GazPCI · PCS

Conversion GPL et gaz naturel — kg, litres, m³ et kWh

Convertissez propane, butane et gaz naturel entre kg, litres de liquide, m³ de gaz et kWh (PCI/PCS), et comparez les combustibles à énergie égale.

Mis à jour le

Paramètres de conversion
Choisissez un combustible et une quantité — le schéma se recalcule en direct.

Combustible

GPL : stocké liquide, brûlé en phase gazeuse.

PCI 12,78 kWh/kgPCS 13,89 kWh/kgρ liquide 510 kg/m³

Quantité à convertir

Convention d'expression des volumes de gaz. Masses et énergies n'en dépendent pas.

Cas courants

Chaîne de conversion

Propane · m³(s)
Stockage liquideSaisi
1,96L

1,000 kg · ρ liquide 510 kg/m³ à 15 °C

Vaporisation× 273 vol.
Phase gazeuse
0,536

m³(s) — à 15 °C et 1 013 mbar

Combustion× 23,8 kWh/m³
Énergie utile (PCI)
12,78kWh

13,89 kWh PCS · base de facturation

Relations utilisées

E = m × PCI·V = m × v

m : masse (kg) · PCI Propane = 12,78 kWh/kg · v : volume massique gaz = 0,536 m³/kg

Équivalences à énergie égale

Volume de gaz pour fournir 12,8 kWh PCI, en m³(s)
Gaz naturel H (réseau)1,33 m³(s)

0,99 kg

Gaz naturel B (Hauts-de-France)1,48 m³(s)

1,17 kg

Propane commercialSaisi0,54 m³(s)

1,00 kg · 1,96 L liquide · 0,08 bouteille de 13 kg

Butane commercial0,41 m³(s)

1,01 kg · 1,75 L liquide · 0,08 bouteille de 13 kg

Mélange propane/butane 50-500,47 m³(s)

1,00 kg · 1,85 L liquide · 0,08 bouteille de 13 kg

Comparaison à énergie PCI identique (même chaleur utile, à rendement d'appareil égal). Pour une facturation officielle, utilisez le PCS communiqué par votre fournisseur.

Comparaison de coût — propane citerne ou gaz de réseau

€/kg

Propane en citerne : voir votre contrat ou le dernier bon de livraison (€/tonne ÷ 1000).

€/kWh PCS

Prix du kWh facturé par votre fournisseur, hors abonnement.

Le kWh utile de propane coûte 15 % de plus que le gaz naturel.

Propane en citerne14,08 c€/kWh

soit 1,80 € pour la quantité saisie

Gaz naturel H (réseau) Le moins cher12,20 c€/kWh

soit 1,56 € pour la quantité saisie

Comparaison hors abonnement, location de citerne et différence de rendement des appareils. Le gaz naturel étant facturé en kWh PCS, son prix est ramené au kWh PCI (× 1,11) pour comparer la chaleur réellement utilisable.

Pourquoi convertir entre GPL et gaz naturel ?

Les combustibles gazeux ne s'expriment jamais dans la même unité : le propane en citerne se livre et se facture au kilogramme (ou à la tonne), le butane se vend en bouteilles de 13 kg, le gaz naturel se compte au compteur en puis se facture en kWh PCS, tandis que les appareils affichent des puissances en kW et des consommations en kWh PCI. Comparer un devis de chauffage au propane à une offre de gaz de ville, dimensionner un stockage GPL ou estimer l'autonomie d'une bouteille impose donc de jongler entre masse, volume liquide, volume gazeux et énergie. Ce convertisseur fait la traversée complète dans les deux sens, pour les cinq combustibles courants du marché français : gaz naturel H et B, propane, butane et mélange propane-butane.

Comment utiliser le convertisseur ?

  1. Choisissez le combustible et les conditions de référence : 15 °C (m³ « standard », convention usuelle des installateurs) ou 0 °C (Nm³, convention « normale » des réseaux et de la documentation technique). Ce choix ne modifie que les volumes de gaz : masses et énergies en sont indépendantes.
  2. Saisissez la quantité connue dans son unité d'origine : kg, litres de liquide (GPL), m³ de gaz, kWh PCI, kWh PCS ou MJ. L'outil recalcule instantanément toutes les autres grandeurs.
  3. Lisez les équivalences : le tableau donne, à énergie PCI égale, la quantité de chaque autre combustible qui fournit la même chaleur — y compris en nombre de bouteilles de 13 kg pour les GPL. Le module de comparaison chiffre enfin le coût du kWh utile entre propane en citerne et gaz naturel de réseau.

Table de conversion : ce que vaut 1 kg, 1 litre et 1 m³

Les trois entrées que l'on cherche le plus souvent, pour les cinq combustibles, en conditions normales (0 °C, 1 013 mbar). Les litres de liquide n'existent que pour les GPL, stockés sous pression : le gaz naturel de réseau n'a pas de phase liquide chez l'utilisateur.

Combustible1 kg → m³(n)1 kg → litres liquide1 kg → kWh PCI1 m³(n) → kg1 m³(n) → kWh PCI1 L liquide → kg
Gaz naturel H (réseau)1,28212,950,78010,10
Gaz naturel B (Hauts-de-France)1,20510,960,8309,10
Propane commercial0,5081,9612,781,96825,140,510
Butane commercial0,3861,7312,662,59332,830,578
Mélange propane/butane 50-500,4471,8512,722,23528,430,542

À 15 °C, les volumes gazeux de la première colonne augmentent de 5,5 % (1 kg de propane passe de 0,508 à 0,536 m³) : la conversion complète, aux deux conventions, est faite par le calculateur en haut de page.

Combien de gaz contient une bouteille ou une citerne ?

Le conditionnement du GPL s'exprime en kilogrammes de gaz : c'est la masse utile, hors poids de l'emballage — une bouteille pleine pèse sensiblement plus, l'acier comptant pour le reste. Voici ce que contient chaque conditionnement courant, en litres de liquide, en m³ de gaz détendu à pression atmosphérique et en énergie :

ConditionnementLitres de liquidem³(n) de gazkWh PCIkWh PCSÉquivalent gaz naturel H
Bouteille butane 6 kg10,4 L2,3176827,5 m³(n)
Bouteille butane 13 kg22,5 L5,0116517816,3 m³(n)
Bouteille propane 13 kg25,5 L6,6116618116,4 m³(n)
Bouteille propane 35 kg68,6 L17,7944748644,3 m³(n)
Citerne propane 1 tonne1 960,8 L508,2512 78013 8901 265,3 m³(n)

Le propane devance systématiquement le butane à masse égale : sa molécule est plus légère, donc un kilogramme libère plus de m³ de gaz et porte un peu plus d'énergie. En revanche le propane liquide est moins dense (510 contre 578 kg/m³), si bien que 13 kg de propane occupent 25,5 litres dans la bouteille contre 22,5 litres pour le butane. C'est aussi pourquoi le propane, qui reste vaporisable jusqu'à −42 °C, est le seul des deux à pouvoir être stocké dehors en hiver, quand le butane cesse de se vaporiser dès que la température approche 0 °C.

PCI ou PCS : quelle énergie compter ?

La combustion du méthane, du propane ou du butane produit de la vapeur d'eau qui emporte une chaleur latente d'environ 9 à 11 % de l'énergie du combustible. Le pouvoir calorifique supérieur (PCS) compte cette chaleur (vapeur condensée), le pouvoir calorifique inférieur (PCI) l'exclut (vapeur perdue avec les fumées) :

  • La facturation du gaz naturel se fait en kWh PCS : GRDF convertit les m³ relevés au compteur avec un coefficient de conversion local, de l'ordre de 10 à 12 kWh PCS/m³ selon la commune et l'altitude ;
  • Les bilans thermiques se font en PCI : c'est la chaleur réellement disponible dans un appareil classique. Seule une chaudière à condensation récupère une partie de l'écart PCS − PCI, d'où ses rendements « > 100 % sur PCI » ;
  • Le rapport PCS/PCI vaut 1,11 pour tous les gaz naturels distribués en France et ≈ 1,09 pour les GPL : comparer un prix en kWh PCS à un besoin en kWh PCI sans correction fausse le calcul d'environ 10 %.

C'est pourquoi l'outil affiche systématiquement les deux valeurs, et pourquoi les équivalences entre combustibles sont établies à énergie PCI égale : même chaleur utile, à rendement d'appareil identique.

Convertir des m³ en kWh sur une facture de gaz naturel

Le compteur de gaz mesure un volume, la facture affiche une énergie. Le passage de l'un à l'autre se fait par le coefficient de conversion, publié par GRDF commune par commune :

Des m³ relevés aux kWh facturés

E = V × C

V : volume relevé au compteur (m³) · C : coefficient de conversion de la commune (kWh PCS/m³) · E : énergie facturée (kWh PCS)

Ce coefficient n'est pas une constante nationale : il combine deux termes. Le premier est le pouvoir calorifique supérieur du gaz effectivement livré, qui dépend de son origine — le gaz naturel distribué en France contient au minimum de l'ordre de 90 % de méthane, le reste (éthane, propane, butane, azote) faisant varier le PCS de 10,7 à 12,8 kWh(PCS)/Nm³ en zone gaz H et de 9,5 à 10,5 kWh(PCS)/Nm³ en zone gaz B (Hauts-de-France et frontière belge). Le second est une correction de pression, de température et d'altitude : à altitude élevée, la pression atmosphérique baisse, le gaz est moins dense et un même m³ relevé contient moins d'énergie.

  • Ordre de grandeur usuel : environ 11,2 kWh/m³ en zone gaz H, qui couvre l'essentiel du territoire, et 10,1 kWh/m³ en zone gaz B ;
  • Exemple : 850 m³ relevés dans une commune au coefficient 11,2 donnent 850 × 11,2 = 9 520 kWh PCS facturés. Rapporté au PCI — la chaleur réellement utilisable dans une chaudière non condensante — cela ne représente que 9 520 / 1,11 ≈ 8 577 kWh utiles ;
  • Le coefficient de votre commune se lit sur le site de GRDF à partir du code postal, avec les valeurs minimale et maximale observées sur l'année écoulée. C'est cette valeur, et non une moyenne nationale, qu'il faut retenir pour vérifier une facture.

Méthode de calcul détaillée

1

De la quantité saisie à la masse

Toute saisie est d'abord ramenée à une masse de combustible : directement pour les kg, via la masse volumique du liquide pour les litres de GPL (m = Vliq × ρliq), via le pouvoir calorifique pour les kWh (m = E / PC), via le volume massique pour les m³ de gaz.

2

Volume de la phase gazeuse

Pour les GPL, le volume occupé par la vapeur à pression atmosphérique se déduit de la loi des gaz parfaits :

Volume massique de la phase gazeuse

v =
R × TP₀ × M

v : volume massique du gaz (m³/kg) · R = 8,314 J/(mol·K) · T : température de référence (273,15 K en Nm³, 288,15 K à 15 °C) · P₀ = 101 325 Pa · M : masse molaire (44,1 g/mol propane, 58,12 g/mol butane)

On retrouve ainsi le repère bien connu des installateurs : 1 kg de propane ≈ 0,54 m³ de gaz à 15 °C. Pour le gaz naturel, dont la composition varie, l'outil part de la masse volumique normalisée du réseau (0,78 kg/Nm³ pour le type H) et applique la dilatation isobare V15 = V0 × 288,15 / 273,15 ≈ V0 × 1,055.

3

Énergie et équivalences

Énergie transportée et combustible équivalent

E = m × PCI·Vₖₛ =
EPCIₖₛ

E : énergie (kWh) · m : masse (kg) · PCI : pouvoir calorifique inférieur massique du combustible saisi (kWh/kg) · PCIᵥ : pouvoir calorifique volumique du combustible équivalent (kWh/m³ aux conditions choisies)

La quantité équivalente de chaque combustible est celle qui libère la même énergie E.

Caractéristiques des combustibles utilisées par l'outil

Valeurs typiques des gaz commerciaux distribués en France, exprimées en conditions normales (0 °C, 1 013 mbar). La densité est le rapport de la masse volumique du gaz à celle de l'air : au-dessus de 1, le gaz s'accumule au sol en cas de fuite. L'indice de Wobbe (PCS volumique divisé par la racine de la densité) gouverne le débit calorifique traversant un injecteur — c'est lui qui décide si deux gaz sont interchangeables sur un même appareil.

CombustiblePCIPCSPCI volumiqueρ gaz (0 °C)ρ liquide (15 °C)Densité / airIndice de Wobbe
Gaz naturel H (réseau)10,1 kWh/m³(n)11,2 kWh/m³(n)10,1 kWh/m³(n)0,78 kg/m³0,6014,4 kWh/m³(n)
Gaz naturel B (Hauts-de-France)9,1 kWh/m³(n)10,1 kWh/m³(n)9,1 kWh/m³(n)0,83 kg/m³0,6412,6 kWh/m³(n)
Propane commercial12,78 kWh/kg13,89 kWh/kg25,1 kWh/m³(n)1,97 kg/m³510 kg/m³1,5222,1 kWh/m³(n)
Butane commercial12,66 kWh/kg13,72 kWh/kg32,8 kWh/m³(n)2,59 kg/m³578 kg/m³2,0125,1 kWh/m³(n)
Mélange propane/butane 50-5012,72 kWh/kg13,81 kWh/kg28,4 kWh/m³(n)2,24 kg/m³542 kg/m³1,7323,5 kWh/m³(n)

Nm³ ou m³ standard : pourquoi la température compte

Un volume de gaz n'a de sens qu'accompagné de ses conditions de référence : à pression constante, le même kilogramme de gaz occupe 5,5 % de volume en plus à 15 °C qu'à 0 °C. La documentation réseau et les normes raisonnent en m³ normaux (Nm³, 0 °C), tandis que la pratique de chantier et de nombreux catalogues utilisent des m³ « standard » à 15 °C. D'où deux repères pour le propane : 1 kg ≈ 0,51 Nm³ ≈ 0,54 m³ à 15 °C. Les équivalences énergétiques entre combustibles, elles, ne dépendent pas de cette convention : l'énergie d'un kilogramme est la même quel que soit le volume qu'il occupe.

Repères pratiques à retenir

  • 1 kg de propane = 12,8 kWh PCI ≈ 0,54 m³ de gaz (15 °C) ≈ 1,96 L de liquide ≈ 1,27 m³(n) de gaz naturel H
  • 1 m³(n) de gaz naturel H = 10,1 kWh PCI (11,2 kWh PCS facturés) ≈ 0,79 kg de propane
  • 1 bouteille de 13 kg de butane ≈ 165 kWh PCI ≈ 5,0 m³(n) de butane gazeux ≈ 16,3 m³(n) de gaz naturel
  • 1 tonne de propane en citerne ≈ 12 780 kWh PCI ≈ 1 961 L de liquide ≈ 1 265 m³(n) de gaz naturel
  • 1 L de propane liquide ≈ 0,51 kg ≈ 6,5 kWh PCI — la liquéfaction divise le volume par ≈ 273

Passer du GPL au gaz naturel (ou l'inverse) : ce que la conversion implique

L'équivalence énergétique ne suffit pas à rendre les appareils interchangeables. Gaz naturel et GPL diffèrent par leur indice de Wobbe — environ 14,4 kWh/m³(n) pour le gaz naturel H contre 22,1 pour le propane, soit un rapport de 1,5 — et par leur pression de distribution : 20 mbar pour le gaz naturel, 28-30 mbar pour le butane, 37 mbar pour le propane en détente finale. Raccorder un appareil réglé gaz naturel sur du propane sans adaptation multiplierait donc le débit calorifique par environ 1,5 : surpuissance dangereuse, flammes jaunes, production de monoxyde de carbone. La conversion impose de changer les injecteurs (kit du fabricant), de régler le bloc gaz et le ralenti, puis de contrôler la combustion — opérations réservées à un professionnel qualifié. Côté réseau, le raccordement au gaz naturel et le dimensionnement de la tuyauterie se vérifient avec notre outil de dimensionnement de tuyauterie gaz, et la conversion d'un débit gaz entre unités avec le convertisseur de débits de gaz.

Comment ce calcul est vérifié

Le moteur de cet outil est couvert par une suite de 33 tests automatisés construite sur des références externes, et non sur ses propres sorties.

  • Gaz de réseau comparés au portail technique de GRDF. Les PCS retenus — 11,2 kWh/m³(n) en gaz H, 10,1 en gaz B — tombent dans les plages publiées par Cegibat (10,7 à 12,8 et 9,5 à 10,5 kWh(PCS)/Nm³), et le rapport PCS/PCI de 1,11 annoncé pour tous les gaz naturels distribués en France est retrouvé à 0,1 % près sur les deux gaz.
  • Loi des gaz parfaits réécrite indépendamment du moteur. Le volume massique v = R·T/(P₀·M) est recalculé dans le test à partir des seules masses molaires et de la constante des gaz CODATA, aux deux conditions de référence ; le rapport des volumes entre 15 °C et 0 °C vaut exactement 288,15/273,15, et les énergies massiques restent, elles, indépendantes de la convention retenue.
  • Aller-retour sur toutes les unités, et robustesse aux saisies dégradées. Kilogrammes, litres, m³, kWh PCI, kWh PCS et MJ sont convertis puis relus pour les cinq combustibles et les deux conventions de volume : la quantité de départ est restituée à la précision machine. Un champ vide, un texte, une valeur négative ou un prix nul font renoncer l'outil, qui n'affiche jamais de NaN ni de zéro trompeur.

Références

  • Cegibat (GRDF) — « Régulation des variations de caractéristiques du gaz sur des procédés industriels ». Source des plages de PCS des gaz H et B distribués en France, du rapport PCS/PCI de 1,11 et de la teneur minimale en méthane. Cite la NF EN 437 (2018) comme norme européenne classant les gaz combustibles en familles et groupes d'après leur indice de Wobbe.
  • GRDF — Coefficient de conversion par commune. Service officiel donnant, par code postal, le coefficient de conversion appliqué aux m³ relevés ainsi que ses valeurs extrêmes sur l'année écoulée. C'est la seule référence valable pour vérifier une facture.
  • Connaissance des Énergies — fiche pédagogique « Gaz de pétrole liquéfiés (GPL) : butane, propane et carburant », mise à jour du 24 mai 2024. Source de comparaison pour les pouvoirs calorifiques volumiques des GPL, les taux de détente liquide/gaz, les températures de vaporisation (−42 °C pour le propane, −0,5 °C pour le butane) et les pressions de stockage.
  • France Gaz Liquides — organisation professionnelle de la filière butane, propane et biogaz liquides (ex-CFBP), pour le contexte réglementaire et la distribution.

Questions fréquentes

Une bouteille de butane de 13 kg libère environ 5,0 m³ de gaz en conditions normales (0 °C), soit 5,3 m³ à 15 °C. Une bouteille de propane de 13 kg en libère davantage — environ 6,6 m³(n), soit 7,0 m³ à 15 °C — parce que la molécule de propane est plus légère : un kilogramme occupe plus de volume une fois vaporisé. Attention à ne pas confondre ce volume gazeux avec le volume liquide contenu dans la bouteille, qui n'est que de 22,5 litres pour le butane et 25,5 litres pour le propane.

La question a deux réponses, et c'est la source de la plupart des confusions. En litres de liquide — ce que la bouteille contient réellement — 13 kg de butane occupent 22,5 litres et 13 kg de propane 25,5 litres, le propane étant moins dense à l'état liquide (510 kg/m³ contre 578). En litres de gaz, une fois détendu à la pression atmosphérique, on passe à environ 5 300 litres pour le butane et 7 000 litres pour le propane à 15 °C. C'est tout l'intérêt de la liquéfaction : elle divise le volume par 235 pour le butane et par 273 pour le propane.

À 15 °C, 1 litre de propane liquide pèse 0,510 kg, 1 litre de butane liquide 0,578 kg, et 1 litre d'un mélange 50-50 environ 0,542 kg. Un litre de GPL pèse donc à peu près la moitié d'un litre d'eau. Ces masses volumiques diminuent quand la température monte : un même volume livré pèse moins en été qu'en hiver, ce qui explique que les livraisons en citerne se comptent au kilogramme ou à la tonne, et non au litre.

À énergie PCI égale, 1 kg de propane (12,78 kWh PCI) équivaut à environ 1,27 m³(n) de gaz naturel type H (10,1 kWh PCI par m³ normal). Sur la base du PCS, qui sert à la facturation, le rapport est très proche : 13,89 / 11,2 ≈ 1,24 m³(n). Retenez l'ordre de grandeur pratique : 1 kg de propane ≈ 1,25 m³ de gaz naturel. Dans l'autre sens, 1 m³(n) de gaz naturel H correspond à 0,79 kg de propane.

Multipliez les m³ relevés au compteur par le coefficient de conversion de votre commune : kWh facturés = m³ consommés × coefficient. Ce coefficient est publié par GRDF commune par commune et vaut typiquement 11,2 kWh/m³ en zone gaz H, 10,1 kWh/m³ en zone gaz B (Hauts-de-France et frontière belge). Il combine le pouvoir calorifique supérieur du gaz effectivement livré et une correction de pression, température et altitude : deux communes voisines n'ont donc pas exactement le même coefficient, et il est réactualisé au fil de l'année.

La combustion d'un gaz produit de la vapeur d'eau. Le pouvoir calorifique supérieur (PCS) compte la chaleur totale, récupération de la chaleur latente de condensation incluse ; le pouvoir calorifique inférieur (PCI) exclut cette chaleur latente, perdue avec les fumées dans un appareil classique. Le rapport PCS/PCI vaut 1,11 pour tous les gaz naturels distribués en France, et environ 1,09 pour les GPL — l'écart est d'autant plus marqué que le combustible est riche en hydrogène. Seule une chaudière à condensation récupère une partie de cet écart, ce qui explique ses rendements « supérieurs à 100 % » exprimés sur PCI.

Non, pas sans adaptation. Les deux gaz diffèrent par leur indice de Wobbe — environ 14,4 kWh/m³(n) pour le gaz naturel H contre 22,1 pour le propane, soit un rapport de 1,5 — ainsi que par leur pression d'alimentation (20 mbar pour le gaz naturel, 28-30 mbar pour le butane, 37 mbar pour le propane en détente finale). À injecteur identique, le débit calorifique serait donc multiplié par environ 1,5 : surpuissance, flammes jaunes, production de monoxyde de carbone. Le passage de l'un à l'autre impose de remplacer les injecteurs par ceux prévus par le fabricant (kit de conversion), de régler le bloc gaz et de vérifier la combustion — opération à confier à un professionnel qualifié PG.

Au kWh utile, le propane est généralement plus cher que le gaz naturel de réseau, mais l'écart varie fortement selon les contrats. Pour comparer objectivement, ramenez les deux énergies au même dénominateur : le prix du propane en €/kg divisé par 12,78 kWh PCI/kg, face au prix du kWh PCS de gaz naturel multiplié par 1,11 (rapport PCS/PCI). N'oubliez pas d'intégrer l'abonnement réseau d'un côté et la location ou l'entretien de citerne de l'autre. Le module de comparaison de l'outil fait ce calcul automatiquement.