Conversion — pression

16 unités

1 bar = 10,1972 mCE

1 bar équivaut à 10,1972 mCE

Valeurs rapides :

Table d'équivalence

1 bar dans toutes les unités de la catégorie

Conversion de pression (mCE, mmCE, bar, kPa, mbar, Pa) et de toutes les unités du bâtiment et de la CVC : débit, puissance, énergie, λ, R, U, température. 138 unités en 19 catégories.

Mis à jour le

Convertir une pression : mCE, mmCE, bar, kPa et Pa

Le mètre de colonne d'eau (mCE) et le millimètre de colonne d'eau (mmCE) mesurent une pression en la ramenant à la hauteur d'eau qui la produirait. C'est ce qui les rend commodes sur le terrain : une pompe qui annonce 35 mCE de hauteur manométrique élève l'eau de 35 mètres, et cela se visualise sans calcul. Les normes, elles, raisonnent en pascals ; les manomètres français en bars ; les documents nord-américains en psi. D'où des allers-retours permanents.

Ce qu'est exactement un mètre de colonne d'eau

La colonne d'eau est une unité conventionnelle : elle ne dépend pas de l'eau réellement présente dans la canalisation, mais de deux valeurs fixées une fois pour toutes — une masse volumique de 1 000 kg/m³ et l'accélération normale de la pesanteur gn = 9,806 65 m/s², adoptée par la 3ᵉ CGPM en 1901.

Pression d'une colonne d'eau

p = ρ × gₙ × h

p : pression (Pa) · ρ : masse volumique conventionnelle, fixée à 1 000 kg/m³ · gₙ : accélération normale de la pesanteur, 9,806 65 m/s² · h : hauteur de la colonne (m). Avec h = 1 m, on obtient 9 806,65 Pa, soit la définition même du mCE.

D'où les deux facteurs qui gouvernent toute la page : 1 mCE = 9 806,65 Pa et 1 mmCE = 9,806 65 Pa, valeurs exactes par convention et non arrondies (NIST SP 811, annexe B.8).

« 1 bar = 10 mCE » : le raccourci et son écart réel

Le rapport exact est 1 bar = 10,197 mCE, parce que 100 000 Pa divisés par 9 806,65 ne tombent pas rond. Le raccourci « 1 bar = 10 mCE » sous-estime donc la hauteur de 1,93 %. Sur une vérification mentale de pression au robinet, c'est sans conséquence ; sur une colonne montante de 60 mètres, il annonce 6,00 bar là où la pression statique vaut réellement 5,88 bar — 0,12 bar de trop, de quoi fausser le choix d'un surpresseur. La règle inverse est plus sûre à mémoriser : 10 mCE = 0,981 bar, et non 1 bar.

En aéraulique : « 1 mmCE = 1 daPa »

Le décapascal (daPa) vaut 10 Pa. Comme 1 mmCE vaut 9,806 65 Pa, l'assimilation des deux unités — courante sur les réseaux de gaines et les tirages de chaudière — majore la pression de 1,97 %. L'ordre de grandeur est bon, ce qui explique que le raccourci ait la vie dure ; il ne l'est plus dès qu'on règle un pressostat ou qu'on procède à un essai d'étanchéité.

Tableau de conversion des unités de pression

Valeur de 1 unité dans les six unités les plus demandées. Ce tableau est calculé par le moteur du convertisseur lui-même : il ne peut pas diverger de ce que l'outil affiche.

UnitéPakPabarmbarmCEmmCE
1 Pa10,0011,0000e-50,010,000101970,101972
1 daPa100,010,00010,10,001019721,01972
1 hPa1000,10,00110,010197210,1972
1 kPa100010,01100,101972101,972
1 mbar1000,10,00110,010197210,1972
1 bar1000001001100010,197210197,16
1 MPa100000010001010000101,972101971,62
1 mmCE9,806650,009806659,8067e-50,09806650,0011
1 mCE9806,659,806650,098066598,066511000
1 mmHg133,3220,1333220,001333221,333220,013595113,5951
1 inCE (in.w.g.)249,0890,2490890,002490892,490890,025425,4
1 kgf/cm²98066,598,06650,980665980,6651010000
1 psi6894,766,894760,068947668,94760,70307703,07

Pressions de service courantes

Les valeurs qu'on lit sur un manomètre d'installation, traduites dans les unités des notes de calcul.

PressionkPamCEmmCEpsi
0,5 bar505,098585098,587,25189
1 bar10010,197210197,1614,5038
1,5 bar15015,295715295,7421,7557
2 bar20020,394320394,3229,0075
2,5 bar25025,492925492,9136,2594
3 bar30030,591530591,4943,5113
4 bar40040,788640788,6558,0151
5 bar50050,985850985,8172,5189
6 bar60061,18361182,9787,0226
10 bar1000101,972101971,62145,038

Colonne d'eau conventionnelle et eau réelle : où est l'écart

Convertir des mCE en pascals est une opération exacte, parce que le mCE est une unité définie, pas une mesure. Mais la hauteur d'eau physique qui produit cette pression, elle, dépend de la température du fluide. En comparant le facteur du convertisseur à la table de masse volumique de notre outil Eau (0-100 °C), on mesure l'écart :

  • à 4 °C, l'eau pèse exactement 1 000 kg/m³ : une colonne réelle de 1 m produit précisément 1 mCE. La convention colle à la réalité.
  • à 10 °C (eau froide sanitaire), l'écart est de 0,023 % — indétectable.
  • à 60 °C (eau chaude sanitaire ou retour de chauffage), l'eau ne pèse plus que 983,1 kg/m³ : une colonne réelle de 1 m produit 1,7 % de moins qu'un mCE.

Conséquence pratique : sur une colonne montante d'eau chaude de 30 m, la pression statique réelle est inférieure d'environ 0,5 mCE à ce que donne la lecture directe de la hauteur. C'est du second ordre devant les pertes de charge, mais cela explique les petits désaccords entre un relevé de manomètre et un calcul fait à la hauteur.

Pression relative ou absolue

Un manomètre d'installation indique une pression relative (au-dessus de l'atmosphère). Pour obtenir la pression absolue, ajoutez la pression atmosphérique, soit 1,013 25 bar (101 325 Pa) au niveau de la mer. La distinction est sans effet sur une conversion d'unité — 3 bar relatifs et 3 bar absolus donnent le même nombre de mCE — mais elle est déterminante pour un calcul de cavitation (NPSH) ou de point d'ébullition.

Les autres unités du bâtiment et du génie climatique

Au-delà de la pression, le convertisseur couvre 138 unités réparties en 19 catégories — celles qui se croisent sur une affaire de CVC, entre le Système International, les unités métriques d'usage (kcal, frigorie, kgf/cm²) et les unités impériales des équipements importés (BTU/h, psi, cfm, GPM, R-value américaine).

Puissance et énergie : kW, kcal/h, BTU/h, frigorie

En chauffage et en climatisation, deux équivalences reviennent sans cesse : 1 kW = 859,845 kcal/h (arrondi à 860) et 1 kW = 3 412 BTU/h. Un split de 12 000 BTU/h développe donc 3,52 kW, et une tonne de réfrigération (TR), unité des documents nord-américains, vaut exactement 12 000 BTU/h soit 3,517 kW. La frigorie par heure n'est pas une unité distincte : elle est numériquement égale à la kcal/h — le mot désigne une calorie extraite plutôt que fournie, la valeur est la même.

Un piège mérite d'être signalé, parce qu'il fait diverger deux calculatrices en ligne sur le même chiffre : il existe deux définitions de la calorie. La calorie « International Table » vaut 4,1868 J ; la calorie thermochimique, 4,184 J. Le bâtiment et l'énergie emploient la première — c'est elle qui donne 860 kcal/h par kW et qui définit la tonne équivalent pétrole (1 tep = 10⁷ kcal). Ce convertisseur retient donc la calorie IT dans toutes les catégories, ce qui garantit qu'une énergie divisée par une durée redonne bien la puissance correspondante. L'écart entre les deux définitions est de 0,067 %.

Unités thermiques : λ, R et U

La performance d'un isolant ou d'une paroi se décrit par trois grandeurs liées :

  • λ (lambda) — conductivité thermique, en W/(m·K). Plus elle est faible, plus le matériau isole.
  • R — résistance thermique, en m²·K/W, soit le rapport épaisseur/λ. Aux États-Unis on parle de R-value en h·ft²·°F/BTU : une R-20 américaine vaut 3,52 m²·K/W (multiplier par 0,176).
  • U — coefficient de transmission thermique, en W/(m²·K), inverse de la résistance globale de la paroi (Uw pour les fenêtres, Up pour les parois opaques). 1 W/(m²·K) = 0,1761 BTU/(h·ft²·°F).

Repères à retenir

  • 1 bar = 10,197 mCE = 100 kPa = 14,50 psi = 1,020 kgf/cm² — le kgf/cm² se lit encore sur les manomètres anciens, où il vaut très exactement 10 mCE.
  • 1 L/s = 3,6 m³/h — la conversion hydraulique et sanitaire la plus fréquente.
  • 1 m³/h = 0,589 cfm — pour lire un débit de ventilation sur une fiche technique américaine.
  • 1 kW = 860 kcal/h = 3 412 BTU/h.

Comment ce calcul est vérifié

Le catalogue de conversion est couvert par une suite de 28 tests automatisés qui comparent le moteur à des références extérieures, jamais à ses propres sorties.

  • Facteurs comparés au NIST SP 811, annexe B.8. Les huit unités de pression que cette table publie sont assertées une par une : mètre et millimètre de colonne d'eau conventionnels, pouce de colonne d'eau, kgf/cm², bar, atmosphère, mmHg et psi. Les valeurs marquées « exactes » par le NIST sont vérifiées à la précision de la virgule flottante (10⁻¹²) ; celles publiées à sept chiffres significatifs, à 5·10⁻⁷ près.
  • Vérité analytique : la définition refaite indépendamment. Le test recalcule p = ρ · gn · h hors du moteur et retrouve 9 806,65 Pa pour 1 mCE. Il vérifie de la même façon que le kgf/cm² vaut exactement 10 mCE, que la chaîne impériale découle du yard international de 1959, que la tonne de réfrigération fait 12 000 BTU/h, et que l'échelle Fahrenheit croise bien la Celsius à −40°.
  • Invariants entre catégories. Une énergie divisée par une durée doit redonner la puissance de la même unité (kcal/h, BTU/h, Wh) ; une longueur au carré doit redonner la surface correspondante ; une résistance thermique doit être l'exact inverse du coefficient U ; un λ divisé par une épaisseur doit redonner un U ; psi × in² doit redonner lbf. Ces égalités ne peuvent pas être satisfaites par des facteurs recopiés arrondis — c'est ce qui les rend probantes.
  • Les tableaux publiés sur cette page sortent du moteur. Le tableau de conversion et celui des pressions de service ne sont pas recopiés : ils sont générés par des fonctions du moteur, et le test contrôle une douzaine de leurs cellules contre des valeurs recalculées hors du moteur, ainsi que la diagonale (1 bar = 1 bar), la monotonie et la linéarité. Une divergence entre ce que la page affiche et ce que l'outil calcule est structurellement impossible. Le nombre d'unités et de catégories annoncé dans le texte est lui aussi lu depuis le catalogue.
  • Comportement du moteur. L'aller-retour A → B → A est vérifié sur les 138 unités, toutes paires confondues et sur quatre ordres de grandeur : l'écart relatif reste sous 10⁻¹² pour les échelles proportionnelles, et sous 10⁻⁹ K pour la température, la seule échelle affine. Une saisie vide, textuelle ou absurde renvoie un tiret, jamais un NaN ni un zéro trompeur.

Références

  • NIST Special Publication 811, Guide for the Use of the International System of Units, édition 2008, annexe B.8 « Factors for units listed alphabetically » — National Institute of Standards and Technology. Source des facteurs de conversion des colonnes d'eau conventionnelles (mH₂O, mmH₂O, inH₂O), du kgf/cm², du mmHg et du psi. Consulter l'annexe B.8.
  • Décret n° 61-501 du 3 mai 1961 relatif aux unités de mesure et au contrôle des instruments de mesure, en vigueur, modifié en dernier lieu par le décret n° 2020-709 du 11 juin 2020. Son article 3 autorise expressément le nom « bar » pour 100 000 pascals ; la colonne d'eau ne figure pas parmi les unités hors SI qu'il admet. Texte sur Légifrance.
  • Brochure SI, 9ᵉ édition (2019), Bureau international des poids et mesures — définitions des unités de base et des préfixes décimaux. L'accélération normale gn = 9,806 65 m/s² utilisée pour les colonnes d'eau et le kgf est celle adoptée par la 3ᵉ Conférence générale des poids et mesures en 1901. Brochure SI.
  • ISO 80000-4 (mécanique) et ISO 80000-5 (thermodynamique) — grandeurs et unités. La calorie « International Table » (4,1868 J) retenue ici y est distinguée de la calorie thermochimique (4,184 J). Normes payantes, non reproduites ici.

Questions fréquentes

1 bar = 10,197 mCE exactement (100 000 Pa ÷ 9 806,65 Pa/mCE). Le raccourci de chantier « 1 bar = 10 mCE » sous-estime donc la hauteur de 1,93 %. Pris dans l'autre sens, il gonfle la pression : une colonne montante de 60 m donne 6,00 bar par le raccourci, contre 5,88 bar réellement, soit 0,12 bar de trop. À l'inverse, 10 mCE = 0,980 665 bar. Pour un dimensionnement de surpresseur ou de vase d'expansion, retenez 10,2 mCE par bar ; le raccourci à 10 reste acceptable pour une vérification mentale.

Divisez les kilopascals par 9,806 65 : 1 kPa = 0,101 972 mCE, soit environ 0,102 mCE. Dans l'autre sens, 1 mCE = 9,806 65 kPa, arrondi à 9,81 kPa. Repères utiles : 100 kPa = 10,197 mCE, 300 kPa (pression de service courante en habitat) = 30,59 mCE, 50 kPa = 5,10 mCE. Le kPa est l'unité des normes européennes, le mCE celle des courbes de pompes et des notes de calcul hydrauliques — d'où le va-et-vient permanent entre les deux.

1 mmCE = 9,806 65 Pa, soit à peu près 9,81 Pa. Réciproquement, 1 Pa = 0,102 mmCE. Le millimètre de colonne d'eau reste très utilisé en aéraulique et sur les manomètres de tirage de chaudière, là où les pressions se comptent en dizaines ou centaines de pascals : une perte de charge de 200 Pa sur un réseau de gaines vaut 20,4 mmCE.

C'est un simple rapport de 1 000 : 1 mCE = 1 000 mmCE, comme 1 mètre vaut 1 000 millimètres. Les deux mesurent la même chose — la pression exercée par une hauteur d'eau — mais pas dans les mêmes métiers. Le mCE sert en hydraulique (hauteur manométrique d'une pompe, pression au robinet, colonne montante), où les valeurs vont de quelques unités à quelques dizaines. Le mmCE sert en aéraulique et en combustion (tirage, perte de charge de gaines, pressostats), où l'on travaille sur des pressions mille fois plus faibles.

1 mbar = 10,197 mmCE = 0,010 197 mCE, puisque 1 mbar vaut 100 Pa. Inversement, 1 mmCE = 0,098 07 mbar et 1 mCE = 98,07 mbar. Le millibar et le millimètre de colonne d'eau sont donc voisins d'un facteur 10 environ, ce qui explique la confusion fréquente : un pressostat réglé à 20 mbar correspond à 204 mmCE, pas à 200.

Le décapascal vaut 10 pascals. Comme 1 mmCE = 9,806 65 Pa, l'assimilation « 1 mmCE = 1 daPa » est un raccourci d'aéraulique : il majore la pression de 1,97 %. C'est négligeable pour un ordre de grandeur sur un réseau de ventilation, mais pas pour un essai d'étanchéité ou un réglage de pressostat, où il faut revenir au facteur exact. Le daPa figure dans le convertisseur pour permettre l'aller-retour sans calcul mental.

Non. Le décret n° 61-501 du 3 mai 1961, toujours en vigueur, fixe le pascal comme unité de pression et autorise expressément le nom « bar » pour 100 000 Pa (article 3). La colonne d'eau ne figure pas parmi les unités hors SI qu'il admet : c'est un usage professionnel, commode parce qu'il se lit directement comme une hauteur, mais qui n'a pas de valeur réglementaire. Sur un document contractuel, exprimez la pression en pascals ou en bars, quitte à rappeler l'équivalent en mCE entre parenthèses.

1 kW = 859,845 kcal/h, arrondi à 860 kcal/h dans la pratique. Dans l'autre sens, 1 kcal/h = 1,163 W. Cette équivalence repose sur la kilocalorie « International Table » (4 186,8 J), celle du bâtiment et de l'énergie — et non sur la kilocalorie thermochimique (4 184 J) de la chimie et de la nutrition, qui donnerait 860,4 kcal/h. L'écart entre les deux définitions est de 0,067 %.

Le BTU/h (British Thermal Unit per hour) figure sur les climatiseurs et splits d'origine américaine ou asiatique. 1 kW = 3 412,1 BTU/h, donc un appareil de 9 000 BTU/h développe 2,64 kW et un 12 000 BTU/h, 3,52 kW. À noter : le « tonne de réfrigération » (TR) des documents nord-américains vaut exactement 12 000 BTU/h, soit 3,517 kW.