Section de câble électrique : tableau NF C 15-100 et longueur maximale
Section minimale des conducteurs, calibre du disjoncteur et type de différentiel par circuit domestique, puissance maximale et longueur admissible par section.
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Introduction
Pour des raisons de sécurité, un câblage électrique doit respecter une section minimum afin de permettre la transition d'une puissance. En effet, plus la section d'un câble est faible, plus sa résistance sera grande. Si la résistance est grande, la chaleur engendrée (par effet Joule) lors du passage d'une forte intensité sera grande. Dans des cas extrêmes, cette chaleur peut engendrer un départ de feu.
La norme NF C 15-100 donne, pour chaque nature de circuit domestique, une section minimale de conducteur, un calibre maximal de disjoncteur et le type d'interrupteur différentiel à installer en tête de rangée. Le calculateur propose deux modes : par intensité (choisissez le calibre du disjoncteur pour obtenir la longueur maximale de câble admissible pour chaque section, en respectant la chute de tension) et par type de circuit (sélectionnez l'usage pour obtenir le triplet section / protection / différentiel).
Cet outil applique les prescriptions résidentielles de la norme. Pour un local industriel ou tertiaire (calcul du courant admissible, facteurs de correction, pose enterrée, chute de tension), utilisez le calculateur de section de câble industriel.
Intensité du circuit
Alimentation
Usage du circuit
En monophasé 230 v, un conducteur cuivre de 1,5 mm² protégé à 16 A garde une chute de tension ≤ 5 % jusqu'à 23 m (aller simple). Au-delà, passez à la section supérieure.
Longueurs en m · sections en mm² — la section mini (1,5 mm²) est en bleu foncé.
Longueur maximale par section
| Section (cuivre) | Disjoncteur max | Longueur maximale |
|---|---|---|
| 1,5 mm²Section mini | 16 A | 23 m |
| 2,5 mm² | 20 A | 39 m |
| 4 mm² | 25 A | 63 m |
| 6 mm² | 32 A | 95 m |
| 10 mm² | 50 A | 159 m |
| 16 mm² | 63 A | 255 m |
| 25 mm² | — | 399 m |
| 35 mm² | — | 559 m |
| 50 mm² | — | 798 m |
Tableau des sections de câble par circuit (NF C 15-100)
Le tableau ci-dessous récapitule les prescriptions de la norme NF C 15-100 pour les locaux d'habitation : section minimale des conducteurs en cuivre, calibre maximal du disjoncteur divisionnaire et type de dispositif différentiel résiduel (DDR) 30 mA. La section indiquée est un minimum et le calibre un maximum : installer une section supérieure est toujours autorisé (et parfois judicieux sur les grandes longueurs), tandis que sur-calibrer la protection est interdit.
| Circuit | Section minimale | Disjoncteur max | Différentiel 30 mA |
|---|---|---|---|
| Éclairage (8 points lumineux max) | 1,5 mm² | 16 A | Type A ou AC |
| Interrupteur d'éclairage | 1,5 mm² | 16 A | Type A ou AC |
| Prises de courant (8 socles max) | 1,5 mm² | 16 A | Type A ou AC |
| Prises de courant (12 socles max) | 2,5 mm² | 20 A | Type A ou AC |
| Prises plan de travail cuisine (6 socles max) | 2,5 mm² | 20 A | Type A ou AC |
| Circuit spécialisé (lave-linge, sèche-linge, lave-vaisselle, four…) | 2,5 mm² | 20 A | Type A ou AC |
| Volets roulants | 1,5 mm² | 16 A | Type A ou AC |
| VMC, VMR (circuit dédié) | 1,5 mm² | 2 A | Type A ou AC |
| Circuit de pilotage (fil pilote, délestage) | 1,5 mm² | 2 A | Type A ou AC |
| Chauffe-eau électrique | 2,5 mm² | 20 A | Type A ou AC |
| Plaque de cuisson en monophasé | 6 mm² | 32 A | Type A |
| Plaque de cuisson en triphasé | 2,5 mm² | 20 A | Type A |
| Chauffage électrique mural (3 500 à 7 250 W) | 1,5 à 6 mm² | 16 à 32 A | Type A ou AC |
| Plancher chauffant (1 700 à 7 500 W) | 1,5 à 10 mm² | 16 à 50 A | Type A ou AC |
| Recharge VE — prise renforcée 16 A | 2,5 mm² | 20 A | Type A |
| Recharge VE — borne 32 A monophasé | 10 mm² | 40 A | Type A |
| Recharge VE — borne 32 A triphasé | 10 mm² | 40 A | Type B |
Pour le chauffage mural et le plancher chauffant, la section et le calibre exacts dépendent de la puissance installée : utilisez le calculateur ci-dessus pour obtenir le palier correspondant à votre puissance.
Le plancher chauffant déroge à l'appairage habituel
Une ligne du tableau surprend souvent, et c'est la bonne : le plancher chauffant est le seul circuit domestique où la norme autorise un calibre supérieur à celui admis d'ordinaire sur la section. Un plancher de 3 400 W se câble en 2,5 mm² sous 25 A (au lieu de 20 A), un plancher de 4 200 W en 4 mm² sous 32 A (au lieu de 25 A) et un plancher de 5 400 W en 6 mm² sous 40 A (au lieu de 32 A) — soit un cran de calibre au-dessus à chaque fois. Les convecteurs muraux, eux, suivent la règle générale (3 500 W en 1,5 mm²/16 A, 7 250 W en 6 mm²/32 A). C'est bien une table dédiée de la norme, et non une coquille : les tests de l'outil vérifient que cette dérogation reste circonscrite à ces trois paliers, et qu'aucun autre circuit ne s'en écarte.
Ampérage et puissance maximale par section de câble
« Quelle puissance passe dans un 2,5 mm² ? » est la question posée à l'envers, mais elle a une réponse. Le calibre maximal que la NF C 15-100 autorise sur une section fixe le courant, et le courant fixe la puissance : P = U × I en monophasé, P = √3 × U × I en triphasé. Le tableau retient cos φ = 1, valeur des récepteurs résistifs — chauffage, plaque, chauffe-eau — qui sont précisément les circuits que la norme plafonne en puissance.
| Section cuivre | Ampérage max (disjoncteur) | Puissance max — mono 230 V | Puissance max — tri 400 V |
|---|---|---|---|
| 1,5 mm² | 16 A | 3 680 W | 11 085 W |
| 2,5 mm² | 20 A | 4 600 W | 13 856 W |
| 4 mm² | 25 A | 5 750 W | 17 321 W |
| 6 mm² | 32 A | 7 360 W | 22 170 W |
| 10 mm² | 50 A | 11 500 W | 34 641 W |
| 16 mm² | 63 A | 14 490 W | 43 648 W |
La lecture se vérifie sur un cas connu : une plaque de cuisson de 7 360 W appelle 32 A sous 230 V, d'où le circuit spécialisé en 6 mm² protégé à 32 A que prescrit le tableau précédent. Attention toutefois au sens de lecture. Ces puissances découlent du calibre que la norme autorise sur la section, et non du courant admissible Iz du conducteur, qui dépend du mode de pose, de la température ambiante et du nombre de circuits jointifs. En résidentiel les deux se recouvrent, parce que la norme a déjà intégré les modes de pose domestiques courants ; hors de ce cadre, c'est Iz qu'il faut calculer, avec le calculateur de section de câble industriel.
Pourquoi la section dépend-elle du courant ?
Le dimensionnement résidentiel de la NF C 15-100 est prescriptif : la norme a déjà fait le calcul pour les usages domestiques courants et fixe directement le couple section / protection. Ces valeurs découlent néanmoins de deux relations physiques simples. La première donne le courant appelé par un récepteur en monophasé 230 V :
Courant appelé par un récepteur
I : courant d'emploi (A) · P : puissance active (W) · U : tension simple (230 V en monophasé) · relation valable à cos φ = 1, soit un récepteur résistif
Une plaque de cuisson de 7 360 W appelle ainsi 32 A sous 230 V, d'où le circuit dédié en 6 mm² protégé à 32 A. La seconde relation explique l'échauffement du conducteur : sa résistance est proportionnelle à sa longueur et inversement proportionnelle à sa section, et la puissance dissipée par effet Joule croît avec le carré du courant :
Résistance et échauffement du conducteur
R : résistance du conducteur (Ω) · ρ : résistivité du cuivre ≈ 0,017 Ω·mm²/m à 20 °C · L : longueur (m) · S : section (mm²) · I : courant (A)
Doubler le courant quadruple l'échauffement : c'est pourquoi chaque calibre de disjoncteur est plafonné pour une section donnée. Le disjoncteur protège le câble contre la surcharge et le court-circuit, et non l'appareil raccordé — c'est une protection contre les surintensités, à ne pas confondre avec la protection contre les surtensions, assurée par un parafoudre.
Diamètre, désignation et section : lire un câble électrique
En France, un conducteur se commande en section (mm²), jamais en diamètre — contrairement à l'usage nord-américain du calibre AWG. Les deux grandeurs restent liées par la géométrie du disque, ce qui permet de vérifier une bobine au pied à coulisse :
Diamètre d'une âme massive
d : diamètre de l'âme de cuivre nue (mm) · S : section du conducteur (mm²) · relation exacte pour une âme massive de classe 1 ; une âme câblée de classe 2 est légèrement plus grosse à section égale, du fait des interstices entre brins
| Section | Diamètre de l'âme | Fil rigide | Câble | Usage type |
|---|---|---|---|---|
| 1,5 mm² | 1,38 mm | H07V-U 1,5 | 3G1,5 | Éclairage, volets, VMC |
| 2,5 mm² | 1,78 mm | H07V-U 2,5 | 3G2,5 | Prises, circuits spécialisés |
| 4 mm² | 2,26 mm | H07V-U 4 | 3G4 | Chauffage 5 750 W |
| 6 mm² | 2,76 mm | H07V-U 6 | 3G6 | Plaque de cuisson monophasée |
| 10 mm² | 3,57 mm | H07V-U 10 | 3G10 · 5G10 | Borne de recharge 32 A |
| 16 mm² | 4,51 mm | H07V-U 16 | 3G16 | Liaison vers tableau divisionnaire |
| 25 mm² | 5,64 mm | H07V-U 25 | 3G25 | Liaison longue, dépendance |
Le diamètre du tableau est celui du cuivre nu : le diamètre extérieur du câble, isolant et gaine compris, est bien supérieur et ne se déduit pas de la section — il figure sur la fiche technique du fabricant, et c'est lui qui décide du remplissage d'une gaine ICTA. Quant au marquage, il se lit de gauche à droite : dans 3G2,5, le 3 est le nombre de conducteurs, le G signale la présence du conducteur de protection vert/jaune (un X à sa place signifierait qu'il en est dépourvu) et le 2,5 est la section en mm². Un 5G6 est donc un câble triphasé — trois phases, neutre et terre — en 6 mm².
Différentiel type AC, A, F ou B : lequel installer ?
En complément du disjoncteur divisionnaire, chaque circuit doit être placé sous un interrupteur différentiel 30 mA qui protège les personnes contre les contacts indirects. Le type dépend de la nature des courants de défaut possibles :
- Type AC : détecte les courants de défaut alternatifs sinusoïdaux. Suffisant pour l'éclairage, les prises standards, les volets roulants, la VMC ou le chauffe-eau.
- Type A : détecte en plus les courants de défaut à composante continue pulsée. Obligatoire pour les circuits plaque de cuisson et lave-linge, dont l'électronique de puissance peut générer ce type de défaut, ainsi que pour les points de charge de véhicule électrique en monophasé.
- Type F : haute immunité, destiné aux circuits monophasés alimentant des équipements à variateur de fréquence. C'est un appareil bipolaire : il ne peut pas protéger un départ triphasé, et on ne le rencontre donc jamais en tête d'une rangée tétrapolaire.
- Type B : seul type capable de détecter un courant de défaut continu lisse. C'est la réponse triphasée, notamment pour une borne de recharge 32 A en triphasé.
Pour la recharge de véhicule électrique, la partie 7-722 de la NF C 15-100 impose en outre que la protection différentielle soit associée à un dispositif de détection de courant continu résiduel 6 mA (DD-CDC). Ce dispositif étant le plus souvent intégré à la borne elle-même, un différentiel de type A reste admis en triphasé lorsque la borne le déclare : le type B redevient nécessaire dès que la détection 6 mA n'est pas intégrée. Vérifiez la notice du point de charge avant de choisir la tête de rangée.
Abaque des longueurs maximales de câble : la chute de tension
Les sections prescriptives supposent des longueurs de circuit usuelles en habitation. Sur un circuit long (alimentation d'une dépendance, borne de recharge en bout de terrain, piscine), la résistance du conducteur provoque une chute de tension que la NF C 15-100 (Tableau 6.4) limite à 3 % pour l'éclairage et 5 % pour les autres usages, pour une installation alimentée par le réseau public basse tension. La longueur maximale admissible pour une section donnée s'obtient par la formule simplifiée du guide UTE C 15-105 :
Longueur maximale d'un circuit
L max : longueur en mètres, aller simple du tableau au récepteur · u : chute admissible en volts · S : section (mm²) · k : 2 en monophasé, √3 en triphasé · ρ₁ : résistivité du cuivre à température de régime · I : courant d'emploi (A)
- u : chute de tension admissible en volts — 3 % de 230 V = 6,9 V pour l'éclairage, 5 % = 11,5 V pour les autres usages ;
- S : section du conducteur en mm² — choisie parmi les sections normalisées (1,5 à 50 mm² ; au-delà de 16 mm², il s'agit de liaisons vers un tableau divisionnaire plutôt que de circuits terminaux) ;
- k : facteur de circuit — 2 en monophasé (aller-retour phase + neutre), √3 ≈ 1,73 en triphasé 400 V ;
- ρ₁ : résistivité du cuivre à température de régime = 0,0225 Ω·mm²/m (soit 1,25 × la résistivité à 20 °C, guide UTE C 15-105) ;
- I : courant d'emploi en ampères — pris égal au calibre du disjoncteur, hypothèse défavorable d'un circuit chargé à pleine capacité.
L'abaque ci-dessous donne les longueurs maximales en monophasé 230 V pour une chute de tension de 5 % (autres usages), arrondies au mètre inférieur. Les cases vides correspondent aux associations interdites (calibre supérieur au maximum autorisé pour la section) :
| Section cuivre | Disjoncteur 16 A | Disjoncteur 20 A | Disjoncteur 25 A | Disjoncteur 32 A |
|---|---|---|---|---|
| 1,5 mm² | 23 m | — | — | — |
| 2,5 mm² | 39 m | 31 m | — | — |
| 4 mm² | 63 m | 51 m | 40 m | — |
| 6 mm² | 95 m | 76 m | 61 m | 47 m |
| 10 mm² | 159 m | 127 m | 102 m | 79 m |
| 16 mm² | 255 m | 204 m | 163 m | 127 m |
| 25 mm² | 399 m | 319 m | 255 m | 199 m |
| 35 mm² | 559 m | 447 m | 357 m | 279 m |
| 50 mm² | 798 m | 638 m | 511 m | 399 m |
Pour l'éclairage (3 %), le triphasé 400 V ou un calibre intermédiaire, utilisez l'onglet « Longueur maximale » du calculateur ci-dessus. Le triphasé 400 V porte à peu près deux fois plus loin que le monophasé à section et calibre égaux (rapport exact 400/√3 ÷ 230/2 = 2,008), parce que la chute s'y rapporte à une tension composée plus élevée avec un seul conducteur parcouru au lieu de deux.
Deux réserves sur la lecture de cet abaque. Une pose défavorable (conduit enterré, câbles jointifs, température élevée) réduit le courant admissible du conducteur : dans ces situations, complétez par un calcul de courant admissible avec le calculateur de section de câble industriel (facteurs de correction, modes de pose). Et l'abaque suppose du cuivre : à section égale, un conducteur en aluminium (ρ₁ = 0,036 Ω·mm²/m contre 0,0225 pour le cuivre) ne porte que 62,5 % de ces longueurs. L'outil Chute de tension traite les deux métaux.
Le détail par calibre de disjoncteur
Chaque calibre dispose d'une page dédiée : section minimale, longueurs maximales en monophasé et triphasé, éclairage et autres usages, et circuits types de la NF C 15-100.
Comment ce calcul est vérifié
Le moteur est couvert par une suite de 21 tests automatisés. Chacun le compare à une référence extérieure au module — la formule normative réécrite indépendamment, un second moteur du site, la géométrie — jamais à ses propres sorties.
- Tous les tableaux de cette page sont produits par le moteur, pas recopiés : la page appelle les mêmes fonctions que le calculateur. Un test vérifie en outre que le récapitulatif publie exactement les 24 prescriptions du moteur — ni une ligne inventée, ni un circuit passé sous silence. Le récapitulatif et le moteur ne peuvent donc pas diverger.
- Les valeurs normatives sont reprises ligne à ligne dans le test, d'après le tableau publié par Nexans sous la référence « NF C 15-100 art. 10.1.4.7.2 — Tableau 10-1F » et recoupées avec le guide Hager. Un plancher chauffant de 3 400 W est ainsi protégé en 25 A, et un test interdit le différentiel de type F sur une borne de recharge triphasée : cet appareil est bipolaire et ne peut pas protéger un départ tétrapolaire.
- Formule de longueur maximale réécrite indépendamment : L = u·S/(k·ρ₁·I) est recalculée hors du moteur, puis comparée cellule par cellule sur les 288 combinaisons du domaine (8 calibres × 2 réseaux × 2 usages × 9 sections). Aucun écart.
- Un écart assumé, mesuré et borné. La NF C 15-100 (comme l'IEC 60364-5-52, Annexe G) autorise à relever la limite de chute de tension de 0,005 % par mètre au-delà de 100 m, sans dépasser +0,5 %. Cet outil n'applique pas cette majoration : au-delà de 200 m il est donc conservateur de 10 % sur les circuits de force et de 16,7 % en éclairage. Le test compare les deux moteurs sur un cas long (16 A, 50 mm², 798 m) et vérifie que l'écart vaut bien ce plafond, ni plus ni moins.
- Cohérences internes et entrées dégradées. Chaque calibre proposé trouve une section admissible, les longueurs croissent avec la section et décroissent avec le calibre, et les deux moteurs partagent la même résistivité (ρ₁ = 1,25 × ρ₀). Une intensité nulle, négative, vide ou non numérique renvoie
null— jamaisNaNni un tableau de zéros — et « 12,5 » est accepté à l'identique de « 12.5 ». C'est ce contrôle qui a fait apparaître une chute admissible affichée « 6,8999999999999995 V » en éclairage, depuis corrigée.
Références
- NF C 15-100 — Installations électriques à basse tension. Norme homologuée en décembre 2002, complétée par ses mises à jour successives (fiche AFNOR consultée en août 2026). Source des prescriptions résidentielles par circuit — section minimale, calibre maximal du disjoncteur, type de différentiel — et des limites de chute de tension du Tableau 6.4 (3 % en éclairage, 5 % pour les autres usages, installation raccordée au réseau public basse tension).
- NF C 15-100, partie 7-722 — Alimentation des véhicules électriques. Source de l'obligation d'un circuit spécialisé par point de charge et de la détection de courant continu résiduel 6 mA associée à la protection différentielle.
- UTE C 15-105 (juillet 2003) — Guide pratique : détermination des sections de conducteurs et choix des dispositifs de protection — méthodes pratiques. Source de la formule simplifiée de chute de tension et de la résistivité à température de régime ρ₁ = 1,25 × ρ₀, soit 0,0225 Ω·mm²/m pour le cuivre et 0,036 Ω·mm²/m pour l'aluminium.
- NF EN 62423 — Interrupteurs différentiels de types F et B. Source de la distinction entre types A, F et B, et du caractère bipolaire du type F qui l'exclut des départs triphasés.
- Nexans, « Section des conducteurs et calibres de protection : bien comprendre la norme NF C 15-100 », consulté en août 2026. Tableau des sections et calibres par circuit domestique, référencé par le fabricant à l'article 10.1.4.7.2 — Tableau 10-1F de la norme. Source de contrôle des valeurs saisies dans la suite de tests, notamment des paliers du plancher chauffant.
- Hager, « Les disjoncteurs et la norme électrique NF C 15-100 », consulté en août 2026. Second relevé indépendant des paliers de chauffage électrique et de plancher chauffant.
- IEC 60364-5-52, Annexe G — Chute de tension dans les installations des utilisateurs. Source de la majoration admise au-delà de 100 m (+0,005 %/m, plafonnée à +0,5 %), que cet outil n'applique pas.
- Locaux d'habitation, conducteurs cuivre. L'outil applique les tables prescriptives que la NF C 15-100 réserve aux circuits domestiques, avec une résistivité de cuivre à température de régime (ρ₁ = 0,0225 Ω·mm²/m). Pour un local tertiaire ou industriel, ou pour de l'aluminium, le dimensionnement passe par le courant admissible et les facteurs de correction : Section de câble industriel.
- Sections de 1,5 à 50 mm², calibres de 10 à 63 A. C'est le domaine des circuits terminaux et des liaisons de tableau divisionnaire d'une habitation. Au-delà de 16 mm², la norme ne fixe plus de calibre forfaitaire : le tableau affiche « — » et le maximum se détermine alors sur le courant admissible réel du câble, selon son mode de pose.
- Le calcul de longueur porte sur la chute de tension, à cos φ = 1. L'hypothèse est celle d'un récepteur résistif et d'un circuit chargé au calibre du disjoncteur — le cas le plus défavorable. Sur un circuit inductif (moteur, groupe froid), la vérification complète, terme réactif et chute au démarrage compris, se fait avec Chute de tension.
- Au-delà de 100 m, l'outil est volontairement conservateur. Il n'applique pas la majoration de limite admise par l'Annexe G de l'IEC 60364-5-52 (+0,005 %/m, plafond +0,5 %). Les longueurs affichées sont donc plus courtes de 10 % au maximum en circuit de force, et de 16,7 % en éclairage : un circuit refusé de peu au-delà de 100 m mérite d'être revérifié avec la majoration.
Questions fréquentes
Pour aller plus loin