Dimensionnement d'une pompe à chaleur air-eau
Estimation volumique (ventilation incluse). Pour une étude pièce par pièce, utilisez l'outil Déperditions Thermiques (EN 12831) puis reportez le résultat dans « Déperditions connues ».
Corrige θbase (NF P52-612/CN)
Auto — modifiable
Le COP générique s'adapte automatiquement à ce régime
Puissance calorifique et COP de la fiche technique, au régime d'eau ci-dessus. Les points −7 et +2 °C sont pré-remplis à partir du point nominal +7 °C (allure générique inverter) tant que vous ne les modifiez pas.
Hypothèses : marche mini 6 min · ΔT 5 K · dégivrage 12 L/kW.
Résultats du dimensionnement
Déperditions du bâtiment, courbe de la machine selon la NF EN 14825, point de bivalence, puissance d'appoint, SCOP saisonnier estimé pour votre département et volume du ballon tampon : la chaîne complète de dimensionnement d'une pompe à chaleur air-eau.
Mis à jour le
Bien dimensionner une pompe à chaleur air-eau
Avec la fin des chaudières gaz dans le neuf, l'interdiction progressive du fioul et les aides à la rénovation (MaPrimeRénov', certificats d'économies d'énergie), la pompe à chaleur air-eau est devenue le générateur de référence en maison individuelle, en France comme en Belgique. Mais une PAC ne se choisit pas comme une chaudière : sa puissance diminue quand il fait froid, précisément au moment où les besoins du bâtiment augmentent. Le dimensionnement consiste à croiser ces deux courbes.
La courbe de la machine face à la droite de déperditions
Les déperditions d'un bâtiment croissent linéairement quand la température extérieure baisse, jusqu'à leur maximum à la température extérieure de base du département (de −2 °C en Corse à −15 °C en Alsace et en Lorraine). À l'inverse, la puissance calorifique d'une pompe à chaleur air-eau chute avec la température d'air. Les constructeurs la déclarent aux points normalisés de la NF EN 14825 : −7 °C, +2 °C, +7 °C et +12 °C, pour chaque température d'eau (35, 45, 55 °C). L'intersection des deux courbes est le point de bivalence : en dessous, l'appoint électrique complète la machine.
La règle des 70 à 100 %
Le bon dimensionnement mono-énergétique vise une machine couvrant 70 à 100 % des déperditions à la température de base, la règle courante des 80 % en étant le cas central. L'appoint ne fournit alors que quelques pourcents de l'énergie annuelle — les pointes de froid sont rares — tandis que la machine module confortablement le reste de la saison. Surdimensionner « pour être tranquille » est contre-productif : cycles courts, usure du compresseur, COP dégradé et surcoût à l'achat.
Quelle puissance de pompe à chaleur pour 100, 120 ou 150 m² ?
C'est la question la plus posée, et elle n'a pas de réponse au seul mètre carré : à surface égale, une maison d'avant 1974 non isolée demande près de quatre fois et demie la puissance d'une RE 2020. L'abaque ci-dessous donne la puissance de chauffage à couvrir — c'est-à-dire les déperditions du bâtiment — par la méthode volumique P = G × V × ΔT, pour une hauteur sous plafond de 2,5 m, une température intérieure de 20 °C et une température extérieure de base de −7 °C. Ces valeurs sont calculées par le moteur de l'outil lui-même.
| Surface habitable | Avant 1974 — non isoléG = 1,8 | 1990 – 2005 (RT 88 / RT 2000)G = 1,1 | 2006 – 2012 (RT 2005)G = 0,85 | RT 2012G = 0,55 | RE 2020 / passifG = 0,4 |
|---|---|---|---|---|---|
| 80 m² | 9,7 kW | 5,9 kW | 4,6 kW | 3 kW | 2,2 kW |
| 100 m² | 12,2 kW | 7,4 kW | 5,7 kW | 3,7 kW | 2,7 kW |
| 120 m² | 14,6 kW | 8,9 kW | 6,9 kW | 4,5 kW | 3,2 kW |
| 150 m² | 18,2 kW | 11,1 kW | 8,6 kW | 5,6 kW | 4,1 kW |
| 180 m² | 21,9 kW | 13,4 kW | 10,3 kW | 6,7 kW | 4,9 kW |
| 200 m² | 24,3 kW | 14,9 kW | 11,5 kW | 7,4 kW | 5,4 kW |
Comment s'en servir. La valeur lue est la puissance que l'installation doit couvrir à −7 °C. La pompe à chaleur se choisit ensuite à 70 à 100 % de cette valeur, l'appoint électrique intégré assurant le complément lors des pointes de froid. Si votre département est plus froid, la puissance monte proportionnellement à l'écart de température : à −15 °C au lieu de −7 °C, l'écart passe de 27 à 35 K, soit +30 % de puissance pour le même bâtiment. C'est exactement ce que fait le calculateur en haut de page, département par département.
Le coefficient G se lit sur la période de construction ou, mieux, se déduit d'un diagnostic de performance énergétique. C'est la donnée d'entrée la plus sensible de toute la chaîne : 10 % d'erreur sur G, c'est 10 % d'erreur sur la puissance finale. Pour un dimensionnement contractuel, les déperditions s'établissent pièce par pièce selon la NF EN 12831-1, avec notre outil de déperditions thermiques.
Zones climatiques H1, H2, H3 : quel impact sur le dimensionnement ?
La France métropolitaine est découpée en trois zones climatiques réglementaires (RT 2012 / RE 2020, reprises par les fiches CEE). L'outil applique automatiquement la zone et la température extérieure de base de votre département, corrigée de l'altitude (NF P52-612/CN) :
| Zone | Territoire | Climat hivernal | θbase du référentiel | Conséquence sur la machine |
|---|---|---|---|---|
| H1 | Nord, Est, Bassin parisien, Centre, Alpes | Continental, hivers marqués | −5 à −15 °C | Point de bivalence bas, appoint quasi indispensable, ballon tampon conseillé |
| H2 | Ouest, Sud-Ouest, façade atlantique | Océanique tempéré | −4 à −8 °C | SCOP réel élevé, machine souvent quasi monovalente |
| H3 | Pourtour méditerranéen, Corse | Hivers doux | −2 à −6 °C | Attention au surdimensionnement : besoins faibles, cyclage fréquent |
Attention : la zone ne dit pas tout. À l'intérieur d'une même zone, la température de base varie fortement — le référentiel donne −5 °C à Paris, −9 °C dans le Nord et −15 °C dans le Bas-Rhin, trois départements pourtant tous en H1 — et l'altitude la dégrade encore : la grille NF P52-612/CN retire plusieurs degrés par tranche d'altitude. Une machine dimensionnée pour Lyon (−10 °C) sera sous-dimensionnée dans les monts du Lyonnais à 800 m. C'est pourquoi l'outil travaille au niveau du département et de l'altitude, pas de la seule zone.
La zone climatique reste néanmoins déterminante pour l'économie du projet : en H3, les besoins annuels sont faibles et le SCOP réel élevé, donc le risque principal est le surdimensionnement et le cyclage. En H1, chaque kilowatt compte, le point de bivalence doit être choisi soigneusement et le ballon tampon devient quasi systématique. En H2, climat océanique oblige, la machine fonctionne l'essentiel de la saison entre +2 et +12 °C, précisément là où elle est la plus performante : c'est la zone où la pompe à chaleur air-eau est la plus rentable.
Monovalent, mono-énergétique, bivalent : choisir le mode de fonctionnement
Le point de bivalence n'a de sens que rapporté au mode de fonctionnement retenu. Quatre montages coexistent sur le marché, et ils ne se dimensionnent pas de la même façon.
Monovalent
La machine assure seule 100 % des besoins jusqu'à la température de base, sans aucun appoint. Il n'y a alors pas de point de bivalence. Réservé aux bâtiments bien isolés en climat doux : ailleurs, la machine devient trop grosse pour la mi-saison et cycle.
Mono-énergétique
La machine est complétée par l'appoint électrique qui lui est intégré : une seule énergie, l'électricité. C'est le montage le plus répandu en maison individuelle et le mode par défaut de cet outil. Le point de bivalence se situe typiquement entre −2 et −7 °C.
Bivalent alternatif
Sous le point de bivalence, la pompe à chaleur s'arrête et un second générateur — le plus souvent la chaudière conservée — prend seul le relais. C'est le montage de la relève de chaudière. Simple à réguler, mais la machine ne produit plus rien pendant les périodes froides.
Bivalent parallèle
Les deux générateurs fonctionnent ensemble sous le point de bivalence, la chaudière ne fournissant que le complément. La pompe à chaleur continue de travailler, ce qui améliore la couverture annuelle, au prix d'une régulation plus fine et d'un régime d'eau à surveiller.
Ce que cela change au dimensionnement. En monovalent, la machine doit à elle seule couvrir 100 % des déperditions à la température de base — c'est la vérification que l'outil applique quand vous choisissez ce mode. En mono-énergétique, elle peut être bien plus petite : l'outil calcule alors la puissance d'appoint électrique à prévoir, arrondie au kilowatt supérieur. En bivalent, la logique est la même que le mono-énergétique, mais le complément vient d'une autre énergie : renseignez le mode mono-énergétique et lisez la puissance de complément comme celle à demander au second générateur.
Et l'eau chaude sanitaire dans tout ça ?
Beaucoup de calculateurs ajoutent d'office 1 à 3 kW « pour l'eau chaude sanitaire ». En maison individuelle équipée d'un ballon de stockage, cette majoration n'a pas lieu d'être, et c'est le choix retenu ici : la production d'eau chaude est décalée dans le temps. La régulation bascule en priorité eau chaude, interrompt le chauffage pendant la charge du ballon — vingt à quarante minutes — puis reprend. L'inertie du bâtiment absorbe sans difficulté cette interruption, et les deux besoins ne se cumulent donc jamais à la pointe.
La majoration se justifie en revanche dans trois cas : une production sans stockage suffisant (instantanée ou semi-instantanée), des besoins simultanés élevés (logement collectif, hôtellerie, grande famille avec puisages concentrés), ou un ballon très volumineux qu'il faut recharger dans un créneau tarifaire contraint. Dans ces situations, le poste eau chaude relève d'un calcul propre — nombre d'occupants, volume de puisage, temps de remontée en température — qui sort du cadre de cet outil.
Deux points de vigilance restent valables quel que soit le montage. D'abord, la machine doit pouvoir atteindre la température du ballon : produire de l'eau à 55 ou 60 °C par temps froid dégrade fortement le COP, et certaines machines basse température n'y parviennent qu'avec leur appoint électrique. Ensuite, l'eau chaude sanitaire pèse sur la consommation annuelle — souvent 15 à 25 % de la facture de chauffage en logement récent — sans peser sur la puissance : le SCOP estimé par cet outil est un SCOP de chauffage, pas un rendement global de l'installation.
La méthode de calcul, pas à pas
L'outil enchaîne cinq calculs, chacun documenté dans la note de calcul PDF exportable. Comprendre cette chaîne vous permet de défendre le résultat face à un client, un bureau de contrôle ou un installateur :
- Les déperditions à la température de base. Soit vous les connaissez (calcul NF EN 12831-1, audit énergétique, étude thermique), soit l'outil les estime par la méthode volumique P = G × V × ΔT, où G est un coefficient de déperditions global (ventilation incluse) calé sur la période constructive : 1,8 W/(m³·K) pour une maison d'avant 1974 non isolée, 0,4 pour une RE 2020.
- La courbe de la machine. À partir des trois points NF EN 14825 saisis (−7, +2, +7 °C), l'outil reconstruit par interpolation la puissance calorifique et le COP à n'importe quelle température extérieure, au régime d'eau choisi, en s'appuyant sur un point de contrôle calculé à +12 °C pour la plage douce. Le point +2 °C intègre déjà la pénalité de givrage et de dégivrage, la plage la plus critique des pompes à chaleur air-eau.
- Le point de bivalence. La droite de besoin du bâtiment (maximale à θbase, nulle à 16 °C selon la NF EN 14825) croise la courbe de la machine : en dessous de cette température, l'appoint complète. L'outil en déduit la puissance d'appoint électrique à prévoir, arrondie au kilowatt supérieur.
- Le SCOP saisonnier localisé. La saison de chauffe est découpée en classes de 1 °C (méthode des bins, celle-là même de la NF EN 14825), pondérées par une monotone climatique calibrée sur les degrés-jours unifiés de votre département. Dans chaque classe : COP interpolé, dégradation de cyclage sous le taux de modulation minimal (Cdh = 0,9), appoint à COP 1. Le rapport besoin annuel sur électricité consommée donne le SCOP de votre installation, dans votre climat, souvent différent du SCOP catalogue mesuré sur le climat moyen européen.
- Le ballon tampon. Deux exigences dimensionnantes : garantir le temps de marche minimal du compresseur (V = P × t / (cp × ΔT)) et constituer la réserve d'énergie des dégivrages (10 à 20 L/kW). L'outil retient le maximum des deux, déduit le volume du réseau toujours irrigué, et arrondit à la taille commerciale supérieure.
Savoir lire la fiche technique d'une pompe à chaleur
Le piège classique : la « puissance commerciale » du modèle. Une « PAC 11 kW » délivre 11 kW… à +7 °C extérieur. Par −7 °C, il en reste souvent 7 à 8 ; à la température de base d'un département H1, parfois moins de 65 %. Voici comment décoder les données constructeur :
- A−7/W35, A+2/W55… : « A » est la température d'air extérieur, « W » celle de l'eau produite. Les performances chutent quand A baisse et quand W monte (environ −2,5 % de COP par degré d'eau supplémentaire). Saisissez toujours les points au régime d'eau réel de vos émetteurs.
- COP (NF EN 14511) : rendement instantané en un point d'essai. Utile pour tracer la courbe, mais ne dit rien de la saison entière.
- SCOP et ηs (NF EN 14825) : rendement saisonnier, intégrant charge partielle, cyclage et appoint, sur un climat conventionnel (« moyen » = Strasbourg). C'est lui que regardent l'étiquette énergie et les aides : ηs ≈ SCOP / 2,5.
- Pdesign et Tbiv déclarés : la puissance de conception et le point de bivalence retenus par le fabricant pour l'essai NF EN 14825, à comparer à ceux de votre projet, calculés par l'outil.
- Plage de modulation : une machine inverter qui module de 30 à 100 % cycle beaucoup moins qu'une machine à deux étages. Le taux de modulation minimal alimente directement le calcul de dégradation par cyclage.
SCOP, ηs et aides financières (MaPrimeRénov', CEE)
Le SCOP (coefficient de performance saisonnier, NF EN 14825) rapporte l'énergie de chauffage fournie sur la saison à l'électricité consommée. L'étiquette énergie affiche son équivalent ηs (efficacité énergétique saisonnière, ηs ≈ SCOP / 2,5). Pour l'éligibilité aux aides en rénovation, la fiche d'opération standardisée BAR-TH-171 exige ηs ≥ 126 % en application basse température et ηs ≥ 111 % en moyenne ou haute température — seuils définis par le règlement européen d'écoconception 813/2013. L'installation doit en outre être réalisée par un professionnel qualifié RGE.
Attention : le SCOP déclaré est mesuré pour le « climat moyen » européen (Strasbourg). Votre SCOP réel dépend de votre climat local, du régime d'eau et du taux de couverture retenu : c'est précisément ce que l'outil estime par la méthode des bins, calibrée sur les degrés-jours de votre département. Un SCOP local estimé en zone H3 sera nettement supérieur au SCOP catalogue ; en altitude, il sera inférieur.
Les erreurs de dimensionnement les plus courantes
Dimensionner « au m² »
« 100 W/m² » ne veut rien dire : entre une maison RE 2020 et une passoire d'avant 1974, l'abaque de cette page montre un rapport de 1 à 4,5 à surface égale. Seules les déperditions à la température de base, isolation et climat compris, fondent un dimensionnement.
Surdimensionner « par sécurité »
L'erreur la plus chère du marché : la machine cycle toute la mi-saison, use son compresseur, dégrade son COP réel et coûte plus cher à l'achat. L'appoint électrique bien dimensionné couvre les pointes rares pour quelques dizaines d'euros par an.
Ignorer le régime d'eau
Un COP de catalogue mesuré à W35 ne dit rien d'une installation en radiateurs 55 °C : comptez environ −2,5 % de COP par degré d'eau supplémentaire. Saisir les points au bon régime change nettement le SCOP estimé.
Oublier l'altitude
La température de base départementale vaut pour la plaine. En altitude, elle perd plusieurs degrés : la même maison demande davantage de puissance, et la machine en délivre moins. L'outil applique la grille NF P52-612/CN.
Négliger le volume d'eau
Robinets thermostatiques fermés = débit effondré = compresseur qui démarre et s'arrête en boucle. Sans ballon tampon ni volume minimal garanti, la durée de vie de la machine se compte en années, pas en décennies.
Confondre COP et SCOP
Un COP de 4,8 affiché en vitrine (à +7 °C, eau à 35 °C) peut correspondre à un SCOP réel bien plus bas en radiateurs 55 °C en zone H1. Le seul chiffre qui prédit la facture, c'est le SCOP saisonnier localisé, comme l'estime cet outil.
Le ballon tampon : petit organe, grande longévité
Anti-court-cycle
Un compresseur doit tourner au minimum 5 à 10 minutes par cycle. Quand les robinets thermostatiques se ferment, le volume d'eau irrigué chute : le tampon garantit l'inertie nécessaire. V = P × t / (cp × ΔT), soit environ 10 à 20 L par kW.
Réserve de dégivrage
Entre 0 et +7 °C, l'évaporateur givre : la machine inverse son cycle et puise l'énergie de dégivrage… dans le circuit de chauffage. Sans volume suffisant, l'eau se refroidit brutalement (inconfort, sécurité basse pression).
Série ou découplage ?
En série sur le retour (2 piquages) : simple et suffisant pour l'anti-court-cycle. En découplage (4 piquages) : nécessaire avec plusieurs circuits régulés, mais attention au mélange qui dégrade le régime d'eau.
Quand s'en passer ?
Plancher chauffant intégralement irrigué (sans têtes thermostatiques) : le volume et l'inertie de la dalle suffisent généralement. Vérifiez le volume minimal exigé par le constructeur de la machine.
L'abaque ci-dessous donne le volume d'eau requis et la taille de ballon retenue selon la puissance de la machine et la durée de marche minimale visée, pour un écart de température de 5 K et une réserve de dégivrage de 12 L/kW. Il est produit par le moteur de l'outil, avec la même formule que le calculateur.
| Puissance PAC | 5 min de marche | 6 min de marche | 10 min de marche |
|---|---|---|---|
| 6 kW | 86 Lballon 100 L | 103 Lballon 150 L | 172 Lballon 200 L |
| 8 kW | 115 Lballon 150 L | 138 Lballon 150 L | 229 Lballon 300 L |
| 10 kW | 143 Lballon 150 L | 172 Lballon 200 L | 287 Lballon 300 L |
| 12 kW | 172 Lballon 200 L | 206 Lballon 300 L | 344 Lballon 500 L |
| 14 kW | 201 Lballon 300 L | 241 Lballon 300 L | 401 Lballon 500 L |
| 16 kW | 229 Lballon 300 L | 275 Lballon 300 L | 459 Lballon 500 L |
| 20 kW | 287 Lballon 300 L | 344 Lballon 500 L | 573 Lballon 800 L |
Ces volumes sont ceux à garantir au total : le volume d'eau déjà présent dans le réseau toujours irrigué vient s'en déduire. C'est pourquoi un plancher chauffant complet dispense souvent du ballon, là qu'une installation en radiateurs zonés le rend indispensable.
Petit glossaire de la pompe à chaleur air-eau
| Terme | Définition |
|---|---|
| θbase | Température extérieure de base : la température la plus froide « conventionnelle » du site (NF P52-612/CN), pour laquelle le chauffage doit couvrir 100 % des besoins. |
| COP | Coefficient de performance instantané (NF EN 14511) : kW de chaleur produits par kW électrique absorbé, en un point d'essai donné (ex. A+7/W35). |
| SCOP | COP saisonnier (NF EN 14825) : moyenne pondérée sur toute la saison de chauffe, charge partielle, cyclage et appoint compris. |
| ηs (étas) | Efficacité énergétique saisonnière de l'étiquette énergie : ηs ≈ SCOP / 2,5. Seuils d'aides : 126 % en basse température, 111 % en moyenne ou haute température (BAR-TH-171). |
| Point de bivalence | Température extérieure en dessous de laquelle la machine ne couvre plus seule les déperditions : l'appoint complète. |
| Mono-énergétique | Pompe à chaleur + appoint électrique intégré (une seule énergie). Monovalent : machine seule. Bivalent : machine + autre générateur (chaudière en relève). |
| Relève de chaudière | Montage bivalent où la chaudière existante est conservée et prend le relais sous le point de bivalence, en alternatif (elle seule) ou en parallèle (en complément). |
| Coefficient G | Déperditions globales du bâtiment par m³ chauffé et par degré d'écart, ventilation comprise, en W/(m³·K). Base de la méthode volumique P = G × V × ΔT. |
| DJU | Degrés-jours unifiés (base 18) : cumul annuel des écarts entre 18 °C et la température moyenne de chaque jour. C'est l'indicateur de rigueur climatique qui calibre l'estimation saisonnière. |
| Cyclage | Marche/arrêts répétés du compresseur quand le besoin descend sous sa puissance minimale de modulation : usure et COP dégradé (coefficient Cdh = 0,9 dans la NF EN 14825). |
| Loi d'eau | Régulation qui abaisse la température de départ d'eau quand il fait doux dehors : moins de degrés inutiles, meilleur COP réel. |
Comment ce calcul est vérifié
Le moteur de cet outil est couvert par une suite de 60 tests automatisés construite sur des références externes, et non sur ses propres sorties.
- Les deux abaques publiés sur cette page sont produits par le calculateur lui-même. Chaque case du tableau de puissance par surface et du tableau de ballon tampon est comparée au résultat que renvoie l'outil pour la même saisie : l'affiché et le calculé ne peuvent pas diverger. Plusieurs cases sont en outre recalculées indépendamment du moteur.
- La méthode volumique est réécrite indépendamment du moteur. P = G × V × ΔT est recalculée hors de l'outil pour les huit coefficients du catalogue, du non-isolé d'avant 1974 à la RE 2020 : les résultats coïncident exactement.
- Le point de bivalence est résolu à rebours. À la température annoncée, la puissance de la machine et le besoin du bâtiment sont recalculés séparément, à partir des seules données de la fiche technique : ils se rejoignent à moins de 0,05 kW près.
- Le ballon tampon est comparé à la règle professionnelle. Le raccourci bien connu « 14 × puissance × durée / ΔT » est le même calcul avec la chaleur massique de l'eau arrondie : l'écart mesuré avec la formule exacte est de 2,3 %. Les volumes retenus restent dans la fourchette de 10 à 20 litres par kilowatt de la profession, de 6 à 20 kW.
- Les températures de base citées sont celles du référentiel appliqué. Les valeurs nommées dans le texte et les bornes du tableau des zones climatiques sont recoupées avec le référentiel NF P52-612/CN utilisé par le calcul. Les 96 départements sont vérifiés un à un : chacun a bien sa zone, sa température de base et ses degrés-jours.
- Les saisies dégradées ne produisent jamais de résultat trompeur. Champ vide, surface négative, COP inférieur à 1, température intérieure absurde : l'outil refuse de calculer ou affiche une erreur explicite. Aucune valeur du résultat n'est jamais
NaN.
Références
- NF EN 14825 (juillet 2016) — Climatiseurs, groupes refroidisseurs de liquide et pompes à chaleur avec compresseur entraîné par moteur électrique pour le chauffage et le refroidissement des locaux : essais et détermination des caractéristiques à charge partielle et calcul de la performance saisonnière. Source des points de performance (−7, +2, +7, +12 °C), de la méthode des bins, du coefficient de dégradation par cyclage Cdh = 0,9 et de la température de fin de chauffage de 16 °C.
- NF EN 12831-1 (8 septembre 2017) — Performance énergétique des bâtiments : méthode de calcul de la charge thermique nominale, Partie 1 : charge de chauffage des locaux, module M3-3. Référence de la charge thermique nominale à laquelle est comparée la capacité de l'installation.
- NF P52-612/CN (24 décembre 2010) — Systèmes de chauffage dans les bâtiments : méthode de calcul des déperditions calorifiques de base, complément national à la NF EN 12831, valeurs par défaut pour les calculs des articles 6 à 9. Source des températures extérieures de base par département et de leur correction d'altitude.
- Arrêté du 15 décembre 2025 modifiant les fiches d'opérations standardisées BAR-TH-171 « Pompe à chaleur de type air/eau » et BAR-TH-172, en vigueur au 1er janvier 2026. Source des seuils d'efficacité énergétique saisonnière ηs ≥ 126 % en basse température et ηs ≥ 111 % en moyenne ou haute température.
- Règlement (UE) n° 813/2013 de la Commission du 2 août 2013 portant application de la directive 2009/125/CE en ce qui concerne les exigences d'écoconception applicables aux dispositifs de chauffage des locaux. Définit l'efficacité énergétique saisonnière ηs et le coefficient de conversion de 2,5 entre énergie finale et énergie primaire.
- Energie Plus Le Site (energieplus-lesite.be) — « Régulation des pompes à chaleur ». Description des montages monovalent, bivalent alternatif et bivalent parallèle reprise dans le chapitre sur les modes de fonctionnement.
- AFPAC — Association française pour les pompes à chaleur, et son Centre d'expertise pour les pompes à chaleur (CEPAC). Règles de l'art du dimensionnement mono-énergétique.
- Dimensionne le chauffage, pas l'eau chaude sanitaire. La puissance calculée est celle des déperditions du bâtiment. En maison individuelle avec ballon de stockage, c'est la bonne base : la production d'eau chaude est décalée dans le temps et ne se cumule pas à la pointe. Pour une production sans stockage ou des puisages simultanés élevés, ajoutez un calcul d'eau chaude sanitaire distinct.
- France métropolitaine, par département. Les 96 départements sont couverts avec leur zone climatique, leur température extérieure de base NF P52-612/CN (de −15 °C dans l'Est à −2 °C en Corse) et leurs degrés-jours. Hors de ce périmètre — Belgique, outre-mer, site de montagne particulier — saisissez vos déperditions et corrigez la température de base à la main.
- Le SCOP affiché est une estimation locale, pas la valeur d'étiquette. Il est calculé par la méthode des bins sur une monotone climatique calibrée sur les degrés-jours de votre département. Le SCOP réglementaire, lui, se mesure en laboratoire sur le climat conventionnel moyen (Strasbourg) : c'est celui de la fiche NF EN 14825 qu'il faut produire pour une demande d'aide.
- La courbe de la machine est une donnée d'entrée. L'outil ne contient pas de catalogue constructeur : il interpole les trois points de performance que vous saisissez, au régime d'eau de vos émetteurs. Les valeurs préremplies décrivent une machine inverter générique et servent à cadrer un avant-projet, pas à valider un modèle précis.
Questions fréquentes
Il n'existe pas de réponse au seul mètre carré : entre une maison RE 2020 et une passoire des années 60, la puissance varie de 1 à 4,5 pour la même surface. Sur l'abaque de cette page, calculé à −7 °C extérieur et 20 °C intérieur, 120 m² demandent 3,2 kW en RE 2020, 4,5 kW en RT 2012, 6,9 kW pour une maison RT 2005 et 14,6 kW pour une construction d'avant 1974 non isolée.
Cette puissance est celle des déperditions du bâtiment. La pompe à chaleur, elle, se choisit ensuite à 70 à 100 % de cette valeur, l'appoint électrique couvrant les quelques heures les plus froides de l'année.
La méthode volumique donne P = G × V × ΔT : G est le coefficient de déperditions global du bâtiment en W/(m³·K), ventilation comprise (1,8 pour une maison d'avant 1974 non isolée, 0,85 en RT 2005, 0,4 en RE 2020) ; V le volume chauffé (surface × hauteur sous plafond) ; ΔT l'écart entre la température intérieure visée et la température extérieure de base de votre département.
Exemple : 120 m² sous 2,5 m de plafond en RT 2005, à Paris (température de base −5 °C) pour 20 °C intérieurs, soit 0,85 × 300 × 25 = 6 375 W, environ 6,4 kW. Pour un dimensionnement contractuel, ces déperditions s'établissent pièce par pièce selon la NF EN 12831-1.
C'est la température extérieure en dessous de laquelle la pompe à chaleur ne couvre plus seule les besoins du bâtiment : l'appoint prend le relais en complément. Graphiquement, c'est l'intersection entre la droite des déperditions du bâtiment et la courbe de puissance de la machine, qui décroît quand il fait froid.
Un point de bivalence entre −2 et −7 °C est un bon compromis. Sur le cas type de cette page, une machine couvrant 80 % de la puissance à la température de base assure encore 99,7 % de l'énergie annuelle, et l'appoint travaille moins de 200 heures par an.
Viser 70 à 100 % des déperditions à la température de base est la pratique du dimensionnement mono-énergétique, l'appoint électrique intégré couvrant le complément. La règle courante des 80 % en est le cas central.
La raison est que les pointes de froid sont rares : le calcul de cette page montre qu'une machine couvrant 80 % de la puissance assure encore plus de 99 % de l'énergie annuelle, et qu'à 60 % de couverture il reste encore plus de 96 %. Surdimensionner « par sécurité » coûte à l'achat, fait cycler le compresseur toute la mi-saison et dégrade le COP réel.
En maison individuelle avec ballon de stockage, non : la production d'eau chaude est décalée dans le temps. La régulation bascule en priorité eau chaude, interrompt le chauffage pendant la charge du ballon, puis reprend — l'inertie du bâtiment absorbe cette interruption de vingt à quarante minutes. La puissance de dimensionnement reste celle des déperditions.
La majoration de 1 à 3 kW que l'on lit souvent vise deux cas particuliers : les productions sans stockage suffisant, et les besoins simultanés élevés (logement collectif, grande famille, forte demande en heures de pointe). Cet outil dimensionne le chauffage ; il n'ajoute pas de part eau chaude sanitaire.
Monovalent : la pompe à chaleur assure seule 100 % des besoins jusqu'à la température de base, sans aucun appoint. Mono-énergétique : la pompe à chaleur est complétée par l'appoint électrique qui lui est intégré — une seule énergie, l'électricité. C'est le montage le plus répandu en maison individuelle, et le mode par défaut de cet outil.
Bivalent : la pompe à chaleur travaille avec un second générateur d'une autre énergie, le plus souvent une chaudière conservée (relève de chaudière). En bivalent alternatif, la chaudière prend seule le relais sous le point de bivalence ; en bivalent parallèle, les deux fonctionnent ensemble.
Deux exigences dimensionnent le ballon : garantir une durée de marche minimale au compresseur (V = P × t / (cp × ΔT)) et constituer la réserve d'énergie des dégivrages, comptée de 10 à 20 litres par kilowatt. On retient le maximum des deux, puis on déduit le volume d'eau du réseau toujours irrigué.
Sur l'abaque de cette page, à ΔT de 5 K, une machine de 10 kW demande 143 litres pour 5 minutes de marche minimale et 287 litres pour 10 minutes. Un plancher chauffant intégralement irrigué, sans têtes thermostatiques, apporte souvent l'essentiel de ce volume : renseignez-le dans l'outil pour le vérifier.
La fiche d'opération standardisée BAR-TH-171 exige une efficacité énergétique saisonnière (ηs) d'au moins 126 % en application basse température (plancher chauffant) et 111 % en moyenne ou haute température, seuils définis par le règlement européen d'écoconception 813/2013. Cela correspond approximativement à un SCOP de 3,2 et de 2,85.
La quasi-totalité des pompes à chaleur air-eau récentes dépasse ces seuils : la valeur à vérifier est celle de la fiche technique NF EN 14825 du modèle, au régime d'eau de vos émetteurs. L'installation doit par ailleurs être réalisée par un professionnel qualifié RGE.
Oui : les machines récentes fonctionnent jusqu'à −20 voire −25 °C. Mais leur puissance chute — souvent 60 à 70 % de la puissance nominale dès −7 °C, moins encore en dessous — et leur COP descend vers 1,8 à 2,2.
C'est précisément pour cela que le dimensionnement se fait à la température de base du département, et non à la puissance commerciale annoncée à +7 °C. Un appoint bien calibré, sollicité quelques dizaines d'heures par an, prend le relais lors des pointes de froid.
Oui, avec deux ajustements. Utilisez l'onglet « Déperditions connues » si vous disposez déjà d'un bilan, sélectionnez un département français au climat comparable pour caler les degrés-jours (59 Nord pour la Flandre, 08 Ardennes pour l'Ardenne belge), puis corrigez la température de base à la main.
Les valeurs belges de référence sont d'environ −7 °C en Flandre et dans le centre, −8 à −10 °C en Wallonie et jusqu'à −12 °C en Haute Ardenne. Le reste de la chaîne — courbe de la machine, point de bivalence, SCOP, ballon tampon — se calcule à l'identique.
Pour aller plus loin