Aperçu 3D & production

Rentable — retour 18 ans
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8 panneauxinclinaison 35°azimut 0° (Sud)lat. 45.7578°Glissez pour pivoter · molette pour zoomer

Production mensuelle (kWh)

Angles optimaux (PVGIS)Config. proche de l'optimum

inclinaison 37°azimut 2°4 135 kWh/an

Mis à jour le

Comment fonctionne le photovoltaïque ?

Les panneaux solaires photovoltaïques convertissent le rayonnement solaire en électricité grâce à l'effet photovoltaïque. Les cellules en silicium cristallin (la technologie la plus répandue) captent les photons de la lumière et génèrent un courant continu, transformé en courant alternatif par un onduleur.

La puissance d'une installation s'exprime en kilowatts-crête (kWc) : c'est la puissance délivrée dans les conditions de test normalisées STC (irradiance de 1 000 W/m², température de cellule de 25 °C, spectre AM 1,5) définies par la norme IEC 61215. En conditions réelles, la production dépend de l'ensoleillement du site (irradiation en kWh/m²/an), de l'orientation et de l'inclinaison des panneaux, de la technologie utilisée, des pertes système (câblage, onduleur, salissures) et de la température des cellules : un module perd typiquement 0,3 à 0,4 % de puissance par degré au-dessus de 25 °C.

Autoconsommation vs Vente totale : quel choix en 2026 ?

En autoconsommation avec vente du surplus, vous consommez directement une partie de votre production (typiquement 20 à 40% sans batterie) et revendez le reste en Obligation d'Achat à un tarif garanti sur 20 ans. Depuis l'arrêté du 1er juin 2026, cette option ne bénéficie plus de prime à l'autoconsommation et le surplus est racheté au tarif unifié de 0,011 €/kWh.

En vente totale, toute la production est injectée sur le réseau. Depuis le 5 juin 2026, elle est rachetée au même tarif unifié que le surplus (0,011 €/kWh pour les installations ≤ 100 kWc), sans prime. À ce niveau de tarif, elle a perdu presque tout intérêt face à l'autoconsommation pour un particulier.

Pour la quasi-totalité des installations résidentielles, l'autoconsommation avec vente du surplus est désormais la stratégie la plus rentable : l'objectif est de maximiser la part d'électricité consommée sur place plutôt que revendue à bas tarif. Notre simulateur calcule les deux scénarios pour vous aider à arbitrer, et vous permet de basculer sur l'ancien régime tarifaire si votre demande de raccordement est antérieure au 5 juin 2026.

Le taux d'autoconsommation est le paramètre le plus sensible de l'étude de rentabilité : chaque kWh autoconsommé est valorisé au prix du kWh acheté (≈ 0,25 €/kWh TTC en tarif réglementé début 2026) alors qu'un kWh injecté ne rapporte que le tarif OA. En pratique, retenez 25 à 35 % sans pilotage particulier, 40 à 50 % en décalant les usages en journée (chauffe-eau, lave-linge, recharge du véhicule) et 60 à 80 % avec une batterie de stockage. Un taux surestimé fausse toute l'étude : restez prudent si votre profil de consommation est concentré le soir.

Comprendre les tarifs de rachat depuis l'arrêté du 1er juin 2026

L'arrêté du 1er juin 2026 (publié au Journal officiel le 4 juin 2026, applicable aux demandes de raccordement déposées à partir du 5 juin 2026) a profondément réformé le soutien au photovoltaïque résidentiel : il supprime la prime à l'autoconsommation et unifie le tarif de rachat à 0,011 €/kWh (1,1 c€/kWh) pour les installations de 100 kWc ou moins, que ce soit en vente du surplus ou en vente totale. Ce tarif est garanti 20 ans, revalorisé de 2 %/an et figé à la date de la demande de raccordement.

Concrètement, la logique du soutien a basculé : il ne s'agit plus de subventionner l'investissement puis la revente, mais d'inciter à consommer sa propre production. Chaque kWh autoconsommé évite l'achat d'un kWh au réseau (≈ 0,25 €/kWh TTC), soit plus de vingt fois la valeur d'un kWh revendu. Le taux d'autoconsommation devient donc le levier central de la rentabilité.

Les installations dont la demande de raccordement est antérieure au 5 juin 2026 conservent leurs droits acquis : ancienne prime (80 €/kWc jusqu'à 9 kWc, 160 €/kWc de 9 à 36 kWc) et tarifs de rachat de tranche fixés par la CRE, à tarif fixe sur 20 ans. Le simulateur reproduit ces deux régimes : sélectionnez celui qui correspond à votre projet dans les paramètres financiers.

Comment calculer le dimensionnement d'une installation photovoltaïque ?

Le dimensionnement suit une démarche en 4 étapes : évaluer le besoin (puissance crête cible), vérifier la faisabilité physique (nombre de panneaux, surface, onduleur), estimer la production réelle du site (PVGIS), puis analyser la rentabilité. Voici les calculs que notre outil enchaîne automatiquement.

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Puissance crête cible

La première approche consiste à partir de votre consommation électrique annuelle (relevée sur vos factures) et de la productivité solaire de votre région, qui varie en France métropolitaine d'environ 900 kWh/kWc/an dans le Nord à 1 400 kWh/kWc/an sur le pourtour méditerranéen :

P (kWc) =
Consommation annuelle (kWh)Productivité régionale (kWh/kWc/an)

Exemple : pour une consommation de 4 500 kWh/an à Lyon (productivité ≈ 1 200 kWh/kWc/an), la puissance cible est de 4 500 / 1 200 ≈ 3,75 kWc. En autoconsommation sans batterie, il est souvent pertinent de viser légèrement en dessous de ce ratio pour limiter le surplus injecté à bas tarif. Si vous envisagez au contraire de stocker ce surplus, le dimensionnement de la batterie solaire se calcule à partir du surplus diurne et de la consommation nocturne, et non de la puissance crête.

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Nombre de panneaux et surface

Le nombre de panneaux se déduit de la puissance crête cible et de la puissance unitaire des modules (arrondi à l'entier supérieur) :

N =
P (kWc) × 1 000Puissance unitaire (Wc)

Avec des panneaux de 425 Wc (standard du marché 2025-2026, format 1,134 × 1,722 m soit ≈ 1,95 m²), une installation de 3 kWc nécessite 8 panneaux, soit une puissance réellement installée de 3,4 kWc et environ 15,6 m² de toiture :

Surface () = N × largeur × hauteur

L'onduleur est ensuite dimensionné entre 0,8 et 1,0 fois la puissance crête installée : un léger sous-dimensionnement (ratio DC/AC jusqu'à 1,25) est courant car les panneaux n'atteignent presque jamais leur puissance nominale simultanément.

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Production annuelle (PVGIS)

Plutôt qu'une formule forfaitaire, notre outil interroge l'API PVGIS v5.3 du Centre Commun de Recherche européen : à partir de la latitude, la longitude, l'inclinaison, l'azimut et les pertes système (14 % par défaut), PVGIS croise l'irradiation satellitaire mesurée sur le site (kWh/m²) avec le comportement thermique des modules en silicium cristallin pour restituer la production mensuelle et annuelle réelle. La production décroît ensuite chaque année avec le vieillissement des modules :

En = E1 × (1 d)n

où d est le taux de dégradation annuel (0,5 %/an par défaut, cohérent avec les garanties constructeur qui assurent typiquement ≥ 80-87 % de la puissance initiale après 25 ans).

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Gain annuel et temps de retour

En autoconsommation avec vente du surplus, le gain de l'année n combine les économies sur la facture (électricité non achetée, au prix du kWh qui suit l'inflation) et la revente du surplus (au tarif de rachat garanti, revalorisé de 2 %/an sous le régime en vigueur, ou fixe sur 20 ans pour une installation antérieure au 5 juin 2026) :

Gainn = En × τ × Prix élecn + En × (1 τ) × Tarif OA

où τ est le taux d'autoconsommation. Le temps de retour est la première année où le cumul des gains dépasse le coût net de l'installation (coût TTC, diminué de la prime à l'autoconsommation uniquement pour les installations antérieures au 5 juin 2026, la prime ayant été supprimée depuis). Pour comparer objectivement les scénarios, l'outil calcule aussi la valeur actuelle nette (VAN) sur 25 ans, en actualisant chaque flux annuel à 3 % :

VAN = Σ
Gainₙ(1 + i)
Coût net

Une VAN positive signifie que le projet crée de la valeur par rapport à un placement au taux d'actualisation retenu, ce qui constitue un critère plus rigoureux que le seul temps de retour.

Combien de panneaux, quelle surface, quel budget ?

Le tableau ci-dessous donne les ordres de grandeur pour les puissances résidentielles courantes, avec le panneau standard du marché (425 Wc). Les productions annuelles couvrent la France métropolitaine, du Nord (900 kWh/kWc/an) au pourtour méditerranéen (1400 kWh/kWc/an) — votre valeur exacte est celle que PVGIS calcule pour vos coordonnées. Les coûts sont des fourchettes indicatives du marché résidentiel 2026, pose comprise.

Puissance viséePanneaux 425 WcPuissance installéeSurface de toitureProduction annuelleCoût indicatif TTC
3 kWc83,4 kWc163 100 à 4 800 kWh/an7 500
6 kWc156,38 kWc295 700 à 8 900 kWh/an13 000
9 kWc229,35 kWc438 400 à 13 100 kWh/an18 000
12 kWc2912,33 kWc5711 100 à 17 300 kWh/an21 600

Le rendement des modules en silicium cristallin actuels se situe entre 20 et 23 % : c'est ce qui permet à un panneau de 2 m² d'atteindre 425 Wc — aussi noté 0,425 kWp, kWc et kWp désignant la même grandeur. Leur durée de vie dépasse couramment 30 ans ; les garanties constructeur assurent 80 à 87 % de la puissance initiale après 25 ans. L'onduleur (ou les micro-onduleurs, un par panneau, préférés en cas d'ombrage partiel ou d'orientations multiples) a une durée de vie plus courte, de l'ordre de 10 à 15 ans : son remplacement est à provisionner dans le budget sur 25 ans.

L'amortissement se lit directement dans le simulateur : c'est la première année où le cumul des gains dépasse le coût de l'installation, entre 8 et 14 ans pour la plupart des projets résidentiels. Notez que le bénéfice de l'obligation d'achat est réservé aux installations posées par un installateur qualifié (qualification RGE) : une pose en autoinstallation prive du tarif de rachat garanti, pas de l'autoconsommation.

PVGIS : la référence européenne derrière nos calculs

La production affichée par notre simulateur ne sort pas d'une formule forfaitaire : elle est calculée par PVGIS (Photovoltaic Geographical Information System), l'outil scientifique développé par le Centre commun de recherche (JRC) de la Commission européenne. PVGIS a mesuré par satellite l'ensoleillement de chaque point d'Europe pendant plus de 10 ans : quand vous saisissez votre code postal, c'est l'irradiation réellement observée sur votre commune qui sert de base au calcul — pas une moyenne nationale.

C'est ce qui rend l'estimation pertinente : PVGIS croise cette irradiation locale avec l'inclinaison et l'orientation de vos panneaux, la technologie des modules et leur comportement à la chaleur, puis retire les pertes système. Le résultat est reconnu comme l'une des estimations les plus fiables en Europe, avec un écart généralement inférieur à 5-10 % par rapport à la production réelle. L'outil est public et gratuit : vous pouvez contre-vérifier nos résultats en saisissant les mêmes paramètres sur l'interface officielle PVGIS— notre simulateur l'utilise (API PVGIS v5.3) et y ajoute l'étude financière.

Interface officielle PVGIS de la Commission européenne : carte d'ensoleillement de l'Europe et formulaire de performance d'un système photovoltaïque couplé au réseau (puissance crête, pertes système, inclinaison, azimut)
L'interface officielle PVGIS v5.3 (Commission européenne) — les mêmes paramètres que notre simulateur : puissance crête, pertes, inclinaison et azimut.

Comment ce calcul est vérifié

Le moteur de ce simulateur est couvert par une suite de 20 tests automatisés, construite sur des références externes et non sur ses propres sorties.

  • Les barèmes tarifaires sont repris ligne à ligne depuis les deux arrêtés. Tarif unifié de 0,011 €/kWh revalorisé de 2 %/an et prime supprimée pour l'arrêté du 1er juin 2026 ; tranches de rachat et primes de 80 et 160 €/kWc de l'ancien barème. Chaque valeur est comparée à celle que le simulateur applique.
  • La projection financière sur 25 ans est recalculée par une seconde implémentation, indépendante du moteur. L'écart mesuré est inférieur à 0,001 %, imputable aux seuls arrondis au centime d'euro.
  • La valeur actuelle nette est recoupée avec la formule financière des annuités, qui donne le résultat exact quand les flux sont constants. Là aussi, l'écart mesuré reste sous 0,001 %.
  • Le tableau des puissances publié plus haut est généré par le moteur lui-même. Nombre de panneaux, surface et coûts ne sont pas recopiés : une divergence entre la page et le calculateur est impossible. L'exemple des 8 panneaux de 425 Wc pour 3 kWc est en outre recalculé hors du moteur.
  • Les saisies dégradées sont testées. Une puissance nulle ou absurde est refusée avec un message clair, et un coût à zéro ne produit jamais de résultat aberrant.

La production solaire, elle, est calculée par PVGIS (Commission européenne) : vous pouvez contre-vérifier chaque résultat en saisissant les mêmes paramètres sur l'interface officielle, librement accessible.

Références

  • Arrêté du 1er juin 2026 (JO du 4 juin 2026) — modifie l'arrêté du 6 octobre 2021 : tarif d'achat unifié à 1,1 c€/kWh hors TVA, indexé de 2 %/an, suppression de la prime à l'autoconsommation. Source du régime tarifaire en vigueur dans le simulateur.
  • Arrêté du 6 octobre 2021 (JO du 8 octobre 2021, dit « S21 ») — conditions d'achat de l'électricité photovoltaïque sur bâtiment, hangar ou ombrière ≤ 500 kWc. Source du barème T17 appliqué aux installations antérieures au 5 juin 2026 (droits acquis).
  • PVGIS — Joint Research Centre, Commission européenne — version de production 5.3, irradiation satellitaire et de réanalyse. Moteur de production utilisé par ce simulateur.
  • IEC 61215 (édition 2021) — qualification de la conception et homologation des modules photovoltaïques. Source des conditions d'essai normalisées STC (1 000 W/m², 25 °C, spectre AM 1,5) qui définissent le watt-crête.

Questions fréquentes

Pour une maison individuelle, une installation de 3 à 9 kWc est courante, soit 7 à 21 panneaux de 425 Wc. Le nombre exact dépend de votre consommation électrique annuelle, de la surface de toiture disponible et de l'ensoleillement de votre région. En ordre de grandeur, 1 kWc produit entre 900 kWh/an dans le nord de la France et 1 400 kWh/an sur le pourtour méditerranéen.

Comptez environ 2 m² par panneau de 425 Wc (1,134 × 1,722 m), soit à peu près 5 m² par kWc installé. Une installation résidentielle de 3 kWc occupe donc environ 15 m² de toiture, et une installation de 9 kWc environ 45 m². Notre calculateur détermine automatiquement la surface requise à partir du nombre de panneaux et de leurs dimensions.

En France métropolitaine, le temps de retour se situe généralement entre 8 et 14 ans selon la région, l'orientation, le taux d'autoconsommation et le coût d'installation. Les régions du sud bénéficient d'un meilleur ensoleillement et donc d'un retour plus rapide. Avec la hausse tendancielle du prix de l'électricité, le retour sur investissement tend à s'accélérer au fil des années.

Non. L'arrêté du 1er juin 2026 (publié au Journal officiel le 4 juin 2026) a supprimé la prime à l'autoconsommation pour toute demande de raccordement déposée à partir du 5 juin 2026. Les installations dont la demande est antérieure à cette date conservent l'ancienne prime (80 €/kWc jusqu'à 9 kWc, 160 €/kWc de 9 à 36 kWc). Le simulateur permet de basculer entre les deux régimes.

Le même arrêté du 1er juin 2026 a unifié le tarif de rachat (vente du surplus comme vente totale) à 0,011 €/kWh pour les installations de 100 kWc ou moins. Ce tarif est garanti 20 ans, revalorisé de 2 %/an, et figé à la date de la demande de raccordement. Dans le simulateur, ce prix de rachat est pré-rempli automatiquement mais reste modifiable pour coller à votre contrat.

Depuis le 5 juin 2026, la vente totale est rachetée au même tarif unifié que le surplus (0,011 €/kWh ≤ 100 kWc), sans prime. À ce niveau de tarif, l'autoconsommation — qui valorise chaque kWh au prix du kWh acheté, soit environ 0,25 €/kWh — est nettement plus avantageuse pour les particuliers. La vente totale ne conserve un intérêt que dans des cas particuliers (site sans consommation propre).

La valeur par défaut de 14 % correspond aux pertes cumulées d'une installation standard : rendement de l'onduleur (2 à 4 %), câblage DC/AC (1 à 3 %), salissures et poussières (2 à 4 %), tolérance des modules et mismatch (1 à 2 %), auxquelles s'ajoutent les pertes thermiques que PVGIS calcule séparément à partir de la température du site. Réduisez ce paramètre pour un matériel haut de gamme récent, augmentez-le en cas d'ombrages partiels.

PVGIS est développé par le Centre Commun de Recherche (JRC) de la Commission Européenne. Il s'appuie sur des bases d'irradiation satellitaires couvrant plus de 10 ans et est reconnu comme l'une des sources les plus fiables pour estimer la production solaire en Europe. L'écart avec la production réelle est généralement inférieur à 5-10 %.

En France métropolitaine, l'orientation optimale est plein Sud (azimut 0°) avec une inclinaison de 30 à 35°. Cependant, une orientation Sud-Est ou Sud-Ouest avec une inclinaison entre 20° et 45° reste très performante (perte < 10 %). Notre outil propose une option « Optimiser les angles » qui laisse PVGIS calculer l'inclinaison et l'azimut optimaux pour votre localisation exacte.