ÉlectricitéNF C 15-100 · UTE C 15-105

Calcul de section de câble industriel

Dimensionnez vos câbles BT en industrie et tertiaire selon la méthode NF C 15-100 / UTE C 15-105 : courant admissible, facteurs de correction, pose enterrée, chute de tension et court-circuit. Outil 100 % gratuit.

Mis à jour le

Exemples :
Schéma de l'installationTableau → protection → canalisation → récepteur · glissez la cote pour la longueur
Glissez la poignée pour ajuster la longueur du circuit.Schéma de principe, non à l'échelle
Paramètres du circuit
Renseignez la charge, le câble et la pose — le dimensionnement se met à jour en direct.

Réseau & charge

V
A
m

Longueur simple, pour la vérification de chute de tension.

Câble

PR/XLPE (90 °C) : U1000 R2V… — PVC (70 °C) : H07V…

Détermine la méthode de référence : multiconducteur → E, monoconducteurs → F.

80 Acalibre normalisé ≥ IB
16 mm²section minimale conforme

Pose et environnement

Chemin de câbles perforé (horizontal ou vertical) — méthode de référence E (pose 13).

3 circuits

Nombre total de circuits posés ensemble, y compris celui étudié.

°C
Section retenue
16mm²
Conforme NF C 15-100

Cuivre PR/XLPE, méthode E — protégé par disjoncteur 80 A.

Protection In80 A
Iz corrigé82 A
Chute de tension2,57 %
Critères dimensionnantsTaux d'utilisation

Courant d'emploi couvert par la protection : IB ≤ In

OK
100 %

80,0 A / 80 A · NF C 15-100 § 433.1

Courant admissible corrigé : Iz × f ≥ In

OK
98 %

80,0 A / 82,0 A · NF C 15-100 § 433.1 — Tab. 52H/52J

Chute de tension totale ≤ limite

OK
32 %

2,57 % / 8,00 % · NF C 15-100 Tab. 6.4

Détail du calcul

Méthode NF C 15-100 / UTE C 15-105

Facteurs de correction appliqués

CodeConditionRéférenceValeur
f0Mode de pose — Chemin de câbles perforé (horizontal ou vertical)Tab. 52G1,00
f1Température ambiante 30 °C (isolant PR/EPR)Tab. 52K1,00
f21Groupement — 3 circuit(s), simple couche sur tablette perforéeTab. 52N0,82
fFacteur global (produit)UTE C 15-1050,820
I'z =
Inf
= 80 / (0,820) = 97,6 A → colonne E-PR3 du tableau 52H

Comparatif par section — colonne E-PR3

retenue conforme non conformeBarres : Iz corrigé · droite pointillée : Iz requis (k₃ × In)

Cliquez sur une barre pour recalculer avec cette section imposée. Chute de tension calculée pour 80,0 A et 60 m.

Étudier la chute de tension en détail

Longueur maximale, démarrage moteur, tension à l'arrivée : affinez la vérification ΔU avec l'outil dédié.

La méthode de dimensionnement NF C 15-100 / UTE C 15-105

Contrairement au résidentiel, où la norme prescrit directement les sections par type de circuit (voir notre calculateur de section résidentiel NF C 15-100), les installations industrielles et tertiaires exigent un calcul complet du courant admissible, codifié par la partie 5-52 de la NF C 15-100 et le guide pratique UTE C 15-105 (équivalents IEC 60364-5-52).

Le principe : un câble est correctement dimensionné si son courant admissible Iz, corrigé des conditions réelles d'installation, couvre le calibre de la protection qui le surveille, et si la chute de tension et la tenue au court-circuit restent acceptables.

Du bilan de puissance au courant d'emploi IB

C'est l'étape que les abaques escamotent, et celle qui décide de tout le reste. Le courant d'emploi n'est pas la somme des puissances installées : un atelier dont les plaques signalétiques totalisent 120 kW n'appelle presque jamais 120 kW. Trois coefficients ramènent la puissance installée à la puissance réellement véhiculée.

  • Le coefficient d'utilisation Ku, par récepteur : un moteur asynchrone tourne rarement à sa puissance nominale (on retient couramment 0,75 à 0,80), tandis que l'éclairage et les résistances de chauffage restent à 1. Il traduit le taux de charge de la machine, pas sa fréquence d'usage.
  • Le coefficient de simultanéité Ks, par tableau ou par jeu de barres : tous les départs ne consomment pas ensemble. L'usage retient de l'ordre de 0,9 pour deux ou trois circuits, 0,7 pour cinq, 0,6 au-delà d'une dizaine — et 1 dès qu'un process garantit la charge simultanée (four, groupe froid, ligne cadencée).
  • La réserve d'extension Ke, souvent 1,2 sur les tableaux destinés à évoluer. Elle se décide avec le maître d'ouvrage : sur une armoire de process figée, la retenir revient à surdimensionner toute la distribution.

Ces coefficients sont des valeurs d'usage issues du bilan de puissance, pas des prescriptions normatives : ils dépendent du process et de l'exploitation, et se justifient dans la note de calcul. La puissance ainsi obtenue se convertit en ampères :

Courant d'emploi d'un départ

Triphasé : I_B =
P√3 × U × cos φ
|Monophasé : I_B =
PU × cos φ

P : puissance véhiculée après Ku et Ks (W) · U : tension entre phases en triphasé, tension simple en monophasé (V) · cos φ : facteur de puissance du récepteur · IB : courant d'emploi (A)

Pour un moteur asynchrone, retenez le courant nominal plaqué (qui intègre déjà le rendement) plutôt que la formule ci-dessus, et surveillez le facteur de puissance réel : à 400 V, un départ de 37 kW à cos φ = 0,85 appelle environ 63 A, mais 76 A si cos φ tombe à 0,70. Un cos φ optimiste de 0,15 point, et c'est une section normalisée d'écart.

Comment calculer la section d'un câble : la méthode en 5 étapes

Étape 1 : le courant d'emploi IB. Mesuré, relevé sur la plaque du récepteur, ou déduit du bilan de puissance ci-dessus.

Étape 2 : la protection In. On choisit le premier calibre normalisé qui couvre IB : In ≥ IB (disjoncteurs : 2, 4, 6, 10, 16… jusqu'à 1 250 A). C'est bien le calibre de la protection, et non IB, qui dimensionne le câble : le câble doit supporter tout courant que la protection laisse durablement passer.

Étape 3 : le facteur global de correction f. Produit de tous les facteurs applicables : mode de pose (f₀), température (f₁), groupement (f₂), et en pose enterrée la nature du sol (f₃), plus les facteurs complémentaires (neutre chargé, BE3, soleil…). Voir le détail plus bas.

Étape 4 : la lecture du tableau. Le câble doit présenter, dans les conditions de référence de la norme, un courant admissible non corrigé I'z au moins égal à :

Courant admissible non corrigé requis

I'z =
k₃ × Inf₀ × f₁ × f₂ ×

In : calibre de la protection (A), avec In ≥ IB · f₀ f₁ f₂ … : facteurs de correction applicables · k₃ = 1 avec un disjoncteur, 1,10 à 1,45 avec des fusibles gG · I'z se lit dans le tableau 52H (air) ou 52J (enterré)

On parcourt alors la colonne du tableau 52H (air) ou 52J (enterré) correspondant à la lettre de sélection, à l'isolant et au nombre de conducteurs chargés, et on retient la première section dont le courant admissible dépasse cette valeur.

Étape 5 : les vérifications complémentaires. La section trouvée n'est définitive qu'après contrôle de la chute de tension sur la longueur réelle du circuit et, si le courant de court-circuit est connu, de la contrainte thermique S ≥ Icc × √t / k. Sur les grandes longueurs, ces vérifications imposent souvent une section supérieure à celle de l'échauffement ; le calculateur les enchaîne automatiquement.

Les lettres de sélection (méthodes de référence)

La cinquantaine de modes de pose de la norme se ramène à cinq méthodes de référence aux conditions de refroidissement équivalentes. La lettre détermine la colonne à lire dans le tableau des courants admissibles (tableau 52H à l'air libre, 52J enterré) :

LettreModes de pose typiques25 mm² Cu PR
BConduits, goulottes, moulures, vides de construction101 A
CCâbles fixés au mur ou au plafond, tablettes non perforées119 A
ECâbles multiconducteurs sur chemins de câbles perforés, échelles127 A
FCâbles monoconducteurs à l'air libre138 A
DCanalisations enterrées, directement ou sous fourreau144 A

Tableau des courants admissibles (abaque 52H / 52J)

Voici l'abaque complet des intensités admissibles pour un câble cuivre triphasé (3 conducteurs chargés), aux conditions de référence de la norme : 30 °C à l'air, 20 °C dans le sol, circuit seul, pose non jointive. Ce sont les valeurs de départ, avant tout facteur de correction : le courant réellement admissible sur votre chantier vaut Iz × f. Les colonnes B, C, E et F proviennent du tableau 52H, la colonne D du tableau 52J.

Isolant PR / XLPE / EPR — 90 °C (câbles U-1000 R2V)

Section (mm²)BCEFD
1,518,522232431
2,52530313341
43440424553
64351545866
106070758087
168094100107113
25101119127138144
35126147158169174
50153179192207206
70196229246268254
95238278298328301
120276322346382343
150319371395441387
185364424456506434
240430500538599501
300497576621693565

Isolant PVC — 70 °C

Section (mm²)BCEFD
1,515,517,518,519,526
2,52124252734
42832343644
63641434856
105057606374
166876808596
258996101112123
35110119126138147
50134144153168174
70171184196213216
95207223238258256
120239259276299290
150299319344328
185341364392367
240403430461424
300464497530480

Les valeurs en ampères, colonne par colonne. Un tiret signale une section que la colonne ne couvre pas (la norme ne retient pas les monoconducteurs sous 25 mm², par exemple). Le passage du PVC au PR fait gagner 23 à 26 % de courant admissible sur toute l'étendue du tableau — souvent une section normalisée. En aluminium, comptez une à deux sections de plus à calibre égal ; le calculateur en haut de page compare les deux matériaux et applique les facteurs de correction, ce qu'un abaque ne peut pas faire.

Les facteurs de correction

Les tableaux ci-dessus valent pour 30 °C à l'air (20 °C dans le sol), un circuit seul et une pose non jointive. Toute autre situation se corrige par des facteurs multiplicatifs, souvent appelés K1, K2 et K3 (ou facteurs de déclassement) :

  • Mode de pose (f₀/K1) : 0,70 à 0,77 pour un conduit noyé dans une paroi isolante, 0,90 en goulotte, 0,95 au plafond ou en vide de construction, 0,80 pour un fourreau enterré ;
  • Groupement (f₂/K2), le facteur le plus souvent oublié : 9 circuits jointifs en conduit divisent le courant admissible par deux (0,50) ; sur chemin de câbles perforé, 4 circuits valent déjà 0,77 ; une pose en plusieurs couches ajoute encore 0,80 à 0,68 ;
  • Température (f₁/K3) : à 40 °C ambiants : 0,87 (PVC) ou 0,91 (PR) ; à 50 °C : 0,71 ou 0,82 ;
  • Enterré : température du sol et résistivité thermique, où un sol de cendres et mâchefer (2 K·m/W) coûte 24 % (0,76) et un sol extrêmement sec (3 K·m/W) jusqu'à 35 % (0,65), quand un terrain humide argileux gagne 13 % (1,13) ;
  • Facteurs complémentaires : neutre chargé par les harmoniques de rang 3 (0,84), locaux à risque d'explosion BE3 (0,85), câbles exposés au soleil (0,85), pose non symétrique de câbles en parallèle (0,80).

Quelle section pour quel calibre ? Abaque de pré-dimensionnement

Le tableau ci-dessous donne la section minimale d'un câble multiconducteur cuivre / isolant PR en triphasé, posé seul sur chemin de câbles perforé à 30 °C (lettre E), sans aucun facteur de correction ni chute de tension. C'est un point de départ d'avant-projet : dès que le circuit est groupé, enfermé en conduit, enterré ou long, la section réelle monte d'un ou deux crans.

Calibre InSection Cu PR (lettre E)Iz du tableau 52H
32 A4 mm²42 A
40 A4 mm²42 A
50 A6 mm²54 A
63 A10 mm²75 A
80 A16 mm²100 A
100 A16 mm²100 A
125 A25 mm²127 A
160 A50 mm²192 A
200 A70 mm²246 A
250 A95 mm²298 A
320 A120 mm²346 A
400 A185 mm²456 A
500 A240 mm²538 A
630 A2 × 120 mm² en parallèle2 × 346 = 692 A

L'abaque démarre à 32 A : sous ce calibre, les circuits relèvent des sections prescriptives du résidentiel, que la NF C 15-100 impose sans calcul — voir le calculateur de section résidentiel.

Section du conducteur de protection PE

Une fois la section de phase arrêtée, celle du conducteur de protection en découle. La NF C 15-100 la lie directement à la section de phase Sph, en trois régimes : identique jusqu'à 16 mm², bloquée à 16 mm² entre 16 et 35 mm², puis égale à la moitié de la section de phase au-delà — ramenée à la section normalisée immédiatement supérieure.

Section de phase SphConducteur de protection PE
1,5 mm²1,5 mm²
2,5 mm²2,5 mm²
4 mm²4 mm²
6 mm²6 mm²
10 mm²10 mm²
16 mm²16 mm²
25 mm²16 mm²
35 mm²16 mm²
50 mm²25 mm²
70 mm²35 mm²
95 mm²50 mm²
120 mm²70 mm²
150 mm²95 mm²
185 mm²95 mm²
240 mm²120 mm²
300 mm²150 mm²

Ces valeurs valent pour un PE de même métal que les phases et incorporé au câble. Un conducteur de protection posé séparément relève de sections minimales propres, et un PE en aluminium se recalcule à conductivité équivalente. Le calculateur ci-dessus dimensionne les conducteurs actifs : le PE se lit ici.

Protection : les trois conditions de la norme

La protection contre les surcharges impose IB ≤ In ≤ Iz et I₂ ≤ 1,45 × Iz (I₂ : courant conventionnel de fonctionnement). Avec un disjoncteur, I₂ = 1,45 × In et la troisième condition est automatiquement satisfaite. Avec des fusibles gG, elle impose une marge supplémentaire que le calculateur intègre via le coefficient k₃ : Iz ≥ 1,10 × In (calibres ≥ 16 A), 1,31 × In (calibres < 16 A) ou 1,45 × In (calibres ≤ 4 A).

Chute de tension et court-circuit : les deux autres garde-fous

Sur les grandes longueurs industrielles, c'est souvent la chute de tension qui impose la section, avant même l'échauffement. Les limites de la NF C 15-100 (Tableau 6.4) dépendent de l'usage et de l'origine de l'installation : 3 % en éclairage et 5 % pour les autres usages sur un branchement au réseau public BT, 6 % et 8 % derrière un poste de livraison HTA/BT privé. Le calculateur évalue la chute pour chaque section avec la formule UTE C 15-105 et fait monter la section minimale en conséquence. Pour une étude fine (démarrage moteur, courant continu…), utilisez notre calculateur de chute de tension.

Enfin, en cas de court-circuit, le câble doit absorber l'énergie de défaut sans dépasser la température limite de son isolant : c'est la contrainte thermique S ≥ Icc × √t / k (k = 115 pour Cu/PVC, 143 pour Cu/PR, 76 et 94 pour l'aluminium). Renseignez le courant de court-circuit dans les paramètres avancés pour activer cette vérification — il se détermine avec notre calculateur de courant de court-circuit Icc.

Exemple de calcul complet : départ moteur en atelier

Reprenons l'exemple « départ moteur » préchargé dans le calculateur : circuit triphasé 400 V, courant d'emploi IB = 70 A (cos φ = 0,85), câble multiconducteur cuivre / PR de 85 m sur chemin de câbles perforé avec 3 autres circuits jointifs, atelier à 35 °C, courant de court-circuit présumé 10 kA, alimenté depuis un poste HTA/BT privé.

  1. Protection : premier calibre normalisé ≥ 70 A : disjoncteur In = 80 A (k₃ = 1).
  2. Lettre de sélection : chemin de câbles perforé, câble multiconducteur : méthode E (f₀ = 1).
  3. Facteurs de correction : température 35 °C avec isolant PR : f₁ = 0,96 (tableau 52K) ; 4 circuits en simple couche sur tablette perforée : f₂ = 0,77 (tableau 52N). Soit f = 1 × 0,96 × 0,77 = 0,7392.
  4. Courant admissible requis : I'z ≥ 80 / 0,7392 ≈ 108,2 A. Dans le tableau 52H (colonne E, PR, 3 conducteurs chargés) : 16 mm² n'admet que 100 A, 25 mm² admet 127 A → section thermique 25 mm².
  5. Chute de tension : sur 85 m en 25 mm², la formule UTE C 15-105 donne 2,08 %, pour une limite de 8 % : conforme.
  6. Court-circuit : S ≥ 10 000 × √0,1 / 143 ≈ 22,1 mm² : le 25 mm² tient.
  7. Conducteur de protection : phase de 25 mm² → PE de 16 mm².

Résultat : câble 4G25 mm² cuivre PR (type U-1000 R2V), protégé par un disjoncteur 80 A. On mesure ici le poids du groupement : posé seul et à 30 °C, le même circuit ne demanderait que 16 mm² côté échauffement. Un facteur de correction oublié, et c'est un câble sous-dimensionné qui vieillit prématurément.

Comment ce calcul est vérifié

Le moteur de cet outil est couvert par une suite de 46 tests automatisés, construite sur des références extérieures au calculateur et non sur ses propres sorties.

  • Les tableaux 52H et 52J comparés aux lois analytiques du guide UTE C 15-500. Le guide publie, à côté des valeurs tabulées, les lois de puissance I = a × Sb employées par les logiciels de calcul. La colonne PR à trois conducteurs chargés du tableau 52H cuivre coïncide avec la loi 12,9 × S0,64 à 0,47 A près (0,09 %), et les colonnes PR de l'aluminium enterré avec les lois du guide à 0,33 % pour trois conducteurs chargés et 1,31 % pour deux. Les valeurs affichées ne sont donc pas de simples recopies : elles retombent sur les formules d'origine de la norme.
  • Les abaques publiés sur cette page sont produits par le moteur lui-même. Le tableau des courants admissibles, l'abaque calibre → section et la table du conducteur PE ne sont pas recopiés : ils sont générés à partir des données que l'outil utilise pour calculer. Ce que vous lisez et ce que l'outil applique ne peuvent pas diverger. Les tests recalculent en outre plusieurs lignes témoins indépendamment du moteur, ainsi que l'exemple chiffré ci-dessus, chiffre par chiffre.
  • Formules normatives réécrites indépendamment du moteur. La chute de tension de l'UTE C 15-105 (u = b × (ρ₁·L/S·cos φ + λ·L·sin φ) × IB) et la contrainte thermique de la NF C 15-100 (S = Icc × √t / k) sont recalculées dans les tests, en cuivre comme en aluminium, sur plusieurs sections et longueurs : les deux implémentations coïncident à la précision machine.
  • Cohérence physique du catalogue. Le courant admissible croît avec la section dans chacune des neuf colonnes, les cinq méthodes de référence se classent bien par refroidissement croissant (B ≤ C ≤ E ≤ F), l'aluminium reste sous le cuivre à section égale, et ajouter des circuits ou des couches ne peut que dégrader le facteur global.
  • Robustesse aux saisies dégradées. Champ vide, tension nulle, cos φ absurde, longueur négative, section hors catalogue, PVC au-delà de son domaine de température, courant d'emploi supérieur au plus gros calibre normalisé : chacun de ces cas produit un résultat neutre ou un message explicite. Un balayage de tous les modes de pose croisés aux matériaux, isolants et types de réseau vérifie qu'aucune sortie n'est NaN. Quand aucune section normalisée ne convient, l'outil le dit au lieu de retourner une valeur fausse.

Références

  • NF C 15-100 — Installations électriques à basse tension. Partie 5-52 (choix et mise en œuvre des canalisations) : méthodes de référence, tableaux de courants admissibles 52G à 52T et facteurs de correction. § 433 : règles de protection contre les surcharges (IB ≤ In ≤ Iz, I₂ ≤ 1,45 × Iz). § 434.3.2 : contrainte thermique de court-circuit et coefficients k. § 524 : section minimale de l'aluminium. Tableau 6.4 : limites de chute de tension. La règle de section du conducteur de protection est également issue de cette norme.
  • UTE C 15-105 (guide pratique, juillet 2003) — Détermination des sections de conducteurs et choix des dispositifs de protection. Source de la méthode en cinq étapes, du coefficient k₃ des fusibles gG et de la formule simplifiée de chute de tension (ρ₁ = 1,25 × ρ₀, λ = 0,08 mΩ/m).
  • UTE C 15-500 — Guide reproduisant les tableaux 52G à 52T ainsi que les lois analytiques I = a × Sb qui les sous-tendent ; ce sont ces lois qui servent de contre-vérification aux valeurs du catalogue.
  • IEC 60364-5-52 — Electrical installations of buildings, Part 5-52: Selection and erection of electrical equipment — Wiring systems. Texte international dont la partie 5-52 de la NF C 15-100 est la transposition ; annexe G pour les limites de chute de tension.
  • Guide de l'installation électrique, Schneider Electric — présentation détaillée des méthodes de référence, des facteurs de correction et de la mise en parallèle des câbles. se.com

Questions fréquentes

La méthode NF C 15-100 / UTE C 15-105 procède en cinq étapes : 1) déterminer le courant d'emploi IB du circuit ; 2) choisir la protection (disjoncteur ou fusibles gG) de calibre In ≥ IB ; 3) calculer le facteur global de correction f, produit des facteurs de mode de pose, de température, de groupement de circuits (et de nature du sol en pose enterrée) ; 4) en déduire le courant admissible non corrigé que doit présenter le câble, I'z = k3 × In / f, et lire la section dans le tableau des courants admissibles (52H à l'air, 52J enterré) pour la méthode de référence (lettre B, C, E, F ou D) et l'isolant (PVC ou PR) ; 5) vérifier la chute de tension et, le cas échéant, la contrainte thermique de court-circuit.

IB n'est pas la somme des puissances installées. On applique à chaque récepteur un coefficient d'utilisation Ku, qui traduit le fait qu'un moteur tourne rarement à sa puissance nominale (0,75 à 0,80 pour un moteur, 1 pour l'éclairage et le chauffage), puis, en remontant vers le tableau, un coefficient de simultanéité Ks entre les départs (de l'ordre de 0,9 pour 2 ou 3 circuits, 0,7 pour 5, 0,6 au-delà d'une dizaine, et 1 pour un jeu de barres à charge garantie). Une réserve d'extension Ke de 1,2 est couramment ajoutée sur les tableaux destinés à évoluer. Ces coefficients relèvent du bilan de puissance : ils dépendent du process et de l'exploitation, et se négocient avec le client — ce sont des valeurs d'usage, pas des prescriptions de la norme. Le courant d'emploi obtenu est ensuite converti en ampères par IB = P / (√3 × U × cos φ) en triphasé.

Il n'existe pas de réponse unique : aux conditions de référence, un câble cuivre PR posé sur chemin de câbles perforé admet 75 A en 10 mm², ce qui suffit pour un disjoncteur de 63 A. Mais le même circuit en conduit (lettre B) n'admet plus que 60 A en 10 mm² et impose 16 mm², et chaque facteur de correction (groupement, température) peut faire monter la section d'un cran. Sur une grande longueur, c'est la chute de tension qui décide. D'où l'intérêt d'un calcul complet plutôt que d'un abaque.

Chaque mode de pose est rattaché à une méthode de référence aux conditions de refroidissement équivalentes : B pour les conducteurs et câbles enfermés (conduits, goulottes, vides de construction), C pour les câbles plaqués contre une paroi (mur, plafond, tablette non perforée), E pour les câbles multiconducteurs à l'air libre (chemins de câbles perforés, échelles), F pour les câbles monoconducteurs à l'air libre, et D pour les canalisations enterrées. La lettre détermine la colonne du tableau des courants admissibles.

Les tableaux de courants admissibles sont établis pour des conditions de référence (30 °C à l'air, 20 °C dans le sol, circuit seul, pose non jointive). K1 (mode de pose) corrige l'effet d'un conduit encastré ou d'une goulotte ; K2 (groupement) tient compte de l'échauffement mutuel des circuits jointifs (jusqu'à −50 % pour 9 circuits en conduit) ; K3 (température) corrige l'écart à la température de référence selon l'isolant. En pose enterrée s'ajoutent la température du sol et sa résistivité thermique. Le facteur global est le produit de tous les facteurs applicables, complété le cas échéant par 0,84 pour neutre chargé ou 0,85 pour locaux à risque d'explosion.

Le PVC supporte 70 °C en service permanent, le polyéthylène réticulé PR/XLPE et l'éthylène-propylène EPR (câbles U-1000 R2V, par exemple) supportent 90 °C. À section, pose et nombre de conducteurs chargés identiques, le passage du PVC au PR fait gagner 23 à 26 % de courant admissible sur toute l'étendue du tableau 52H — un gain qui vaut souvent une section normalisée. La tenue au court-circuit est également meilleure (k = 143 contre 115 pour une âme cuivre). Au-delà de 60 °C ambiants, le PVC sort du domaine du tableau 52K et n'est plus utilisable.

L'aluminium étant nettement plus résistif que le cuivre, il faut, à courant égal, monter d'une à deux sections normalisées : là où 95 mm² cuivre suffit, comptez 120 à 150 mm² aluminium selon la pose ; le calculateur permet de comparer directement les deux matériaux. La NF C 15-100 (§ 524) n'autorise l'aluminium qu'à partir de 10 mm². Plus léger et bien moins cher à section équivalente, il reste le choix privilégié des liaisons de forte puissance (câbles U-1000 AR2V), au prix de connexions plus soignées (graisse de contact, cosses bimétal).

La NF C 15-100 lie la section du conducteur de protection à celle des conducteurs de phase, en trois régimes : jusqu'à 16 mm², le PE reprend la section de phase ; entre 16 et 35 mm², il reste à 16 mm² ; au-delà de 35 mm², il vaut la moitié de la section de phase, ramenée à la section normalisée immédiatement supérieure. Un départ en 240 mm² se protège donc par un PE de 120 mm², et un départ en 150 mm² par un PE de 95 mm² (75 mm² n'étant pas une section normalisée). Ces valeurs valent pour un PE de même métal que les phases et incorporé au câble.

Lorsque le courant d'emploi dépasse ce qu'admet la plus grosse section pratique (couramment 240 ou 300 mm²), on pose plusieurs câbles identiques par phase. Le courant admissible est multiplié par le nombre de câbles, à condition d'une pose symétrique : même nature, même section, longueurs sensiblement égales, aucune dérivation en parcours, et disposition symétrique (deux ou quatre câbles par phase). À défaut — notamment avec trois câbles par phase — un facteur de 0,80 s'applique aux courants admissibles. Attention : chaque câble du groupe compte dans le facteur de groupement K2.

Non. Pour les locaux d'habitation, la NF C 15-100 impose directement des sections prescriptives par nature de circuit (1,5 mm² pour l'éclairage, 2,5 mm² pour les prises, 6 mm² pour la cuisson…) sans calcul : utilisez dans ce cas notre calculateur de section résidentiel. La méthode de calcul présentée ici s'applique aux installations industrielles et tertiaires, et l'abaque de cette page démarre à 32 A pour cette raison.