : on part de l'usage, on descend de la lame vers la lambourde, puis on vérifie les fixations et le soulèvement au vent. Chaque étape conditionne la suivante, et c'est pourquoi un simple « entraxe de 40 cm » forfaitaire ne suffit pas.

  1. Niveau de sollicitations : l'usage (résidentiel, café/école, ERP) fixe les charges q et Q à reprendre.
  2. Classe d'emploi : le climat et la conception (courante ou élaborée) déterminent la durabilité requise (3.1, 3.2 ou 4), à couvrir par la durabilité naturelle de l'essence (NF EN 350) ou un traitement conféré.
  3. Entraxe des lambourdes : lu dans les Tableaux 7, 12 ou 15 selon l'épaisseur (tranches 21-23 à 40-45 mm), la largeur tabulée (90 / 120 / 140 mm) et la classe mécanique de la lame (C18 à D50).
  4. Section et portée de la lambourde : section commerciale (Tableaux 5, 11, 14) ou section optimisée (Tableaux 4, 10, 13), avec un plafond absolu de 700 mm entre appuis.
  5. Fixations et vérifications : diamètre de vis (Tableau 9), pénétration dans le support, écartement entre lames, soulèvement au vent.

Cas des lames sur 2 appuis seulement

Les valeurs tabulées supposent des éléments continus sur 3 appuis au moins. Une lame ou une lambourde posée sur 2 appuis fléchit davantage : le DTU impose alors de réduire la portée admissible lue dans les tableaux :

Lame sur 2 appuis : entraxe admissible = 0,85 × valeur tabulée
Lambourde sur 2 appuis : portée admissible = 0,75 × valeur tabulée (plafond 600 mm)

Fixations : diamètre et longueur de vis

Le diamètre extérieur de filet minimal dépend de l'épaisseur de la lame et de sa masse volumique (Tableau 9) : Ø 5 mm jusqu'à 23 mm d'épaisseur, Ø 6 mm à partir de 28 mm (et dès 24 mm pour les bois denses, ρk ≥ 600 kg/m³). La longueur se déduit de la pénétration requise dans le support :

  • Lame résineuse (quel que soit le support), ou lame feuillue sur support feuillu :
    S 1,5 × e
  • Lame feuillue sur support résineux :
    S 2,2 × e
Lvis = e + S (+ épaisseur de la cale de désolidarisation)

Chaque croisement lame/lambourde reçoit 2 vis dès que la lame fait 60 mm de large ou plus, en inox A2 minimum (A4 en bord de mer ou avec certains bois acides comme le chêne ou les bois exotiques riches en tanins).

Vérification du soulèvement au vent

Souvent oubliée, elle est exigée par le DTU dès que le platelage n'est pas naturellement bridé. On compare la dépression caractéristique de la région de vent (de −0,94 kN/m² en région 1 à −2,5 kN/m² en Guadeloupe) au poids propre du platelage :

Wnet = |Wk| Gk

Si l'effort résiduel de soulèvement par vis dépasse 50 daN (pour une lame de moins de 45 mm d'épaisseur), la fixation doit être justifiée. Les plots non ancrés en sont dispensés si la hauteur sous lames reste ≤ 30 cm ou si une protection périmétrique est en place.

Combien de lambourdes, de plots et de vis ?

Une fois les entraxes fixés, le métré découle de la géométrie. Pour des lames posées dans le sens de la longueur, réparties sur la largeur de la terrasse :

Nombre de lames =
largeur terrasselargeur lame + jeu
Nombre de lambourdes =
longueur terrasseentraxe lambourdes
+ 1
Nombre de plots = nb de lambourdes × (
largeur terrasseentraxe d'appuis
+ 1 )

Le nombre de vis est équivalent au nombre de croisements lame/lambourde multiplié par 2 (lames ≥ 60 mm de large). Prévoyez un taux de chute de l'ordre de 10 % sur les lames et de lambourdes.

Combien de lambourdes et de plots au m² ?

Le repère de 2,5 à 3 mètres linéaires de lambourde par m² que reprennent les négoces n'a rien d'universel : il correspond à une pose à 40 cm d'entraxe, l'habitude de la filière. Le DTU autorise souvent bien plus large, et l'écart sur le devis est loin d'être anecdotique.

Sur une terrasse de 5 × 4 m en lames résineuses de 27 × 140 mm classées C24, en usage résidentiel, l'entraxe maximal admissible est de 67 cm. Le métré tombe alors à 1,8 ml de lambourde et 3,2 plots par m², contre 2,8 ml et 4,9 plots par m² pour la même terrasse posée à 40 cm — soit environ un tiers de structure et de plots en plus.

Serrer l'entraxe reste un choix défendable : cela raidit le platelage sous le pied, limite l'ouverture des fissures autour des vis et donne de la marge en bord de mer ou sous forte pluviométrie. Mais c'est un choix de confort, pas une exigence normative. L'atelier affiche le maximum du DTU et vous laisse imposer votre propre entraxe : le métré et le plan de pose suivent.

Quelle section de lambourde choisir ?

Le DTU propose neuf sections commerciales, de 40 × 60 mm à 60 × 60 mm. Deux repères utiles : à section égale, une lambourde posée sur chant (hauteur > largeur, ex. 40 × 60) porte nettement plus qu'à plat (60 × 40) ; et la largeur d'appui minimale sous les lames est de 45 mm en partie courante (60 à 68 mm selon le diamètre de vis au droit d'un aboutage de lames, ce qui impose en pratique une double lambourde à chaque jonction). En résidentiel, la 45 × 60 sur chant en C24 atteint le plafond des 70 cm de portée dès la plage d'entraxe courante ; c'est l'hypothèse par défaut du mode Particulier.

Pose sur plots, sur dalle ou pose directe

Sur plots (polymères ou béton), la hauteur sous lames est limitée à 30 cm pour les plots polymères et la portance du sol doit atteindre 0,2 MPa. Sur dalle béton, la lambourde ne doit jamais être en contact direct avec le support : interposez des cales de désolidarisation pour rétablir la circulation de l'eau. En pose directe des lames sur solives ou poutres existantes, l'entraxe des supports est simplement la portée admissible des lames. La structure porteuse elle-même relève alors d'un dimensionnement de charpente (NF DTU 31.1), hors périmètre du 51.4.

Conception courante ou élaborée ?

Conception courante

Dite « piégeante » : elle ne facilite pas l'écoulement de l'eau et présente des points d'insalubrité. En climat humide ou modéré, elle impose une classe d'emploi 4.

Conception élaborée

Cumule 4 dispositions (double lambourdes, rainures RLDC / pente, cale de décollement ≥ 3 mm, ventilation 1/50 et plénum ≥ 100 mm) pour réduire la rétention d'humidité et permettre des classes 3.1 / 3.2.

Comment ce calcul est vérifié

Le moteur de cet atelier est couvert par une suite de 49 tests automatisés, construite sur des références extérieures à l'outil et non sur ses propres sorties.

  • Les tableaux du NF DTU 51.4 sont repris ligne à ligne dans les tests : les trois niveaux de sollicitations, les neuf régions de vent, l'affectation de la classe d'emploi, la cale d'écartement selon l'humidité de pose, le diamètre minimal de vis et les neuf tolérances de réception. Les valeurs citées sur cette page sont assertées contre celles que l'outil calcule : l'affiché ne peut pas diverger du calculé.
  • L'exemple chiffré du DTU pour la cale de pose est retrouvé exactement. Une lame de pin de 140 mm, retrait 2,5 ‰ par point d'humidité, saturation à 30 % : le moteur donne 7,7 mm de retrait théorique et une cale de 6 mm, les valeurs de la norme. Sur les treize essences du catalogue, la méthode par essence et le forfait par humidité de pose du DTU restent à 2 mm l'une de l'autre.
  • Les règles de portée sont réécrites indépendamment du moteur, puis comparées cellule par cellule sur l'intégralité des tableaux de lames et de lambourdes, aux trois niveaux de sollicitations : réduction de 15 % pour une lame sur deux appuis, de 25 % pour une lambourde, et plafond de 70 cm sur trois appuis (60 cm sur deux). Aucune configuration ne franchit ce plafond.
  • Le métré est recoupé avec le repère de la filière. Posé à 40 cm d'entraxe, l'outil retrouve les 2,5 à 3 mètres linéaires de lambourde par m² que publient les négoces. Au maximum autorisé par le DTU, il descend à 1,8 ml/m² : l'écart est réel et documenté plus haut, ce n'est pas une erreur de comptage.
  • Les saisies incomplètes ou hors domaine ne produisent jamais de résultat trompeur. Un formulaire vide, une épaisseur hors de la plage 21–45 mm, une largeur de lame sous 90 mm ou une section de lambourde absente des tableaux donnent un blocage explicite — jamais une valeur interpolée. Une combinaison que le DTU marque « non retenue » est signalée comme telle, et non remplacée par la ligne voisine.

Références

  • NF DTU 51.4 (décembre 2018) — Platelages extérieurs en bois. Partie 1-1 : cahier des clauses techniques types ; partie 1-2 : critères généraux de choix des matériaux ; partie 2 : cahier des clauses administratives spéciales. Source de l'ensemble des tableaux de portée, de la classe d'emploi, des fixations, des jeux et des tolérances de réception.
  • NF B 54-040 (29 décembre 2018) — Lames de platelages extérieurs en bois : caractéristiques. Source du coefficient d'élancement maximal (rapport largeur / épaisseur) et des classes de stabilité employées par l'atelier.
  • NF EN 350 — Durabilité naturelle du bois vis-à-vis des agents biologiques, classée de 1 (très durable) à 5. Base de la vérification de couverture de la classe d'emploi requise.
  • NF EN 338 — Classes de résistance du bois de structure (C18 à C24 pour les résineux, D18 à D50 pour les feuillus), qui désignent les colonnes des tableaux de portée du DTU.
  • NF EN 13183-2 — Mesure de l'humidité du bois par humidimètre à pointes, méthode retenue par le DTU pour choisir la cale d'écartement à la pose.
  • CTB B+ / FCBA — Terrasses bois : normes et réglementations. Rappel du domaine d'application du DTU et des matériaux qu'il exclut.

Questions Fréquentes (FAQ)

L'entraxe des lambourdes correspond à la portée admissible des lames : il se lit dans les tableaux du DTU 51.4 selon l'épaisseur, la largeur et la classe mécanique de la lame (de 300 à plus de 1 000 mm selon les cas). La portée des lambourdes elles-mêmes (entraxe des appuis ou plots) est plafonnée à 70 cm sur 3 appuis et 60 cm sur 2 appuis.

Il n'existe pas de forfait « 4 plots par m² » dans le DTU 51.4 : le nombre de plots découle de la grille formée par l'entraxe des lambourdes (portée des lames) et l'entraxe des appuis (portée des lambourdes, 70 cm maximum). Pour une lambourde pin C24 de 45 × 60 mm en résidentiel, la grille type est d'environ 50 × 70 cm, soit environ 3 plots par m² en partie courante, davantage sur les petites surfaces à cause des rangées de rive. L'atelier calcule le nombre exact dans le métré à partir de vos dimensions.

L'objectif du DTU 51.4 est un écartement en service compris entre 3 et 12 mm. La cale à utiliser à la pose dépend de l'humidité du bois : 7 mm pour un bois posé entre 12 et 17 % d'humidité, 5 mm entre 18 et 22 %, 3 mm au-delà de 23 % (bois traité autoclave uniquement), conformément au Tableau 8. La valeur forfaitaire « 5 mm » souvent citée n'est donc correcte que pour une plage d'humidité précise.

Selon le DTU 51.4, une conception courante en climat humide ou modéré impose la classe d'emploi 4. Une conception élaborée permet de descendre en 3.2 voire 3.1 en climat sec. Dans les DROM, tous les platelages sont en classe 4 avec résistance aux termites.

C'est la portée qui les sépare. Tant que la pièce qui porte les lames franchit au plus 70 cm entre appuis (60 cm sur deux appuis seulement), c'est une lambourde et le DTU 51.4 donne directement sa section dans ses tableaux. Au-delà, la pièce devient une solive : elle sort du DTU 51.4 et relève du NF DTU 31.1, avec un calcul de flexion en bonne et due forme. C'est pour cela qu'un « calcul de solivage de terrasse » et un « calcul d'entraxe de lambourdes » ne sont pas le même exercice, même si le vocabulaire de chantier les confond souvent.

Contrairement à ce qu'on lit souvent, le DTU 51.4 ne demande pas de mettre le platelage en pente : son critère de réception d'altimétrie vise au contraire une pente nulle, à ± 5 mm près (Tableau 16). Les pentes citées un peu partout appartiennent à d'autres ouvrages. Une dalle béton qui reçoit un platelage doit être pentée à 1,5 % au minimum, ramenés à 1 % sur une dalle préexistante. Et la pente d'au moins 4 % que mentionne le DTU est le profil de la lame elle-même, dans le sens de sa largeur (lame bombée ou en pente), l'une des options de la conception élaborée. Au-delà de 5 % de pente générale, l'ouvrage sort du domaine du DTU 51.4.

Le DTU 51.4 s'applique aux platelages dont le nu supérieur est à 1 mètre maximum de la surface continue sous-jacente. Au-delà, l'ouvrage relève du NF DTU 31.1 (charpente et structure bois).

La réponse dépend entièrement de l'entraxe retenu, et c'est là que le repère de 2,5 à 3 ml par m² souvent cité prend son sens : il correspond à une pose à 40 cm, l'habitude de la filière. Le DTU, lui, autorise beaucoup plus large. Sur une terrasse de 5 × 4 m en lames résineuses de 27 × 140 mm classées C24, l'entraxe maximal admissible est de 67 cm : le métré tombe alors à 1,8 ml de lambourde par m² et environ 3,2 plots par m², contre 2,8 ml et 4,9 plots à 40 cm. Poser plus serré que le maximum du DTU est un choix de confort, pas une obligation.

En mode Particulier, six réglages suffisent : les dimensions de la terrasse, le département du chantier, l'essence du bois, la section des lames et la hauteur de pose. L'outil applique des hypothèses sécuritaires (usage résidentiel, plots, lambourdes pin classé C24 45 × 60 mm) pour le reste.