Liaisons du projet
7 liaisons Cliquez une ligne pour la coupe et le détail| Liaison | Syst. | Ψ | L × n | Ψ·L·n | Part | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| L8PB terre-plein / mur | ITE | 0,49 | 32 m | 15,7 | 47% | |
Béton / maçonnerieIsolantBoisRupteurFlux thermique (qualitatif) Coupe de principe — Isolation extérieure (ITE). La flèche rouge illustre l'ordre de grandeur du flux, elle ne le mesure pas. Plancher bas sur terre-plein / mur extérieur W/(m·K) Source : Th-Bat fasc. 5 — valeur tabulée (dallage isolé sous-face) Remontée d'isolant périphérique m Dimensions intérieures (Th-Bat). Améliorer : | ||||||
| L9PI / mur (L9) | ITE | 0,07 | 32 m | 2,2 | 7% | |
| L10PH léger (combles) / mur | ITE | 0,06 | 32 m | 1,9 | 6% | |
| VERTAngle sortant | ITE | 0,11 | 5,4 m × 4 | 2,4 | 7% | |
| MENAppui / seuil | ITE | 0,42 | 13,8 m | 5,8 | 17% | |
| MENLinteau | ITE | 0,11 | 13,8 m | 1,5 | 5% | |
| MENTableau | ITE | 0,11 | 34,5 m | 3,8 | 11% | |
| Σ déperditions linéiques (liaisons donnant sur ext. / LNC) | 33,3 | W/K | ||||
Pareto des liaisons
Plan d'action — du ratio actuel au ratio final
Actions appliquées en cumul (hypothèses catalogue) — chaque bloc porte le nom de son levier dans « Faire baisser le ratio », où il s'applique en un clic. Ratio final 0,16 ≤ 0,33 · Ψ9 final 0,07 : le plan type suffit — reste à sourcer chaque valeur (ATec du rupteur, fiche produit).
Comment vérifier les ponts thermiques d'un projet RE2020 ?
Le seuil RE2020 du ratio de ponts thermiques est 0,33 W/(m²·Sref·K) (Ratio ψ, article 22 de l'arrêté du 4 août 2021), doublé d'un plafond Ψ9 ≤ 0,60 W/(m·K) sur les liaisons de plancher intermédiaire. La valeur 0,28 W/(m²·K), encore très citée dans la littérature professionnelle, est l'ancien seuil RT2012 rapporté à la SHONRT : elle ne s'applique plus.
L'objet réel de l'article 22 est la prévention de la condensation dans les parois. L'outil ci-dessus applique la méthode des règles Th-Bat 2020, fascicule 5 « Ponts thermiques » : linéaires en dimensions intérieures, valeurs Ψ tabulées et sourcées, moyenne pondérée par les linéaires pour le Ψ9.
Générer les liaisons depuis un gabarit
Le frein principal du calcul est le métré des linéaires. Le mode « démarrage rapide » les déduit de la géométrie : on choisit une typologie (plain-pied, R+1, collectif R+3…), on saisit longueur × largeur × niveaux, et l'outil génère la liste complète — périmètre = 2 × (L + l) pour les planchers, 4 × hauteur totale pour les angles, appuis / linteaux / tableaux calculés d'après le nombre de baies. Chaque ligne reste ensuite modifiable en mode expert (linéaire réel, Ψ certifié, occurrences).
Critère 1 — le Ratio ψ global
Ratio de transmission thermique linéique moyen global
Ψi : coefficient de la liaison i (W/(m·K)) · Li : linéaire en dimensions intérieures (m) · ni : occurrences · Sref : SHAB en résidentiel, SU en tertiaire (m²) · seuil : 0,33 W/(m²·Sref·K)
La somme porte sur toutes les liaisons linéiques entre au moins deux parois dont une donne sur l'extérieur ou un local non chauffé. Sont exclus : les ponts intégrés aux parois (déjà comptés dans le U) et les ponts ponctuels χ. Attention à la confusion historique : 0,28 est le seuil RT2012, rapporté à la SHONRT — il ne s'applique plus.
Critère 2 — le Ψ9 moyen des planchers intermédiaires
Moyenne pondérée des liaisons L9
Ψ9,i : coefficient de chaque liaison plancher intermédiaire / mur ext. ou LNC (W/(m·K)) · L9,i : linéaire (m) · seuil : 0,60 W/(m·K) — sans objet si aucun plancher intermédiaire
C'est une moyenne pondérée par les linéaires, pas une vérification liaison par liaison : une liaison à 0,99 peut être compensée par d'autres mieux traitées. Une maison de plain-pied n'a pas de liaison L9 : le critère est alors « non applicable ».
Choisir la source de chaque valeur Ψ
Par ordre de fiabilité décroissante : valeurs certifiées ATec/ATEx du CSTB pour les rupteurs industriels (la référence produit doit figurer au justificatif), calcul numérique NF EN ISO 10211 par un bureau d'études pour les détails non standards, valeurs tabulées Th-Bat (fascicule 5 — l'usage principal de cet outil), et en dernier recours les valeurs par défaut NF EN ISO 14683, sécuritaires donc pénalisantes — et muettes sur les liaisons de menuiseries.
Améliorer : rupteurs, ITE, et le piège des « autres » liaisons
En isolation intérieure béton non traitée, le projet échoue largement sur les deux critères (nez de dalle ≈ 0,99). Les rupteurs en about de dalle (Ψ certifié de 0,10 à 0,33 selon modèle et épaisseur) ou l'ITE (Ψ ≈ 0,07) règlent immédiatement le Ψ9 — mais le ratio global de 0,33 exige un traitement d'ensemble : plancher bas (0,49 à 0,79 non traité) et appuis de menuiseries (0,42 en ITE au nu intérieur) sont les contributeurs les plus souvent sous-estimés. Le mode « et si » de l'outil compare instantanément la saisie, le tout-ITE et le tout-rupteurs.
Attestation au permis et limites de l'outil
Depuis le 1er janvier 2022, l'attestation de prise en compte de la RE2020 est exigée au dépôt du permis (formulaires PCMI14-2 pour la maison individuelle, PC16-1-1 pour les autres constructions) : le Ratio ψ et le Ψ9 y sont reportés via le RSEE produit par l'étude thermique. Cet outil est une pré-vérification d'aide à la conception — il ne remplace pas le moteur réglementaire agréé Th-BCE 2020, ne calcule ni Bbio ni Cep, et ses ordres de grandeur doivent être confirmés par valeurs tabulées ou certifiées avant tout dossier.
Qu'est-ce qu'un pont thermique, et lesquels compter ?
Un pont thermique est une discontinuité de l'isolation : un point de l'enveloppe où la résistance thermique chute parce que la structure (dalle, refend, appui de baie) traverse ou interrompt la couche isolante. La chaleur ne s'échappe plus de façon répartie à travers la paroi, mais de façon concentrée le long de la liaison — d'où des déperditions supplémentaires et, surtout, un point froid sur la face intérieure.
La méthode Th-Bat distingue trois catégories, qui ne se traitent pas de la même façon dans le calcul :
- Les ponts thermiques linéiques (coefficient Ψ, en W/(m·K)) : les liaisons entre deux parois — nez de dalle, angle de murs, refend en façade, appui de fenêtre. Ce sont les seuls comptés dans le Ratio ψ de l'article 22 : on multiplie chaque Ψ par son linéaire mesuré en dimensions intérieures.
- Les ponts thermiques ponctuels (coefficient χ, en W/K) : percements localisés — poteau traversant, poutre en console isolée, fixation lourde. Ils pèsent sur les déperditions réelles mais sont exclus du Ratio ψ, défini uniquement sur les liaisons linéiques.
- Les ponts thermiques intégrés aux parois : ossatures métalliques ou bois, fixations d'ITE, joints de maçonnerie. Ils sont déjà comptés dans le U de la paroi (coefficient surfacique) — les recompter dans le ratio serait les compter deux fois.
Le périmètre exact du ratio (FAQ RE2020-017) : toutes les liaisons entre au moins deux parois dont l'une donne sur l'extérieur ou un local non chauffé — y compris murs/murs et murs/baies. Le fascicule 5 les organise en cinq familles : plancher bas (code L8), plancher intermédiaire (L9), plancher haut (L10), parois verticales et menuiseries.
Comment traiter un pont thermique ? Les cinq solutions
Le même nez de dalle passe de Ψ = 0,99 à 0,07 W/(m·K) selon le principe constructif retenu — les trois coupes ci-dessous montrent pourquoi : tout se joue sur la continuité du plan d'isolant au droit de la liaison.
1. L'isolation thermique par l'extérieur (ITE)
La solution la plus radicale : l'isolant enveloppe la structure sans interruption, et toutes les liaisons courantes s'effondrent (nez de dalle 0,07, refend 0,06, angle rentrant 0,03 W/(m·K)). Deux pièges subsistent : l'appui de fenêtre (0,42 W/(m·K) pour une menuiserie au nu intérieur — le contributeur le plus sous-estimé du ratio) et le plancher bas, que l'ITE ne traite pas seule.
2. Les rupteurs de ponts thermiques
Éléments porteurs isolants insérés dans l'about de dalle (corps isolant + armatures traversantes en inox), sous Avis Technique ou ATEx du CSTB : Schöck Rutherma, Plaka Isotec, KP1… Le Ψ certifié va de 0,10 à 0,33 W/(m·K) selon le modèle et l'épaisseur de dalle ; un balcon en console passe d'environ 0,80 à 0,35. Deux règles d'or : reprendre la valeur exacte de l'ATec du produit (jamais une moyenne), et citer la référence dans le justificatif — l'outil ci-dessus le rappelle automatiquement.
3. Les planelles isolantes et remontées d'isolant
En about de plancher bas, une planelle de rive isolante combinée à une remontée d'isolant périphérique ramène la liaison sur terre-plein d'environ 0,63 à 0,35 W/(m·K). C'est le traitement type du pavillon en ITI, souvent suffisant pour le plancher bas quand les étages sont traités par rupteurs.
4. L'isolation répartie (monomur, béton cellulaire)
Les blocs à isolation répartie (monomur terre cuite, béton cellulaire) traitent nativement nez de dalle, refends et angles : le matériau porteur est lui-même isolant, il n'y a pas de plan d'isolant à interrompre. Comptez de l'ordre de 0,20 à 0,30 W/(m·K) au nez de dalle selon le bloc — la valeur exacte se lit sur la fiche fabricant (EDIBATEC ou ATec).
5. Le traitement des menuiseries
Appuis, linteaux et tableaux totalisent souvent 50 à 70 m de linéaire sur une maison : à 0,25–0,42 W/(m·K) la liaison non traitée, ils peuvent à eux seuls faire basculer le ratio. Précadre isolé, pose au nu de l'isolant ou retour d'isolant en tableau ramènent chaque liaison vers 0,10 W/(m·K).
Que risque un bâtiment aux ponts thermiques non traités ?
Des déperditions loin d'être marginales. Plus un bâtiment est isolé, plus la part relative des ponts thermiques grimpe : dans un neuf RE2020 aux parois performantes, ils représentent couramment 10 à 25 % des déperditions totales de l'enveloppe. C'est tout l'enjeu du Ratio ψ : il plafonne cette part résiduelle que les U des parois ne voient pas, et les mêmes Ψ × L alimentent le Bbio et le Cep dans le moteur Th-BCE 2020.
La condensation et les moisissures — l'objet réel de l'article 22. Au droit d'un pont thermique, la température de surface intérieure chute ; dès qu'elle passe sous le point de rosée de l'air ambiant, l'humidité condense. Le texte de l'article 22 l'énonce explicitement : il vise à éviter « tout risque de dégradation physique ou microbiologique des matériaux, comme […] le développement de moisissures ». C'est pourquoi il offre une alternative (voie I) : garantir une température de surface supérieure à 15 °C en tout point, par calcul NF EN ISO 10211 — rarement mise en œuvre, la voie II des deux ratios étant celle de tous les logiciels.
Un blocage administratif. Un projet qui dépasse l'un des deux seuils ne peut pas obtenir d'attestation RE2020 conforme au dépôt du permis (PCMI14-2 / PC16-1-1) : le Ratio ψ et le Ψ9 sont reportés au RSEE par l'étude thermique, et le contrôle est binaire.
Exemple chiffré : une maison R+1, de 1,15 à 0,28 W/(m²·K)
Maison individuelle R+1, Sref (SHAB) = 100 m². Linéaires intérieurs : 40 m par liaison de plancher (bas, intermédiaire, haut), 10,8 m d'angles sortants, environ 60 m de liaisons de menuiseries (appuis + linteaux + tableaux). Quatre scénarios, calculés avec les valeurs tabulées Th-Bat du catalogue de l'outil :
| Scénario | Ψ9 (≤ 0,60) | Ratio ψ (≤ 0,33) | Verdict |
|---|---|---|---|
| A — ITI béton, aucun traitement | 0,99 | 1,15 | Non conforme (les deux critères) |
| B — rupteurs sur L9 et plancher haut | 0,10 ✓ | 0,48 | Ψ9 réglé, ratio global encore non conforme |
| B' — + plancher bas traité + menuiseries à 0,10 | 0,10 ✓ | 0,28 ✓ | Conforme |
| C — tout ITE, appuis traités | 0,07 ✓ | 0,32 ✓ | Conforme (0,38 sans traiter les appuis !) |
Trois enseignements : l'ITI béton brute échoue largement sur les deux critères ; le rupteur ou l'ITE règle immédiatement le Ψ9 mais pas le ratio global, qui exige de traiter toutes les familles ; et même en ITE, appuis de fenêtres et plancher bas peuvent maintenir le projet au-dessus de 0,33. Reproduisez ce cheminement dans l'outil ci-dessus : sur le gabarit « Maison individuelle R+1 », basculez le système constructif sur ITI pour retrouver le scénario A, puis appliquez B et C en un clic avec les leviers « Faire baisser le ratio ».
Valeurs Ψ de référence selon le système constructif
Ordres de grandeur proposés par défaut dans l'outil (mur béton / maçonnerie courante), tous éditables. Les valeurs tabulées proviennent du fascicule 5 Th-Bat et de la fiche RT-RE menuiseries ; les valeurs « rupteur » doivent être remplacées par la valeur certifiée du produit retenu (ATec/ATEx).
| Liaison | ITI | ITE | Traitée / rupteur |
|---|---|---|---|
| Plancher intermédiaire / mur (L9) | 0,99 | 0,07 | 0,10 – 0,33 (rupteur ATec) |
| Plancher bas sur terre-plein / mur (L8) | 0,63 | 0,49 | ≈ 0,35 (planelle + remontée d'isolant) |
| Toiture-terrasse / mur (L10) | 0,87 | 0,31 (remontée acrotère) | — |
| Balcon en console | ≈ 0,80 (la console traverse l'isolation) | ≈ 0,35 (rupteur structurel inox) | |
| Refend / mur extérieur (T) | 0,83 | 0,06 | — |
| Appui de fenêtre | ≈ 0,30 | 0,42 (nu intérieur) | ≈ 0,10 (précadre isolé) |
| Angle sortant de deux murs | 0,02 | 0,11 | — |
Unité : W/(m·K). L'isolation répartie (monomur terre cuite, béton cellulaire) traite nativement nez de dalle, refends et angles : Ψ de l'ordre de 0,20 à 0,30 selon le bloc, à reprendre de la fiche fabricant (EDIBATEC / ATec).
RE2020 vs RT2012 : ce qui a changé sur les ponts thermiques
| RT2012 (abrogée) | RE2020 (en vigueur) | |
|---|---|---|
| Texte | Art. 19, arrêté du 26 octobre 2010 | Art. 22, arrêté du 4 août 2021 |
| Ratio global | 0,28 W/(m²·K) | 0,33 W/(m²·Sref·K) |
| Surface de référence | SHONRT / SRT | Sref = SHAB (résidentiel) ou SU (tertiaire) |
| Garde-fou L9 | Ψ9 ≤ 0,60 W/(m·K) | Ψ9 ≤ 0,60 W/(m·K) (inchangé) |
| Dérogation à 0,50 (sismique) | Prévue sur justification du maître d'ouvrage | Non reprise explicitement par le texte |
| Alternative | — | Voie I : température de surface > 15 °C en tout point (ISO 10211, rare) |
Comment ce calcul est vérifié
Le moteur de cet outil est couvert par une suite de 66 tests automatisés construite sur des références externes — le texte de l'arrêté, des cas chiffrés publiés et des recalculs indépendants — et jamais sur ses propres sorties.
- Les valeurs publiées sur cette page sont comparées au catalogue du moteur. Les 19 coefficients tabulés du tableau ci-dessus sont assertés un par un : si une valeur affichée divergeait un jour de celle que l'outil applique, les tests échoueraient.
- Les deux formules de l'article 22 sont réécrites indépendamment. Le Ratio ψ est recalculé hors du moteur sur des jeux de liaisons à Ψ imposé, occurrences comprises. Un test vérifie explicitement que le Ψ9 est une moyenne pondérée par les linéaires et non une moyenne arithmétique : sur deux liaisons à 0,99 et 0,10, la valeur attendue est 0,81 — une moyenne simple donnerait 0,55, et le test échouerait.
- Les cas chiffrés de la section précédente sont rejoués au centième. Le cas A (ITI béton non traitée) doit rendre Σ Ψ·L = 114,82 W/K et un ratio de 1,15 ; le cas B' doit rendre 0,28 et devenir conforme ; le cas C doit rester non conforme à 0,38, puis passer à 0,32 une fois les appuis de menuiseries traités.
- Le périmètre réglementaire est verrouillé par des tests. Les ponts ponctuels χ n'entrent jamais dans le Ratio ψ — mais bien dans la déperdition totale ; une liaison ne donnant ni sur l'extérieur ni sur un local non chauffé sort des deux critères ; et l'absence de plancher intermédiaire produit un Ψ9 « non applicable », jamais un échec.
- Les bornes sont testées au point exact. Un ratio de 0,33 pile est conforme, puisque le texte écrit « n'excède pas » ; 0,34 ne l'est pas. La conformité est jugée sur la valeur brute et non sur l'arrondi d'affichage : un ratio de 0,3349 est déclaré non conforme, et la page affiche alors une décimale supplémentaire pour que la valeur lue soutienne le verdict.
- La géométrie du mode « démarrage rapide » est recalculée hors du moteur : périmètre = 2 × (L + l), angles sur la hauteur totale en 4 occurrences, plancher intermédiaire en (niveaux − 1) occurrences, appuis et linteaux sur les largeurs de baies, tableaux sur deux fois leurs hauteurs.
- Cohérence interne du catalogue : toute valeur Ψ porte une source, reste dans la plage plausible de 0 à 3 W/(m·K), et un traitement — rupteur, précadre isolé — améliore toujours la valeur qu'il remplace, jamais l'inverse.
- Entrées dégradées : une surface de référence nulle, une liste vide, un linéaire négatif ou une saisie illisible ne produisent ni
NaN, ni division par zéro, ni ratio fantaisiste — et surtout pas un « 0,00 » qui se lirait comme une conformité.
Traçabilité des valeurs Ψ
Chaque coefficient du catalogue affiche sa source dans le détail de la liaison. Les combinaisons qui ne figurent pas telles quelles dans nos sources sont explicitement marquées « odg » — ordre de grandeur — dans l'outil comme dans la note de calcul : elles servent à dégrossir, pas à justifier un dossier. Toute valeur de rupteur exige la saisie de sa référence produit (numéro d'Avis Technique ou d'ATEx, épaisseur de dalle), reprise dans le document exporté ; à défaut, l'outil lève un avertissement.
Références
- Arrêté du 4 août 2021, article 22 — Exigences de performance énergétique et environnementale des constructions de bâtiments en France métropolitaine (RE2020). Source des deux plafonds vérifiés par l'outil — Ratio ψ ≤ 0,33 W/(m²·Sref·K) et Ψ9 ≤ 0,60 W/(m·K) — ainsi que de la voie I alternative (température de surface supérieure à 15 °C).
- Règles Th-Bat 2020 — fascicule 5 « Ponts thermiques » — Méthode de calcul des ponts thermiques de liaison et valeurs tabulées par famille : plancher bas, plancher intermédiaire, plancher haut, parois verticales et menuiseries. Source des coefficients Ψ du catalogue et de la convention de mesure des linéaires en dimensions intérieures.
- FAQ RE2020 officielle — portail RT-RE bâtiment — La fiche 017 précise les types de ponts thermiques à prendre en compte dans le Ratio ψ : liaisons entre au moins deux parois dont l'une donne sur l'extérieur ou un local non chauffé, à l'exclusion des ponts intégrés aux parois.
- NF EN ISO 10211 — Ponts thermiques dans les bâtiments : flux thermiques et températures superficielles, calculs détaillés. Norme de référence pour tout détail non standard et pour le facteur de température fTsi.
- NF EN ISO 14683 — Ponts thermiques : coefficients linéiques, valeurs par défaut. Citée pour mémoire : sécuritaires donc pénalisantes, et muettes sur les liaisons de menuiseries.
- NF EN ISO 6946 — Composants et parois de bâtiments : résistance thermique et coefficient de transmission thermique. Cadre du U de paroi, dans lequel sont déjà comptés les ponts thermiques intégrés.
- Attestations RE2020 — Attestation de prise en compte de la RE2020 au dépôt du permis (art. R. 431-16 du code de l'urbanisme), formulaires PCMI14-2 et PC16-1-1, dans lesquels le Ratio ψ et le Ψ9 sont reportés via le RSEE.
- Avis Techniques et ATEx du CSTB — Valeurs certifiées des rupteurs de ponts thermiques (Schöck Rutherma, Plaka Isotec, KP1…). Les ordres de grandeur proposés par l'outil doivent être remplacés par la valeur de l'Avis Technique du produit réellement retenu.
- Seule la voie II de l'article 22 est vérifiée. La voie I — température de surface supérieure à 15 °C en tout point, par calcul NF EN ISO 10211 — n'est pas traitée, pas plus que le facteur de température fTsi.
- Les linéaires sont ceux que vous saisissez. Le mode « démarrage rapide » les déduit d'une géométrie simplifiée : ils doivent être relevés sur les plans d'exécution, en dimensions intérieures, avant tout usage en dossier.
- Les valeurs tabulées ne décrivent pas votre paroi réelle. Retour d'isolant particulier, épaisseur atypique, rénovation ou liaison non orthogonale relèvent d'un calcul NF EN ISO 10211 par un bureau d'études.
- France métropolitaine uniquement. Les logiques belge (nœuds constructifs PEB, niveau K) et suisse ne sont pas implémentées et ne doivent pas être confondues avec le ratio français.
Questions Fréquentes (FAQ)
Pour aller plus loin