ÉlectricitéNF C 15-100 · UTE C 15-105

Calcul de chute de tension d'un câble

Vérifiez la chute de tension de vos câbles en monophasé, triphasé ou courant continu selon la NF C 15-100 et le guide UTE C 15-105 : conformité, longueur maximale et section minimale. Outil 100 % gratuit.

Mis à jour le

Paramètres du circuit
Le calcul réagit en direct — glissez aussi la longueur directement sur le schéma.
Exemples :

Réseau & conducteur

V
Glissez la poignée pour ajuster la longueur du câble.Schéma de principe, non à l'échelle

Charge & liaison

A
m

Distance tableau → récepteur (pas l'aller-retour).

10 mm²

Limite NF C 15-100 — § 525

8 %
Chute de tension totale
1,35%
Conforme NF C 15-100

5,42 V perdus sur 50 m — limite 8,00 % (autres usages, poste HTA/BT privé).

Tension à l'arrivée394,6 V
Longueur max.314 m
Section minimale2,5 mm²
Pertes Joule346 W
17 %Utilisation de la limite NF C 15-100
0 %Limite 8,00 %

u = 1 × (0,0225 × 50 / 10 × 0,85 + 0,08·10⁻³ × 50 × 0,53) × 32,0 × √3 = 5,42 V — formule UTE C 15-105

ΔU totale1,35 %/ 8,00 % max
17 %
Conforme

Analyse graphique

Chute de tension par sectionIB = 32,0 A · L = 50 m
8,00 % (autres usages)3,342,261,4100,9160,6250,4350,350section en mm² · ΔU totale en %
Chute de tension selon la longueur10 mm² · Cuivre
8,00 % (limite)L max ≈ 314 m50 m · 1,35 %0188377longueur en m

La section retenue (10 mm², en bleu) est comparée aux sections normalisées voisines pour vos paramètres — les barres bleu clair passent sous la limite, les grises la dépassent.

Sections normalisées et conformité

Section (mm²)Chute de tension (V)Chute de tension (%)vs limite NF C 15-100 (8,00 %)Conformité
413,373,34
42 %
OK
68,952,24
28 %
OK
10retenue5,421,35
17 %
OK
163,430,86
11 %
OK
252,240,56
7 %
OK
351,630,41
5 %
OK
501,180,29
4 %
OK

Cliquez sur une ligne pour recalculer avec cette section. Limite de 8,00 % selon la NF C 15-100 (§ 525 — autres usages, poste HTA/BT privé).

Dimensionner complètement le câble

Courant admissible, facteurs de correction, court-circuit : validez la section retenue avec l'outil câble industriel.

Qu'est-ce que la chute de tension d'un câble électrique ?

Tout conducteur présente une résistance : lorsqu'un courant le traverse, une partie de la tension disponible au départ du circuit est « perdue » dans le câble avant d'atteindre le récepteur. C'est la chute de tension, exprimée en volts ou en pourcentage de la tension nominale. Une chute excessive provoque des dysfonctionnements concrets : éclairage qui faiblit, moteurs qui chauffent et perdent du couple, électronique qui redémarre, pertes d'énergie par effet Joule facturées en pure perte. C'est pourquoi la norme NF C 15-100 (et son équivalent international IEC 60364-5-52) impose des limites entre l'origine de l'installation et tout point d'utilisation.

Chute de tension admissible : les limites de la NF C 15-100

Les valeurs maximales dépendent de l'origine de l'alimentation et de l'usage du circuit. En habitat raccordé au réseau public, la limite est de 3 % en éclairage et 5 % pour les autres usages. En milieu industriel ou tertiaire, l'installation est le plus souvent alimentée par un poste de livraison HTA/BT privé : les limites passent alors à 6 % et 8 %, car la chute dans le transformateur et la liaison amont est maîtrisée par l'exploitant.

Ces pourcentages parlent peu sur le terrain. Le tableau ci-dessous donne aussi, pour chaque cas, la chute équivalente en volts sous 230 V monophasé et 400 V triphasé — c'est ce que lira un multimètre entre le départ et l'arrivée du câble.

Origine de l'installationÉclairageAutres usages
Limitesous 230 Vsous 400 VLimitesous 230 Vsous 400 V
Réseau public BT (branchement direct)3 %6,9 V12 V5 %11,5 V20 V
Poste de livraison HTA/BT privé6 %13,8 V24 V8 %18,4 V32 V

Limites de la NF C 15-100 (§ 525), reprises de l'IEC 60364-5-52 annexe G. Au-delà de 100 m de canalisation, la limite peut être majorée de 0,005 % par mètre supplémentaire, sans dépasser +0,5 % — le plafond est donc atteint à 200 m. Les équivalents en volts sont calculés par l'outil à partir des pourcentages de la colonne « Limite ».

Où en est la norme ? La NF C 15-100 a été republiée en août 2024 sous la forme d'une série de 21 normes (NF C 15-100-1, -10, -11…), qui remplace l'édition unique de décembre 2002 et ses amendements. Depuis septembre 2025, c'est cette série qui fait référence pour les installations neuves, les extensions et les modifications d'installations existantes.

La formule de calcul (guide UTE C 15-105)

Le calculateur applique la méthode de la formule simplifiée du guide pratique UTE C 15-105, référence des bureaux d'études pour le dimensionnement des installations BT :

u = b ×(
ρ₁ × LS
× cos φ + λ × L × sin φ)× IB
ΔU (%) = 100 ×
uU₀
  • b : facteur de circuit, égal à 2 en monophasé et en courant continu (aller-retour) et à 1 en triphasé ;
  • ρ₁ : résistivité du conducteur à température de régime, soit 1,25 × ρ₀ : 0,0225 Ω·mm²/m pour le cuivre, 0,036 Ω·mm²/m pour l'aluminium ;
  • L : longueur simple de la canalisation (m) ;
  • S : section des conducteurs (mm²) ;
  • λ : réactance linéique, prise égale à 0,08 mΩ/m en l'absence d'autres données (négligeable en dessous de 25 mm², sensible sur les fortes sections) ;
  • cos φ : facteur de puissance de la charge (≈ 1 en éclairage LED ou résistif, 0,85 pour un moteur en service, 0,35 pendant un démarrage) ;
  • IB : courant d'emploi du circuit (A) ;
  • U₀ : tension de référence, soit la tension simple (230 V) en monophasé comme en triphasé, et la tension nominale en courant continu.

Exemple de calcul pas à pas

Prenons un départ triphasé 400 V alimentant une machine de 32 A (cos φ = 0,85) par un câble cuivre de 10 mm² sur 50 m, depuis un poste HTA/BT privé (limite : 8 %) :

  1. Résistance d'un conducteur : R = ρ₁ × L / S = 0,0225 × 50 / 10 = 0,1125 Ω ;
  2. Réactance : X = 0,08 mΩ/m × 50 m = 0,004 Ω (négligeable ici, sin φ ≈ 0,53) ;
  3. Chute par conducteur : u = (0,1125 × 0,85 + 0,004 × 0,53) × 32 ≈ 3,13 V ;
  4. Chute composée en triphasé : ΔU = √3 × 3,13 ≈ 5,42 V ;
  5. Chute relative : ΔU% = 100 × 5,42 / 400 = 1,35 % ≤ 8 % → conforme.

Le même circuit câblé en monophasé 230 V subirait environ 2,7 % de chute : à courant égal, le triphasé divise la chute relative par deux. C'est exactement le calcul que l'outil déroule en direct, avec le détail de la formule affiché sous le verdict.

Longueur maximale et section minimale : comment les déterminer ?

À section, courant et cos φ constants, la chute de tension est proportionnelle à la longueur. La longueur maximale admissible se déduit donc par une simple règle de trois à partir d'un calcul de référence :

Lmax = L ×
ΔU_max ΔU_amontΔU%

où ΔU_max est la limite réglementaire applicable, ΔU_amont la chute déjà consommée en amont du circuit et ΔU% la chute calculée pour la longueur L. Le calculateur applique cette relation en intégrant aussi la majoration au-delà de 100 m. La démarche inverse donne la section minimale : la chute étant inversement proportionnelle à S (hors terme de réactance), l'outil parcourt les sections normalisées (1,5 à 630 mm²) et retient la première qui respecte la limite : c'est le tableau comparatif affiché sous les résultats. Attention : la section finale du câble doit aussi vérifier le courant admissible (échauffement) et la tenue au court-circuit, traités dans l'outil de dimensionnement complet.

Abaque des longueurs maximales en monophasé 230 V

Pour situer un ordre de grandeur avant même de saisir un calcul, voici les longueurs maximales admissibles d'un circuit monophasé 230 V en cuivre, alimenté par le réseau public basse tension, à facteur de puissance unitaire (éclairage LED, convecteur, prises). La limite retenue est de 5 % (autres usages) ; en éclairage, où la limite tombe à 3 %, les longueurs se réduisent de 40 %.

Section10 A16 A20 A25 A32 A
1,5 mm²38 m23 m19 m15 m11 m
2,5 mm²63 m39 m31 m25 m19 m
4 mm²102 m63 m51 m40 m31 m
6 mm²162 m95 m76 m61 m47 m
10 mm²281 m171 m131 m102 m79 m
16 mm²449 m281 m224 m175 m131 m

Longueurs calculées par le moteur de cet outil, majoration au-delà de 100 m comprise. Elles ne portent que sur la chute de tension : la section retenue doit en outre supporter le courant admissible du circuit et la contrainte de court-circuit. Un 1,5 mm² sous 32 A, par exemple, est exclu par le courant admissible bien avant de l'être par la chute de tension.

Du compteur au récepteur : où se cumule la chute de tension

La limite ne s'applique pas câble par câble, mais au trajet complet : depuis l'origine de l'installation jusqu'au point d'utilisation le plus défavorisé. Entre les deux, la tension se perd par tranches successives — la liaison entre le disjoncteur de branchement et le tableau de répartition, puis l'alimentation du tableau divisionnaire, puis le circuit terminal. C'est leur somme qui doit rester sous les 3 ou 5 %.

Aucune de ces tranches n'a de limite propre : elles se partagent une enveloppe unique. En pratique, les bureaux d'études réservent 1 à 2 % à la liaison branchement → tableau de répartition lorsqu'elle est longue, de façon à laisser aux circuits terminaux de quoi desservir les points éloignés. Un départ TGBT → tableau divisionnaire qui consomme déjà 1,5 % ne laisse que 6,5 % au circuit terminal sur une limite de 8 %.

Le calculateur gère ce partage par le champ chute amont des paramètres avancés : saisissez-y le pourcentage déjà consommé en amont, et la longueur maximale comme la section minimale affichées en tiendront compte.

Chute de tension en milieu industriel : les pièges classiques

Les grandes longueurs. Dans un atelier ou un entrepôt, les départs de 80 à 200 m sont courants : la chute de tension devient alors le critère dimensionnant du câble, avant même le courant admissible. Le calculateur affiche la longueur maximale admissible pour la section choisie et la section minimale conforme pour la longueur réelle.

Le cumul des chutes. La limite réglementaire s'applique depuis l'origine de l'installation jusqu'au récepteur, en traversant tous les tableaux intermédiaires. Un départ TGBT → tableau divisionnaire qui consomme déjà 1,5 % ne laisse que 6,5 % au circuit terminal (sur une limite de 8 %). Renseignez la chute amont dans les paramètres avancés pour vérifier le cumul.

Le démarrage des moteurs. Un moteur asynchrone en démarrage direct appelle 5 à 8 fois son courant nominal sous un cos φ d'environ 0,35. La chute de tension instantanée peut être très supérieure à celle du régime établi : si elle dépasse 10 à 15 %, le couple de décollage (proportionnel au carré de la tension) peut devenir insuffisant. Activez l'option « circuit moteur » pour contrôler ce point.

L'aluminium. Fréquent sur les liaisons de forte section pour son coût et son poids, l'aluminium présente une résistivité 60 % plus élevée que le cuivre : à section égale, la chute de tension est d'autant plus grande.

Grandes longueurs en résidentiel : portail, dépendance, pompe, borne de recharge

La chute de tension n'est pas qu'un sujet d'industriel. En habitat, les circuits qui posent problème sont presque toujours les départs éloignés du tableau : motorisation de portail en bout de terrain, abri de jardin ou dépendance, pompe de puits ou de piscine, borne de recharge de véhicule électrique dans un garage détaché. Sur ces circuits de 30 à 100 m, la section donnée par les tableaux usuels (calés sur le courant du disjoncteur) devient insuffisante : un portail alimenté en 1,5 mm² à 60 m fonctionne par temps doux et cale l'hiver, quand la résistance du moteur au froid et la tension déjà basse du réseau se cumulent.

Deux réflexes : calculer avec le courant réellement appelé (y compris la pointe de démarrage pour une pompe ou un compresseur, souvent 5 à 8 fois le courant nominal) et vérifier la chute pour la longueur réelle du cheminement, pas la distance à vol d'oiseau. Pour une borne de recharge, le circuit débite son courant maximal pendant des heures : viser une chute nettement inférieure à la limite réduit aussi les pertes Joule, facturées à chaque charge.

Courant continu 12 V, 24 V, 48 V : le cas le plus sensible

Le calculateur traite aussi le courant continu (photovoltaïque, batteries, bateau, camping-car, alimentation de secours). La formule se simplifie (pas de réactance ni de cos φ, b = 2 pour l'aller-retour), mais la chute relative devient critique : 1,5 V perdus représentent 0,65 % sous 230 V… et 12,5 % sous 12 V. À puissance égale, le courant est par ailleurs 10 à 20 fois plus élevé qu'en 230 V. Entre un parc batterie 12 V et un convertisseur de 500 W (environ 42 A), quelques mètres de câble sous-dimensionné suffisent à faire décrocher l'appareil. En basse tension continue, on vise couramment 1 à 3 % de chute, bien en deçà des limites NF C 15-100, et les sections montent très vite avec la distance.

Comment ce calcul est vérifié

Le moteur de cet outil est couvert par une suite de 42 tests automatisés construite sur des références externes, et non sur ses propres sorties.

  • Vérité analytique en courant continu. La loi d'Ohm est refaite indépendamment du moteur : sur 20 m de cuivre 6 mm² sous 30 A, la chute doit valoir 4,5 V exactement, soit 9,375 % sous 48 V. Le moteur retrouve ces valeurs au dernier chiffre.
  • Formule du guide UTE C 15-105 réécrite indépendamment du moteur, puis comparée à sa sortie sur 144 combinaisons de section, de longueur, de facteur de puissance et de type de réseau, en cuivre comme en aluminium. Les deux calculs donnent le même résultat partout.
  • Les tableaux publiés sur cette page sont produits par le moteur lui-même. Les limites admissibles, leurs équivalents en volts et l'abaque des longueurs maximales ne sont pas recopiés : ils sont calculés à l'affichage. Les résistivités (0,0225 et 0,036 Ω·mm²/m), la réactance de 0,08 mΩ/m et l'exemple chiffré du milieu de page sont contrôlés un à un.
  • Longueur maximale et section minimale vérifiées par leur définition. À la longueur maximale annoncée, la chute recalculée atteint exactement la limite applicable, majoration au-delà de 100 m comprise. La section minimale retenue est conforme, et la section juste en dessous au catalogue ne l'est pas.
  • Saisies dégradées. Longueur nulle, section vide, courant négatif, facteur de puissance supérieur à 1 : l'outil refuse de répondre plutôt que d'afficher un résultat trompeur. De 1,5 à 630 mm², aucune saisie valide ne produit de résultat aberrant.

Références

  • NF C 15-100 — Installations électriques à basse tension. Source des chutes de tension maximales admissibles (3 et 5 % sur réseau public basse tension, 6 et 8 % sur poste de livraison HTA/BT privé) et de la majoration au-delà de 100 m. La norme a été republiée en août 2024 sous forme d'une série de 21 normes, seule référence applicable depuis septembre 2025 (annonce AFNOR du 13 septembre 2024).
  • Guide UTE C 15-105 — Détermination des sections de conducteurs et choix des dispositifs de protection. Source de la méthode de la formule simplifiée retenue ici, des résistivités à température de régime (ρ1 = 1,25 × ρ0) et de la réactance linéique par défaut de 0,08 mΩ/m.
  • IEC 60364-5-52 — Installations électriques à basse tension, partie 5-52 : choix et mise en œuvre des matériels électriques, canalisations. Annexe G, équivalent international des limites de chute de tension.
  • Promotelec — Comment calculer une chute de tension électrique ? (11 octobre 2025). Rappel des seuils de 3 et 5 % pour les installations raccordées au réseau public.

Questions fréquentes

Entre l'origine de l'installation et tout point d'utilisation : 3 % pour l'éclairage et 5 % pour les autres usages lorsque l'installation est alimentée directement par le réseau public basse tension ; 6 % (éclairage) et 8 % (autres usages) lorsqu'elle est alimentée par un poste de livraison HTA/BT privé, cas le plus courant en milieu industriel. Au-delà de 100 m de canalisation, ces limites peuvent être majorées de 0,005 % par mètre supplémentaire, sans dépasser +0,5 %.

La formule simplifiée du guide UTE C 15-105 : u = b × (ρ1 × L / S × cos φ + λ × L × sin φ) × IB, avec b = 2 en monophasé et 1 en triphasé, ρ1 la résistivité du conducteur à température de régime (0,0225 Ω·mm²/m pour le cuivre, 0,036 pour l'aluminium), λ = 0,08 mΩ/m la réactance linéique, L la longueur simple du câble, S sa section et IB le courant d'emploi. La chute relative vaut ΔU% = 100 × u / U0.

En monophasé, le courant parcourt l'aller (phase) et le retour (neutre) : la chute est comptée sur deux conducteurs (b = 2). En triphasé équilibré, le neutre ne transporte aucun courant : la chute par phase n'est comptée qu'une fois (b = 1). À courant, longueur et section identiques, la chute relative en triphasé est environ deux fois plus faible.

Tout dépend du courant appelé et de l'usage. Pour un circuit « autres usages » en monophasé 230 V limité à 5 %, un départ de 16 A sur 50 m demande au moins 4 mm² en cuivre ; à 30 m, le 2,5 mm² suffit tout juste. Pour de l'éclairage (limite 3 %), la section grimpe plus vite avec la distance. Saisissez vos valeurs réelles dans le calculateur : il affiche directement la section minimale conforme et la longueur maximale admissible.

La NF C 15-100 admet des chutes plus élevées pendant les démarrages de moteurs. La pratique usuelle limite la chute à environ 10 à 15 % aux bornes du moteur pendant le démarrage (courant d'appel de 5 à 8 × In en démarrage direct, cos φ ≈ 0,35), faute de quoi le couple de décollage chute fortement (il varie comme le carré de la tension) et les protections risquent de déclencher.

Non : la formule UTE C 15-105 utilise la longueur simple L de la canalisation (distance tableau → récepteur). L'aller-retour du courant est déjà pris en compte par le facteur b (b = 2 en monophasé et en courant continu).

Parce que la chute relative est rapportée à la tension nominale : 1,5 V perdus dans un câble représentent 0,65 % en 230 V mais 12,5 % en 12 V. À puissance égale, le courant est aussi beaucoup plus élevé en basse tension, ce qui aggrave encore la chute. En photovoltaïque, sur bateau ou en camping-car, on dimensionne donc des sections nettement supérieures, souvent pour viser 1 à 3 % de chute seulement.

Quatre leviers, par ordre d'efficacité : augmenter la section des conducteurs (la chute est inversement proportionnelle à S), raccourcir la canalisation ou rapprocher le tableau divisionnaire, passer en triphasé quand le récepteur le permet (chute environ deux fois plus faible qu'en monophasé), et améliorer le facteur de puissance de la charge (compensation). Remplacer l'aluminium par du cuivre à section égale réduit aussi la chute de 37,5 %.

La limite réglementaire porte sur le trajet complet, depuis l'origine de l'installation jusqu'au récepteur : la liaison entre le disjoncteur de branchement et le tableau de répartition n'a pas de limite propre, elle consomme une part de l'enveloppe globale. L'usage des bureaux d'études est de lui réserver 1 à 2 % lorsqu'elle est longue, afin de garder de la marge pour les circuits terminaux. Saisissez cette part dans le champ « chute amont » du calculateur : la longueur maximale et la section minimale affichées en tiennent alors compte.

Oui, et le calcul l'intègre déjà. La résistivité d'un métal augmente avec la température : un conducteur en charge est plus chaud, donc plus résistif, qu'un conducteur froid. C'est pourquoi la méthode du guide UTE C 15-105 n'utilise pas la résistivité à 20 °C mais la valeur à température de régime, ρ1 = 1,25 × ρ0, soit 0,0225 Ω·mm²/m pour le cuivre et 0,036 pour l'aluminium. Le calcul se place donc d'emblée dans la situation défavorable du câble chaud ; inutile d'ajouter un coefficient de température supplémentaire.

Pour un circuit « autres usages » alimenté par le réseau public basse tension (limite 5 %), en cuivre et à facteur de puissance unitaire, un 2,5 mm² tient environ 39 m sous 16 A et 31 m sous 20 A. En éclairage, où la limite tombe à 3 %, ces longueurs se réduisent d'environ 40 %. Ces valeurs ne portent que sur la chute de tension : la section doit par ailleurs supporter le courant admissible du circuit et la contrainte de court-circuit.