Fluides

MPG 40 % — monopropylène glycol : densité, Cp, viscosité

Monopropylène glycol à 40 % en volume — masse volumique, chaleur massique, viscosité, conductivité et pression de vapeur de −20 à 175 °C.

Recherche par température
°C

Valeurs disponibles : −20 à 175 °C (multiples de 5).

Résultats à 20 °CTable
Masse volumique1030kg/m³
Chaleur spécifique3747J/kg·K0.895kcal/kg·°C
Viscosité dynamique0.00425667Pa·s15.324kg/m·h
Conductivité thermique0.425W/m·K0.366kcal/h·m·°C
Pression de vapeur2022Pa (abs)
Tableau completPropriétés du monopropylène glycol (MPG) à 40 % en volume40 points · −20175 °C
Température θtemperatureMasse volum. ρdensityChaleur spécifique Cpspecific heatViscosité dynamique μdynamic viscosityConductivité therm. λthermal conductivityPression de vapeur Psvapor pressure
°Ckg/m³J/kg·Kkcal/kg·°CPa·skg/m·hW/m·Kkcal/h·m·°CPa (abs)bar (rel)
-20104936690.8770.0406508146.3430.4090.352108
-15104736790.8790.0283919102.2110.4110.354164
-10104536890.8810.020345873.2450.4130.356247
-5104336980.8840.014928353.7420.4150.357363
0104137080.8860.011193340.2960.4170.359527
5103837180.8880.0085622230.8240.4190.361753
10103637280.8910.0066713924.0170.4210.3621061
15103337370.8930.0052872219.0340.4230.3641474
20103037470.8950.0042566715.3240.4250.3662022
25102737560.8970.0034769412.5170.4270.3672741-0.99
30102337660.90.0028786110.3630.4290.3693673-0.98
35102037750.9020.002413338.6880.4310.374868-0.96
40101637840.9040.002046677.3680.4320.3726388-0.95
45101337930.9060.001754726.3170.4340.3738301-0.93
50100938020.9080.001519175.4690.4360.37510687-0.91
55100538110.9110.001327784.780.4370.37613638-0.88
60100238200.9130.001170564.2140.4390.37817260-0.84
6599838280.9150.001040563.7460.4410.37921671-0.8
7099438370.9170.0009316673.3540.4420.3827005-0.74
7599038450.9190.0008402783.0250.4440.38233409-0.68
8098738540.9210.0007627782.7460.4450.38341048-0.6
8598338620.9230.0006966672.5080.4470.38450105-0.51
9097938700.9250.000642.3040.4480.38660780-0.41
9597538780.9260.0005913892.1290.450.38773289-0.28
10097138850.9280.0005488891.9760.4510.38887871-0.13
10596838930.930.0005119441.8430.4530.3891047800.03
11096439010.9320.0004797221.7270.4540.391242940.23
11596039080.9340.0004513891.6250.4550.3921467090.45
12095639150.9350.0004263891.5350.4570.3931723410.71
12595339230.9370.0004041671.4550.4580.3942015291
13094939300.9390.0003844441.3840.4590.3952346301.33
13594539370.9410.0003669441.3210.460.3962720251.71
14094239440.9420.0003513891.2650.4620.3973141142.13
14593839510.9440.0003372221.2140.4630.3983613202.6
15093439570.9450.0003247221.1690.4640.3994140853.13
15593139640.9470.0003133331.1280.4650.44728743.72
16092739700.9490.0003033331.0920.4660.4015381744.37
16592439770.950.0002941671.0590.4680.4026104915.09
17092039830.9520.0002858331.0290.4690.4036903545.89
17591739890.9530.0002783331.0020.470.4047783116.77

Masse volumique, chaleur massique, viscosité dynamique, conductivité thermique et pression de vapeur du monopropylène glycol à 40 % en volume dans l'eau, tabulées de −20 à 175 °C — l'antigel de qualité alimentaire des brasseries, des caves, des chambres froides et des process agroalimentaires.

Mis à jour le

Qu'est-ce que le MPG 40 % ?

Le monopropylène glycol (MPG, propane-1,2-diol, CAS 57-55-6) est l'antigel des circuits fermés où le fluide peut entrer en contact avec un produit consommable. Mélangé à l'eau, il abaisse le point de congélation et relève le point d'ébullition du caloporteur, exactement comme le monoéthylène glycol — mais sans le risque toxicologique de ce dernier.

Le 40 % s'entend en volume, convention des fiches techniques de fluides et des réfractomètres de chantier : 40 litres de glycol pur pour 60 litres d'eau. Comme le propylène glycol pur n'est qu'à peine plus dense que l'eau (1036 contre 998 kg/m³ à 20 °C), cela représente 40,9 % en masse : les deux échelles sont presque confondues, alors que l'écart atteint 2,6 points sur le MEG.

C'est la concentration des installations où le froid est franc et le contact possible :

  • brasseries, caves vinicoles et laiteries — boucles de glycol des cuves et des échangeurs ;
  • chambres froides négatives et tunnels de surgélation en industrie agroalimentaire ;
  • patinoires et pistes de glace, où la saumure côtoie un public ;
  • boucles de pompe à chaleur, capteurs solaires et réseaux extérieurs non purgeables, quand le maître d'ouvrage exclut le MEG.

Protection antigel : quel pourcentage de monopropylène glycol ?

La dépression du point de congélation croît avec la concentration, mais pas proportionnellement : elle avance de 3 à 4 K tous les 5 points jusqu'à 45 %, puis de 6 K sur le dernier palier. Voici les valeurs publiées par un fabricant de fluides caloporteurs au monopropylène glycol.

MPG (% en volume)Point de congélation
25 %−11 °C
30 %−14 °C
35 %−18 °C
40 % — cette table−22 °C
45 %−26 °C
50 %−32 °C

Trois précautions de lecture.

  • Ces valeurs sont celles d'un fluide formulé. Les inhibiteurs de corrosion déplacent le point de quelques dixièmes de degré d'une marque à l'autre : la fiche technique du produit installé fait foi.
  • La protection contre la prise en glace n'est pas la protection contre l'éclatement des tubes. Sous le point indiqué, le mélange forme d'abord une bouillie de cristaux encore pompable sur quelques degrés avant de figer réellement.
  • À dosage égal, le monopropylène glycol protège environ 3 K moins bas que le monoéthylène glycol (−22 contre −25 °C à 40 % chez le même fabricant). La dépression du point de congélation dépend du nombre de molécules dissoutes, et le propylène glycol est plus lourd : 76,1 contre 62,1 g/mol.

Les cinq grandeurs de la table

Toutes les valeurs sont données pour du monopropylène glycol à 40 % en volume dans l'eau. La température est le seul paramètre d'entrée, de −20 à 175 °C par pas de 5 °C. Les valeurs citées ci-dessous sont celles de la ligne 20 °C.

  • Masse volumique ρ (kg/m³) — 1030 kg/m³ à 20 °C, soit une densité de 1,030. Elle décroît régulièrement avec la température, de 1049 kg/m³ à −20 °C jusqu'à 917 kg/m³ à 175 °C. C'est elle qui convertit un débit volumique en débit massique.
  • Chaleur massique Cp (J/kg·K) — 3747 J/kg·K, soit 3,747 kJ/kg·K ou 0,895 kcal/kg·°C. Contrairement à l'eau, dont le Cp est quasi constant, celui du mélange croît nettement avec la température : de 3669 J/kg·K à −20 °C à 3989 J/kg·K à 175 °C.
  • Viscosité dynamique μ (Pa·s) — 0,004257 Pa·s, soit 4,257 mPa·s ou 4,257 cP. La viscosité cinématique correspondante vaut ν = μ/ρ = 4,13 mm²/s (4,13 cSt). C'est la grandeur la plus sensible à la température : elle est divisée par 146 entre −20 et 175 °C.
  • Conductivité thermique λ (W/m·K) — 0,425 W/m·K, soit 0,366 kcal/h·m·°C. C'est la plus stable des cinq : elle ne gagne que 14,9 % sur les 195 kelvins de la plage, de 0,409 W/m·K à −20 °C à 0,470 W/m·K à 175 °C. La raison est physique — la conductivité de l'eau croît avec la température, celle du glycol pur décroît, et les deux effets se compensent en grande partie.
  • Pression de vapeur Ps (Pa abs.) — 2022 Pa. La colonne relative, exprimée en bar par rapport à l'atmosphère normale (1,01325 bar), reste négative jusqu'à 100 °C et change de signe à 105 °C : c'est là que le mélange bouillirait à l'air libre.

Ce que le glycol change par rapport à l'eau

À 40 %, les écarts à l'eau ne sont plus des corrections de second ordre : ils dimensionnent le circuit. Et celui qui compte le plus n'est pas celui auquel on pense.

1

Le débit à majorer : +8,2 %, pas +10,4 %

À 20 °C, la chaleur massique du MPG 40 % est inférieure de 10,4 % à celle de l'eau. Mais le débit nécessaire pour transporter une puissance donnée dépend du produit ρ × Cp, et la masse volumique du mélange est supérieure de 3,2 % : elle récupère environ un cinquième du déficit. La majoration réelle est de +8,2 % à 20 °C, et elle décroît avec la température — +7,9 % à 40 °C, +7,5 % à 60 °C, +7,2 % à 80 °C.

Débit volumique d'un circuit glycolé

qv = 3600 × P / (ρ × Cp × ΔT)

qv : débit volumique (m³/h) · P : puissance transportée (kW) · ρ : masse volumique du mélange à la température de service (kg/m³) · Cp : chaleur massique (kJ/kg·K) · ΔT : écart départ/retour (K). À 20 °C, ρ·Cp vaut 3859 kJ/m³·K pour le MPG 40 % contre 4175 pour l'eau.

2

Les pertes de charge : le vrai poste, et il se joue à −20 °C

À 20 °C, le mélange est 4,25 fois plus visqueux que l'eau, soit un tiers de plus que le monoéthylène glycol au même dosage (×1,36). Et cet écart explose au froid : la viscosité du MPG 40 % est multipliée par 9,55 entre 20 et −20 °C (4,257 → 40,651 mPa·s). Le point de fonctionnement qui dimensionne le circulateur d'une boucle de brasserie ou d'un capteur solaire n'est donc pas le régime nominal, mais le démarrage à froid.

Nombre de Reynolds

Re = v × D / ν

Re : sans dimension · v : vitesse moyenne (m/s) · D : diamètre intérieur (m) · ν = μ/ρ : viscosité cinématique (m²/s), soit 4,13 × 10⁻⁶ m²/s à 20 °C contre 1,00 × 10⁻⁶ pour l'eau. À vitesse et diamètre égaux, le Reynolds du mélange est donc 4 fois plus faible — un réseau calculé turbulent à l'eau peut basculer en laminaire à froid.

3

L'échange thermique : −28,9 % de conductivité

À 20 °C, la conductivité thermique du mélange vaut 0,425 W/m·K contre 0,598 W/m·K pour l'eau, soit 28,9 % de moins. Combinée à la viscosité plus élevée — qui dégrade le coefficient d'échange côté fluide — elle impose de sélectionner échangeurs, batteries et évaporateurs sur les propriétés réelles du mélange, jamais sur celles de l'eau. Les fabricants publient pour cela des coefficients de correction par concentration et par température.

4

La dilatation : à reprendre au vase d'expansion

Entre le remplissage à froid et le régime de service, le mélange se dilate un peu plus que l'eau : la masse volumique passe de 1049 kg/m³ à −20 °C à 1002 kg/m³ à 60 °C, soit 4,69 % de volume supplémentaire. Ce volume doit être absorbé par le vase d'expansion, dimensionné sur la plage réelle de température du circuit — et non sur celle de l'eau, puisque le mélange descend jusqu'à −20 °C et au-delà.

30 % ou 40 % : ce que coûte réellement le surdosage

C'est la question qui amène le plus souvent sur cette table. Passer de 30 à 40 % de monopropylène glycol achète 8 K de protection — de −14 à −22 °C. Voici la facture, mesurée entre les deux tables du site à la même température.

  • Sur l'échange et le transport, c'est modéré. À 20 °C, la chaleur massique perd 3,1 %, la conductivité thermique 9,2 %, la masse volumique gagne 0,8 %. Le débit à faire circuler pour la même puissance n'augmente que de 2,3 % — largement dans la tolérance d'un circuit déjà dimensionné pour du glycol.
  • Sur l'hydraulique, c'est net. À 20 °C, le mélange à 40 % est 1,44 fois plus visqueux que celui à 30 % ; à −10 °C le rapport monte à 1,68. C'est le circulateur qui encaisse le surdosage, et il l'encaisse au moment le plus défavorable — au démarrage par temps froid.
  • La conclusion pratique. Ne monter à 40 % que si la température minimale réellement atteinte par le fluide le justifie, et vérifier alors le point de fonctionnement de la pompe à froid, pas au régime nominal. Si le 30 % suffit, la table MPG 30 % donne les propriétés correspondantes ; le palier intermédiaire est tabulé dans la table MPG 35 %.

MPG ou MEG à 40 % : une décision de contact, pas de performance

À concentration égale, le monoéthylène glycol est le meilleur caloporteur des deux. Choisir le MPG, c'est accepter une facture thermique connue en échange d'une propriété que le MEG n'a pas.

  • À −20 °C, le MPG 40 % est 2,37 fois plus visqueux que le MEG 40 %. Le rapport tombe à 2,00 à −10 °C, 1,73 à 0 °C, 1,36 à 20 °C, 1,14 à 40 °C, puis les deux fluides se rejoignent vers 60 °C. L'écart est donc un écart de froid, et il se paie sur le circulateur d'une boucle de brasserie bien plus que sur un circuit de chauffage.
  • Le MEG protège aussi environ 3 K plus bas au même dosage — −25 contre −22 °C à 40 % en volume chez un même fabricant. Pour atteindre la même protection, il faut donc quelques points de MPG en plus, et donc un peu plus de viscosité encore.
  • Le contact tranche le reste. L'éthylène-glycol est classé nocif en cas d'ingestion — mention de danger H302 (INRS, fiche toxicologique n° 25). Le propylène glycol est, lui, autorisé comme additif alimentaire (E 1520), avec une dose journalière admissible de 25 mg/kg de poids corporel réaffirmée par l'EFSA en 2018. Dès qu'un échangeur peut mettre le fluide en relation avec un process alimentaire, une eau potable ou un bassin, c'est le MPG qui s'impose — et si le froid n'est pas en jeu, la table MEG 40 % reste la référence de comparaison.

Alimentaire : ce que le statut E 1520 dit, et ce qu'il ne dit pas

Le propylène glycol est un additif alimentaire autorisé dans l'Union européenne. C'est une propriété de la substance, et c'est ce qui rend acceptable, dans une laiterie ou une brasserie, le risque qu'un échangeur finisse par fuir côté produit.

Ce statut ne se transporte pas tel quel sur le bidon. Un antigel prêt à l'emploi n'est pas du glycol pur : il contient un paquet d'inhibiteurs de corrosion, et c'est la formulation complète — pas la nature du glycol — qui détermine si le fluide peut être annoncé pour un usage à proximité de denrées. Certains fabricants qualifient explicitement leurs fluides MPG pour l'agroalimentaire, d'autres non. La question à poser avant remplissage porte donc sur le produit, jamais sur la famille chimique.

Contrôler la concentration en service

La concentration se vérifie au réfractomètre, gradué pour le glycol employé — une échelle MEG lue sur un mélange MPG donne un résultat faux, et l'erreur va dans le sens dangereux. Un densimètre convient également, la masse volumique du mélange étant une fonction monotone de la concentration ; c'est précisément ce que la colonne ρ de cette table permet de faire, en lisant à l'envers la densité mesurée à température connue. Attention toutefois : le MPG n'alourdit le mélange que de 3,2 % à 40 %, contre 6,5 % pour le MEG — la lecture densimétrique y est donc deux fois moins sensible, et le réfractomètre reste le bon outil.

Le contrôle ne s'arrête pas là. Ce qui met fin à la vie d'un mélange n'est presque jamais la disparition du glycol, mais l'épuisement des inhibiteurs de corrosion : le fluide s'acidifie et attaque les métaux du circuit. Le pH et la réserve d'alcalinité font donc partie du contrôle périodique, au même titre que la concentration.

Comment ces valeurs sont vérifiées

La table est couverte par une suite de 29 tests automatisés. Le principe : elle est comparée à des références externes réimplémentées indépendamment dans le fichier de test — jamais à ses propres sorties. Les écarts ci-dessous sont ceux que les tests mesurent réellement.

  • Pression de vapeur — loi de Raoult et IAPWS-IF97. C'est le contrôle le plus complet. La fraction molaire d'eau du mélange (0,859) est recalculée à partir des seules masses molaires et masses volumiques des corps purs, puis multipliée par la pression de saturation de l'eau pure donnée par l'équation de la région 4 d'IAPWS-IF97, réécrite avec ses dix coefficients. Sur les 36 lignes de 0 à 175 °C, la table se tient entre +0,35 % et +1,50 % de cette référence. C'est la constance de ce biais sur près de 200 kelvins, bien plus que sa valeur, qui exclut une erreur de modèle ou d'unité.
  • Conversions d'unités — définitions exactes. Chaque colonne secondaire doit être la conversion de la colonne principale : 1 kcal = 4186,8 J, 1 kcal/(h·m·°C) = 1,163 W/(m·K), 1 Pa·s = 3600 kg/(m·h), et la pression relative doit valoir la pression absolue moins 1,01325 bar. Les 40 lignes passent : l'écart maximal est de 7,8·10⁻⁴ kcal/kg·°C sur le Cp et 8,8·10⁻⁴ kcal/h·m·°C sur λ, soit moins d'une unité du dernier chiffre affiché. C'est le contrôle qui attrape une coquille de saisie.
  • Cohérence avec les tables voisines du site. À chaque température commune, le MPG 40 % doit se placer au-dessus du MPG 35 % et du MPG 30 % sur ρ et μ, en dessous sur Cp et λ, et au-dessus de l'eau pure sur ρ et μ, en dessous sur Cp. Le classement complet est vérifié de −20 à 115 °C ; sur Cp et λ, il tient jusqu'à 175 °C. Des tables saisies indépendamment servent ainsi de contrôle croisé — une erreur sur une ligne casse cet ordre.
  • Comparaison au monoéthylène glycol. Sur toute la plage froide, de −20 à 40 °C, le MPG 40 % doit rester plus visqueux que le MEG 40 %, et l'écart doit se resserrer à mesure que la température monte. Les cinq rapports cités plus haut (×2,37 à −20 °C jusqu'à ×1,14 à 40 °C) sont assertés un à un.
  • Comportements physiques et structure. Les tests imposent la couverture complète −20 à 175 °C de 5 en 5 sans trou ni doublon, la décroissance stricte de ρ et μ, la croissance stricte de Cp, de λ et de la pression de vapeur, et le fait que celle-ci reste sous celle de l'eau pure à toute température.

Références

  • IAPWS R7-97(2012)Revised Release on the IAPWS Industrial Formulation 1997 for the Thermodynamic Properties of Water and Steam, International Association for the Properties of Water and Steam (révision du 29 mai 2018). Sa région 4 fournit l'équation de saturation de l'eau pure utilisée comme étalon de la colonne pression de vapeur.
  • NIST Chemistry WebBook, SRD 691,2-Propanediol, National Institute of Standards and Technology. Fiche de référence du corps pur : formule C₃H₈O₂, CAS 57-55-6, masse molaire 76,0944 g/mol — la valeur utilisée pour calculer la fraction molaire du mélange. webbook.nist.gov
  • EFSARe-evaluation of propane-1,2-diol (E 1520) as a food additive, EFSA Journal, 5 avril 2018 (doi : 10.2903/j.efsa.2018.5235). Source du statut d'additif alimentaire et de la dose journalière admissible de 25 mg/kg de poids corporel et par jour, établie en 1996 et maintenue par cette réévaluation. efsa.onlinelibrary.wiley.com
  • INRS — Fiche toxicologique n° 226, « Propylène-glycol » (février 2020). Institut national de recherche et de sécurité. Fiche de référence de la substance (CAS 57-55-6) : propriétés physico-chimiques, effets sur la santé et précautions d'emploi. inrs.fr
  • INRS — Fiche toxicologique n° 25, « Éthylène-glycol » (mise à jour d'août 2023). Source de la mention de danger H302 citée pour le monoéthylène glycol, qui départage les deux familles. inrs.fr
  • Glysofor — fiches produits Glysofor L (monopropylène glycol) et Glysofor N (monoéthylène glycol), consultées le 24 août 2026. Source du tableau de protection antigel reproduit plus haut et du terme de comparaison MEG/MPG à formulation et méthode constantes.
  • CRC Handbook of Chemistry and Physics — propriétés des corps purs à 20 °C employées comme étalons de mélange : propylène glycol (ρ 1036 kg/m³, Cp 2507 J/kg·K, λ 0,200 W/m·K) et eau (998,2 kg/m³, 4182 J/kg·K, 0,598 W/m·K, 1,002 mPa·s).
  • Celsius ProcessCaractéristiques physiques des fluides thermiques, fiche « MPG 40 % » (PDF mis en ligne en janvier 2020). Table constructeur au même format que celle-ci, utile pour recouper une ligne. Le document est un PDF image : il se lit à l'écran, mais son contenu n'est pas extractible automatiquement.

Questions fréquentes

À 20 °C, la masse volumique du monopropylène glycol à 40 % en volume vaut 1030 kg/m³ : un mètre cube de mélange pèse 1030 kg, soit 32 kg de plus que le même volume d'eau pure. Comme tous les liquides, il se dilate en chauffant — 1049 kg/m³ à −20 °C, 1041 kg/m³ à 0 °C, 1016 kg/m³ à 40 °C, 1002 kg/m³ à 60 °C et 917 kg/m³ à 175 °C. Le propylène glycol pur n'est qu'à peine plus dense que l'eau (1036 contre 998 kg/m³ à 20 °C) : le mélange ne s'alourdit donc que de 3,2 %, là où le monoéthylène glycol au même dosage gagne 6,5 %. En densité — le rapport sans unité à l'eau — 1030 kg/m³ se lit 1,030. C'est cette valeur, et non 1000, qu'il faut employer pour convertir un débit volumique en débit massique sur un circuit glycolé.

La chaleur massique du monopropylène glycol à 40 % vaut 3747 J/kg·K à 20 °C, soit 3,747 kJ/kg·K ou 0,895 kcal/kg·°C. Elle augmente régulièrement avec la température : 3669 J/kg·K à −20 °C, 3708 à 0 °C, 3784 à 40 °C, 3820 à 60 °C et 3854 à 80 °C. C'est 10,4 % de moins que l'eau pure à la même température : à masse égale, le mélange transporte moins d'énergie. Attention toutefois au raccourci « Cp −10 % donc débit +10 % » : ce qui compte dans un circuit est le produit ρ × Cp, et la masse volumique plus élevée du mélange en récupère une partie. La majoration de débit réellement à appliquer est de 8,2 % à 20 °C, et elle retombe à 7,2 % à 80 °C.

Un mélange à 40 % de monopropylène glycol en volume protège de la prise en glace jusqu'aux alentours de −22 °C. Les concentrations voisines donnent −11 °C à 25 %, −14 °C à 30 %, −18 °C à 35 %, −26 °C à 45 % et −32 °C à 50 %. La valeur exacte dépend de la formulation : les fluides du commerce contiennent des inhibiteurs de corrosion qui déplacent légèrement le point de congélation, et la fiche technique du produit fait foi. À dosage égal, le monoéthylène glycol descend environ 3 K plus bas (−25 °C à 40 % chez le même fabricant). L'explication est moléculaire : la dépression du point de congélation dépend du nombre de molécules dissoutes, et le propylène glycol est plus lourd (76,1 contre 62,1 g/mol). À volume égal, il en apporte donc moins. Notez enfin que la protection contre la prise en glace n'est pas la protection contre l'éclatement : entre les deux, le mélange forme une bouillie de cristaux encore pompable sur quelques degrés.

Le propylène glycol (propane-1,2-diol, CAS 57-55-6) est autorisé comme additif alimentaire dans l'Union européenne sous le code E 1520. L'EFSA l'a réévalué en 2018 et a maintenu la dose journalière admissible de 25 mg par kilogramme de poids corporel et par jour, établie par le Comité scientifique de l'alimentation humaine en 1996. C'est ce statut qui lui vaut sa place dans les circuits de froid de l'agroalimentaire : une fuite d'échangeur y est un incident de production, pas un incident sanitaire. Ce statut ne s'étend pas automatiquement au fluide du commerce. Ce qui est admis au contact alimentaire est le glycol ; l'antigel prêt à l'emploi y ajoute un paquet d'inhibiteurs de corrosion, et seuls les fluides dont la formulation complète est qualifiée pour cet usage peuvent s'en prévaloir. C'est la fiche du produit installé, pas la nature du glycol, qui l'atteste — et c'est le point à vérifier avant de remplir une boucle de brasserie ou de laiterie.

Sur le plan thermique, le monoéthylène glycol gagne, et l'écart se joue à froid. À −20 °C, le MPG 40 % est 2,37 fois plus visqueux que le MEG au même dosage ; le rapport tombe à 2,00 à −10 °C, 1,73 à 0 °C, 1,36 à 20 °C, 1,14 à 40 °C, et les deux fluides se rejoignent vers 60 °C. Le MEG protège en outre environ 3 K plus bas au même dosage. Choisir le MPG coûte donc surtout un circulateur plus généreux au démarrage par temps froid. Le MPG se choisit pour ce que le MEG n'a pas : l'innocuité en cas de contact. L'éthylène-glycol est classé nocif en cas d'ingestion (mention de danger H302 ; INRS, fiche toxicologique n° 25), tandis que le propylène glycol est un additif alimentaire autorisé (E 1520). Dès qu'un échangeur peut mettre le fluide en relation avec un process alimentaire, une eau potable ou un bassin, c'est le MPG qui s'impose, et la question thermique passe au second rang.

La viscosité dynamique du MPG 40 % vaut 0,004257 Pa·s à 20 °C, soit 4,257 mPa·s ou 4,257 cP — 4,25 fois celle de l'eau pure. La viscosité cinématique correspondante est ν = μ/ρ = 4,13 mm²/s (4,13 cSt), contre 1,00 mm²/s pour l'eau. C'est la grandeur la plus sensible à la température de toute la table : 40,651 mPa·s à −20 °C, 20,346 à −10 °C, 11,193 à 0 °C, puis 4,257 à 20 °C. Entre −20 et 20 °C, elle est donc divisée par 9,55, et par 146 sur la totalité de la plage tabulée. Un circuit dimensionné sur la viscosité à 20 °C sera très en dessous de la réalité au démarrage par −20 °C : c'est le point de fonctionnement froid qui commande le choix du circulateur.

Pour transporter la même puissance avec le même écart de température, un circuit au MPG 40 % demande 8,2 % de débit en plus qu'un circuit à l'eau à 20 °C, 7,9 % à 40 °C, 7,5 % à 60 °C et 7,2 % à 80 °C. La majoration diminue quand la température monte, parce que la chaleur massique du mélange se rapproche de celle de l'eau. Ce chiffre reste inférieur au déficit de chaleur massique (10,4 %) parce que le débit dépend du produit ρ × Cp et non du seul Cp : le mélange est plus dense, ce qui compense environ un cinquième de l'écart. En volumique, cela donne 3859 kJ/m³·K pour le MPG 40 % contre 4175 pour l'eau. C'est le débit majoré qu'il faut ensuite reporter sur la courbe du circulateur — sans oublier que les pertes de charge, elles, augmentent bien davantage.

Passer de 30 à 40 % de monopropylène glycol achète 8 K de protection supplémentaire — de −14 °C à −22 °C. Le prix à payer, mesuré entre les deux tables à 20 °C, est modéré : la chaleur massique perd 3,1 %, la conductivité thermique 9,2 %, la masse volumique gagne 0,8 %, et le débit à faire circuler pour la même puissance augmente de 2,3 %. Le vrai surcoût est hydraulique : à 20 °C le mélange à 40 % est 1,44 fois plus visqueux que celui à 30 %, et le rapport monte à 1,68 à −10 °C. C'est donc le circulateur, et non l'échangeur, qui encaisse le passage à 40 %. La règle pratique : ne surdoser que si la température minimale réellement atteinte par le fluide le justifie, et vérifier le point de fonctionnement de la pompe au démarrage à froid plutôt qu'au régime nominal.

Cette table est établie pour 40 % en volume, la convention des fiches techniques de fluides caloporteurs et des réfractomètres de chantier. Comme le propylène glycol pur (1036 kg/m³) est à peine plus dense que l'eau, 40 % en volume correspond à 40,9 % en masse : les deux échelles sont presque confondues, alors que l'écart atteint 2,6 points sur le monoéthylène glycol. Sur une installation en service, la concentration se contrôle au réfractomètre — l'appareil doit être gradué pour le bon glycol, une échelle MEG lue sur un mélange MPG donnant un résultat faux. Le contrôle porte aussi sur le pH et la réserve d'alcalinité : c'est l'épuisement des inhibiteurs, pas la disparition du glycol, qui met fin à la vie d'un mélange.

Ressources et liens utiles